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Chronique

Le séisme déontologique antimarocain des médias parisiens

Les médias du monde entier ont fait montre de compassion et souvent d’objectivité à la suite du séisme qui a frappé le Maroc et dont la magnitude fut inégalée depuis un siècle.

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Les médias espagnols, anglo-saxons, notamment britanniques et américains, italiens, portugais, arabes, israéliens, africains, asiatiques, etc. se sont interdits à toute polémique politique, observant une attitude digne de la douleur des Marocains.

Ce ne fut et ce n’est toujours point le cas des grands médias français, principalement parisiens, qui, dans leur grande majorité, ont joint la sempiternelle condescendance que l’on sait à une indécence à maints égards exécrable.

Ainsi, au lieu de rendre compte objectivement des dévastations apocalyptiques, du courage des forces et des bénévoles dépêchés sur place dès les premières heures du séisme et, surtout, de l’extraordinaire élan de solidarité de l’ensemble des Marocains avec leurs compatriotes sinistrés, ces grands médias au passé si glorieux, et qui vieillissent si lamentablement, se sont attelés à chercher des «angles d’attaque» non seulement lâches, mais sans le moindre intérêt même pour leurs propres lecteurs. «Après l’effroi, la sidération et l’élan de solidarité général, l’attitude des autorités marocaines est au centre de toutes les attentions et fait l’objet de nombreuses polémiques. En cause ? Un gouvernement silencieux et désincarné semblant vivre dans l’ombre du roi Mohammed VI», écrit «Libération». «Le Monde» va plus loin dans l’«inapproprisme» opportunément jumelé à l’insolence. Après une référence, totalement étrangère au contexte, à son hôtel particulier parisien, on y écrit : «Le roi Mohammed VI était en France, au moment du séisme qui a frappé son pays, vendredi 8 septembre au soir (…).

La catastrophe l’a donc saisi loin de chez lui et tout le Maroc a paru flotter, pendant quelques heures, face à la tragédie». Dans ce sinistre registre de la radioactivité sémantique, la «palme de radium» revient à France24 qui a choisi depuis belle lurette de montrer du zèle dans l’application des «instructions» de ses maîtres du quai-d’orsiens et donc élyséens. Même dans sa misérable revue de presse, cette chaîne s’est déchaînée contre le Maroc et son Souverain en titrant «Face à la catastrophe, l’inaction et le silence de Mohammed VI». Plus vulgaire et plus mensonger, même les ignares d’Alger n’en sont pas capables !
De là à affirmer qu’il s’agirait d’une véritable campagne dûment orchestrée contre le Royaume, il n’y a qu’un pas que des dizaines – sinon des centaines – de milliers de Marocains n’ont guère hésité à franchir, comme l’attestent les réseaux sociaux du pays. «Les médias français (surtout ce qu’on appelle la presse parisienne) me donnent des nausées de plus en plus violentes (…)

Un peu de retenue, sinon de pudeur, serait de circonstance», écrit notre confrère Abdelghani Dadès. «L’heure n’est pas à la polémique. Foutez-nous la paix et laissez-nous bosser ! Jusqu’à preuve du contraire, nous n’avons rien demandé à personne», écrit l’urbano-anthropologue Ahmed Hamid Chitachni. «Comment expliquer qu’un État qui n’a même pas mis des bavettes à la disposition de sa population pendant la crise du Covid veuille nous sauver avec autant d’insistance? Comme dirait Nabila : Non mais allô quoi !», écrit le Pr Hassan Chraïbi. Ces trois propos qui sont publiés sur les comptes Facebook de leurs auteurs traduisent largement le sentiment général au Maroc quant à la posture franchement nauséabonde des principaux médias français. Je m’abstiens de rapporter ici les propos carrément insultants et d’ailleurs souvent coléreux du Marocain lambda. Pour ces médias parisiens où s’illustrent les pisseurs d’encre au service de la cosmogonie ethnocentriste, le Maroc n’a aucun droit de s’émanciper et a fortiori battre les bastions de la Françafrique là où celle-ci pillait goulûment les richesses du sol et du sous-sol africains.

La maestria dont le Royaume fit preuve dès l’apparition du Covid-19 a été difficilement pardonnée, face à une France macronienne qui a été la risée du monde entier tout au long de l’évolution de la pandémie. «Cherchons donc n’importe quel autre alibi pour contrer l’insolence de nos anciens «indigènes»!», semblèrent dire alors les recalés du G7.
En vérité, tout soupçon de complotisme mis à part, il est difficile d’isoler cette équipée médiatique antimarocaine et éminemment parisiano-parisienne de ce qui s’apparente à une sérieuse et longue brouille entre le Souverain qui est en train de booster son pays vers l’émergence et l’hôte actuel de l’Élysée qui tremblote à chaque éternuement des Caporaux d’Alger. «La plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu’elle a», dit fort opportunément le dicton français. En effet, quand on a accompli «l’exploit» de faire chasser la France du continent noir, le forfait d’aller vociférer un piteux ultimatum aux Libanais pour un nullissime résultat, le caricatural déplacement auprès de Poutine pour y recevoir une raclée diplomatique, la coupable destruction de l’axe franco-allemand sans compter la grave fissuration de l’Union européenne, l’irresponsable prouesse de briser simultanément l’entente franco-arabe et la concorde franco-israélienne, on se doit de raser les murs jusqu’au terme de son mandat… si second ! Reconnaissons tout de même à ce «prince du déclin» le fait qu’il ne fait, depuis déjà quelques mois, pas autre chose que raser les murs de Brégançon et ceux de La Lanterne du Château de Versailles. Les médias parisiens qui «cassent du bougnoule» marocain sur leurs pages et antennes depuis deux ou trois ans, à tout propos et tous azimuts, ne tarderont point à plonger dans la honte lorsque le système macronien déguerpira. Le peuple marocain retrouvera alors chaleureusement la France qu’il sait admirer et qui sait le respecter !