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Agadir : Le cinéma Salam bientôt pôle culturel

Le chantier de réhabilitation du cinéma Salam entre dans une phase concrète. L’édifice rescapé du séisme de 1960 doit devenir un pôle culturel polyvalent. Au-delà du patrimoine, Agadir mise aussi sur la revitalisation de son centre-ville.

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À Agadir, la réhabilitation du cinéma Salam franchit une nouvelle étape. Le wali de la région Souss-Massa, Saaïd Amzazi, accompagné des responsables de la SDL Grand Agadir pour le transport et les déplacements urbains, du cabinet d’architecture Sophia Imbert, de l’entreprise chargée des travaux et des services de la wilaya, s’est rendu sur le chantier de cet édifice emblématique, rescapé du séisme de 1960 et appelé à retrouver une nouvelle vocation au cœur de la ville.

Le projet dépasse la simple remise à niveau d’un ancien bâtiment. Avec un budget de plus de 22 millions de dirhams, l’ambition est de transformer le Salam en pôle culturel polyvalent. Le programme prévoit l’aménagement intérieur de l’édifice, mais aussi le traitement de ses abords extérieurs. À terme, c’est-à-dire d’ici la fin 2026, le site devra accueillir une salle de projection de 317 places, des espaces de création, des loges, des ateliers, une salle d’archives, des locaux administratifs, une régie, ainsi qu’un café littéraire.

Pour Agadir, l’enjeu est à la fois patrimonial et urbain. Le cinéma Salam n’est pas un bâtiment comme les autres. Édifié dans les années 1950, il appartient à la mémoire collective de la ville. Sa résistance au séisme lui a donné un statut singulier dans l’histoire locale, avant que les années d’abandon et la pression immobilière ne fragilisent son avenir. Sa sauvegarde doit beaucoup à la mobilisation d’acteurs associatifs et culturels, puis à son inscription à l’inventaire du patrimoine architectural. Le tournant décisif est venu avec sa donation à la commune, qui a ouvert la voie à sa requalification.

Cette opération s’inscrit dans une vision plus large de la transformation dont a fait l’objet le centre-ville. L’idée est de renforcer un cœur de ville où culture, commerce et mobilité se soutiennent mutuellement. Dans cette perspective, le Salam n’a pas vocation à être seulement restauré. Il doit redevenir un lieu vivant, capable de générer de la fréquentation, d’allonger le temps de présence en centre-ville et de créer une nouvelle dynamique autour des activités culturelles.

Le vrai défi viendra ensuite. Car un équipement culturel ne se juge pas uniquement à la qualité de sa réhabilitation, mais aussi à sa capacité à trouver un rythme, un public et une programmation. Pour Agadir, la renaissance du cinéma Salam peut devenir bien plus qu’un chantier patrimonial : un signal fort sur la manière dont la ville cherche aujourd’hui à faire de son héritage un levier d’attractivité et de vitalité urbaine.