Pouvoirs
Gouvernement : Les nouveaux venus en action (2/4)
Ils ont été 14 à intégrer le gouvernement en octobre dernier. Certains ont déjà trouvé leurs marques et apportent leur touche, d’autres se font encore discrets. Zoom sur Naima Ben Yahya, Azzeddine El Midaoui et Lahcen Essaadi.
Naima Ben Yahya
Ministre de la Solidarité, de l’insertion sociale et de la famille
Les priorités fixées
Dès son arrivée, elle a dévoilé les grandes lignes de son action axée sur une mobilisation des acteurs sociaux, une amélioration de l’impact des programmes sur le citoyen et un suivi rigoureux. Trois chantiers sont inscrits sur sa feuille de route. D’abord, la restructuration de l’Agence du développement social qui passe par la tenue d’un conseil d’administration, la désignation pour la redéfinition des missions de cette structure. Et puis, il y a la révision de la loi n° 103.13 relative à la lutte contre la violence à l’égard des femmes, mais aussi l’élaboration d’un guide de référence pour la gestion des services à destination de ces victimes. Enfin, la ministre s’attèle à la mise en œuvre du deuxième Programme national de mise en œuvre de la politique publique intégrée de protection de l’enfance et l’amélioration de la situation et des conditions de vie des personnes en situation de handicap.
Là il est question de renforcer le cadre juridique et le développement du réseau de protection et de prise en charge de l’enfance ainsi que l’élaboration d’un nouveau système d’évaluation du handicap et de délivrance de cartes.
Azzeddine El Midaoui
Ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’Innovation
Accélérer la cadence du travail
En arrivant au gouvernement, il n’a pas eu le temps de respirer, encore moins d’éplucher la pile de dossiers auxquels il devait s’attaquer. En fait, il y avait une «grosse» priorité : débloquer la situation dans les facultés de médecine. La passation de pouvoirs ayant eu lieu le 24 octobre, la bonne nouvelle tombera le 7 novembre. C’est donc tout heureux qu’il aille le dire au Parlement. Il ne pouvait mieux commencer avant de devoir s’occuper d’autres dossiers. Le 12 décembre, il rencontre les présidents des universités pour décliner sa démarche et les lignes directrices de ce qu’il entend entreprendre pour «accélérer» la cadence du travail qu’il voulait inscrire dans «la continuité».
Dans la foulée, il prendra en main deux autres problématiques, à savoir le règlement de l’épineuse question des bourses, en travaillant sur la «diversification des ressources», mais aussi l’augmentation des capacités d’accueil des cités universitaires. Aussi, le département s’active sur le front de l’accélération de la cadence en matière de l’équivalence des diplômes.
Lahcen Essaadi
Secrétaire d’État chargé de l’Artisanat et de l’économie sociale et solidaire
À l’écoute des artisans
Le nouveau secrétaire d’État chargé de l’Artisanat et de l’économie sociale et solidaire a commencé par mener une tournée à travers le pays. Objectif : rencontrer les artisans et dresser un état des lieux en vue de restructurer le secteur et le moderniser. Son département penche sur la mise en œuvre de la loi 50.17, synonyme de reconnaissance officielle du statut des artisans affiliés aux coopératives et aux entreprises artisanales et de généralisation de l’affiliation à la CNSS. Au-delà des ressources humaines, la modernisation touchera aussi le volet qualité des produits artisanaux et leur compétitivité.
Parmi les mesures prises : l’instauration d’un label spécifique pour certifier l’authenticité des produits marocains et une stratégie de promotion aussi bien au niveau local qu’à l’international. Pour soutenir ce secteur, levier d’insertion socioéconomique, il est prévu la création d’un écosystème favorable au développement des coopératives. La dynamisation du secteur passe aussi, selon Lahcen Saadi, par le renforcement des compétences des artisans et l’accès facilité aux financements.
