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Archives LVE 1996 : Avenue Royale, 1.500 ménages à reloger à partir de 1997
Il y a 30 ans, les 1.500 familles de l’ex-médina concernées par le programme de relogement, après l’édification de la Mosquée Hassan II, ont été installées à l’été 1997. Le coût de la seconde tranche variait entre 250 et 300 MDH.
Contrairement à ce qui était prévu, les 1.500 familles de l’ancienne médina ne seront pas relogées cet été.
La Société nationale d’aménagement communal (Sonadac), chargée du relogement des foyers touchés par l’aménagement de l’Avenue Royale, vient tout juste de lancer les travaux de viabilisation d’un terrain de 60 hectares, dont 25 hectares sont destinés aux 2.500 logements qui devront abriter les 1.500 foyers dans la commune de Lissasfa.
Les travaux de construction débuteront dans deux semaines.
Le programme de relogement nécessite une enveloppe budgétaire variant entre 250 et 300 MDH. Pour la première tranche de l’opération de relogement, qui avait concerné 500 familles, la Sonadac avait acquis 500 appartements à Sidi Moumen auprès de la société Attacharouk.
Cette fois, pour la deuxième phase, elle opte pour la construction des logements nécessaires : «Le choix est fait pour deux raisons: la non-disponibilité du nombre suffisant de logements et la spécificité des familles à reloger. Nous voulons leur offrir des appartements en fonction du nombre d’enfants et de la situation familiale», déclare Mustapha Bakkoury, directeur financier à la Sonadac.
On prévoit la construction d’appartements de 2 à 4 pièces ainsi que des studios pour célibataires et veufs sans enfants.
L’appel d’offres pour les travaux de construction sera lancé dans les prochains jours. Quinze sociétés dont cinq étrangères présélectionnées en avril dernier soumissionneront.
La participation des entreprises étrangères se fera en association avec des sociétés nationales. Les travaux de construction devront durer 14 mois. «En principe, si tous les délais sont respectés, les appartements seront prêts en juillet 1997», explique Bakkoury. Le relogement de 1.500 familles se fera alors immédiatement.
L’acquisition des logements se fera à un coût symbolique, soit 50.000 DH.
La Sonadac prend en charge les 2/3 du prix et le tiers restant est payé par la famille relogée, qui bénéficie d’un prêt contracté auprès du CIH. Il s’agit d’un crédit HBM accordé à un taux de 8% et remboursable sur une durée de 20 ans.
Les mensualités varient entre 200 et 400 DH. Locataires et propriétaires bénéficient de ce mode préférentiel de financement.
Cependant, on précise que des propriétaires bénéficieront, en plus du logement, d’une indemnisation. Cela concerne les propriétaires habitant leurs maisons. Ce qui exclut les propriétaires qui ont loué leurs habitations.
Pour ceux-là, seule l’indemnisation est prévue. L’indemnisation, fixée suite à une expertise, est en fonction de la superficie de l’habitation.
Les 1.500 familles disposent d’un délai d’une année pour constituer leurs dossiers et le paiement des logements.
La Sonadac s’engage à verser l’indemnisation au moment de la destruction des anciennes habitations.
Avant le relogement, elle procèdera à une réactualisation de l’enquête socioéconomique effectuée en 1989 et qui concernait les 2.143 familles à reloger. «Cette réactualisation est nécessaire.
Elle permettra de vérifier s’il y a eu des déménagements ou des décès depuis 1989», souligne Bakkoury.
La Sonadac
• La Société nationale d’aménagement communal a été créée en 1991.
• Objet : Étude et réalisation de toutes opérations d’aménagement, de rénovation ou de restructuration urbaine.
• Elle réalisera l’aménagement de l’Avenue Royale.
• Capital : 185 MDH. Une augmentation de 134,5 MDH est en cours. Ce qui portera le capital à 319,5 MDH.
• Effectif : 36 personnes.
A. BELOUAS
