Chronique
Manus AI, l’agent intelligent qui en fait encore plus
Sa puissance, Manus AI la tire de son architecture. Il fonctionne à l’aide de multiples agents spécialisés autonomes qui agissent en équipe pour proposer des réponses plus rapides et plus pertinentes.
Il ne se passe plus une semaine sans l’apparition de nouveaux outils technologiques animés par l’intelligence artificielle.
Ils prolifèrent dans l’enfer de la concurrence entre des start-up qui rivalisent d’ingéniosité pour décrocher le gros lot.
Mais dans cette jungle de systèmes informatiques, rares sont les logiciels qui parviennent à frapper les esprits de manière systématique. Même s’il fait figure d’ancêtre, ChatGPT avait été le premier à provoquer un véritable séisme dans le monde très feutré de la Silicon Valley.
C’était il y a moins de trois ans, et pourtant, cela paraît une éternité.
Depuis, les solutions dopées par les grands modèles de langage se sont multipliées, jusqu’à nous en faire perdre notre latin et ne plus savoir à quelle intelligence se vouer. Malgré cette effervescence, le soufflé de la ferveur commençait ces derniers temps à retomber, jusqu’au réveil de l’Empire du Milieu.
Au début de l’année, DeepSeek a tapé dans le mille et fait très mal, en remettant en cause les positions bien fragiles de géants de la tech aux pieds d’argile.
En proposant des performances aussi avancées à des coûts bien plus limités, l’IA chinoise a complètement bouleversé le marché.
À peine quelques semaines après, voilà qu’une nouvelle révolution semble émerger. Celle des agents intelligents. Le premier du genre s’appelle Manus AI.
Son nom provient de l’expression latine «mens et manus», qui signifie «l’esprit et la main», soit l’alliance de la connaissance et de l’action. Fondé par la start-up Butterfly Effect, il vient d’être dévoilé dans une vidéo sur YouTube devenue instantanément virale.
Son cofondateur, Yichao Ji, y annonce la naissance du «prochain paradigme de la collaboration entre l’humain et la machine».
Il prédit ainsi l’avènement de l’intelligence artificielle générale, une IA en mesure d’effectuer certaines tâches aussi bien qu’un être humain.
Manus AI serait en effet capable, en quelques mots, de réaliser des opérations complexes de bout en bout, comme le fait de vous conseiller des investissements boursiers, d’acquérir un bien immobilier selon vos propres critères ou encore d’analyser des CV pour vous proposer les meilleurs profils.
Autrement dit, cette IA ne se limite pas à vous soumettre des propositions ou à répondre à des questions. Pour l’heure, cet agent chinois n’est accessible que sur invitation, ce qui n’empêche pas Manus AI de susciter un profond engouement, avec près de 200.000 heureux élus.
Ces opportunités futures ouvrent d’ores et déjà de nouveaux horizons jusque-là inexplorés. Dans le même temps, elles soulèvent également des interrogations auxquelles nous n’avions pas encore été confrontés.
Sa puissance, Manus AI la tire de son architecture. Il fonctionne à l’aide de multiples agents spécialisés autonomes qui agissent en équipe pour proposer des réponses plus rapides et plus pertinentes.
Cela lui permet d’afficher des performances bien supérieures aux modèles actuels.
Il est ainsi capable de corriger tout seul des erreurs liées à son propre fonctionnement.
D’ailleurs, au fameux test GAIA auquel sont soumises les IA pour juger leurs performances, Manus AI a obtenu des résultats bien supérieurs à la moyenne.
Il a répondu sans trop de difficultés aux 466 questions, plus ou moins simples, qui sont plus adaptées aux personnes qu’aux outils numériques.
Néanmoins, sur sa copie figurent certaines imprécisions et autres inexactitudes.
Des erreurs qui ne le rendent que plus humain après tout.
