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Diplomatie

Jean-Charles Damblin : «Nous faisons du marketing territorial en faveur des régions du Sud»

La Chambre française du commerce et de l’industrie du Maroc (CFCIM) est impliquée dans le développement de parcs industriels dans les trois régions du Sud. Le DG nous en dit plus.

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Jean-Charles Damblin, fin connaisseur de l’environnement des affaires au Maroc, a d’abord été directeur général adjoint de la CFCIM. Depuis 3ans, il est à la tête de la direction générale de la même structure. La CFCIM a, à son actif, plusieurs actions et réalisations dans les régions du sud du Maroc.

Cela fait plusieurs années que la CFCIM est active dans les régions du sud du Royaume. Pouvez-vous revenir sur les réalisations majeures de votre entité dans les provinces du Sud ?
Les premières actions de la CFCIM remontent à 2017 sous la présidence de Philippe-Edern-Klein, avec notamment l’ouverture d’une délégation à Laâyoune et l’organisation d’un important forum économique.

Cet évènement a permis d’accompagner une centaine d’entreprises. En 2019, une délégation régionale de la CFCIM a vu le jour à Dakhla, ville dans laquelle un forum économique ayant rassemblé près de 150 entreprises s’est tenu. En janvier 2024, la délégation régionale de Guelmim a ouvert ses portes.

La CFCIM est réputée pour son expertise dans le domaine du développement des parcs industriels alignés sur les meilleurs standards. Dans ce sens, quels sont les projets dans lesquels votre structure est impliquée, à ce jour, dans ces régions ?
Généralement, le développement des parcs industriels se fait à travers des conventions conclues avec des partenaires, dont les collectivités territoriales. La CFCIM accompagne les régions pour l’implémentation de leurs schémas directeurs et la mise en place de parcs industriels.
C’est à ce titre que la CFCIM est impliquée dans le développement du parc industriel d’El Marsa de Laâyoune, ceux de la région Dakhla-Oued Ed-Dahab, notamment à Bir Gandouz et à Guerguarat et celui d’El Ouatia dans la région Guelmim-Oued Noun.
Il convient aussi d’indiquer qu’outre la gestion de ces parcs industriels, la CFCIM s’emploiera prochainement à y attirer des entreprises, puisque des avancées notables ont été réalisées en termes de construction.

À côté de cela, nous faisons aussi auprès des entreprises françaises du marketing territorial en faveur des régions du Sud, connues pour leur grand potentiel en termes d’économie bleue et d’énergies renouvelables.
Cela consiste à suggérer aux opérateurs français de s’implanter dans ces régions dès lors qu’ils évoluent par exemple dans les secteurs de la pêche, les énergies renouvelables et la décarbonation maritime.

Concrètement, la CFCIM a accompagné récemment une entreprise française à s’installer à Dakhla.
Ceci dit, nous avons aussi tendance à conseiller aux entreprises françaises évoluant dans les secteurs de l’automobile et de l’aéronautique, par exemple, de s’installer dans les régions dotées d’écosystèmes performants pour ces activités, en l’occurrence Casablanca-Settat, Tanger-Tétouan-Al Hoceima et Rabat-Salé-Kénitra.

Selon vous, les régions du Sud peuvent-elles constituer de réels bastions de croissance pour les entreprises françaises intéressées par le Maroc ?
La réponse est clairement oui. Le grand potentiel de développement de ces régions sera libéré avec la concrétisation de l’Initiative royale pour l’Atlantique visant à consolider la sécurité, la stabilité et la prospérité partagée au niveau des 23 États africains atlantiques et à favoriser l’accès des pays du Sahel à l’océan Atlantique.

Le port Dakhla Atlantique, en cours de construction, contribuera à l’atteinte de ces objectifs. En somme, nous croyons aux perspectives de développement des régions du Sud, raison pour laquelle nous recommandons aux entreprises de s’y implanter.