Au Royaume
Etudes en médecine: Et si c’était le dénouement ?
L’espoir est permis d’entrevoir le bout de tunnel de la crise qui secoue les facultés de médecine depuis plus d’une dizaine de mois. L’année universitaire 2023-2024 pourrait être sauvée. « Les choses sont en train de se dénouer », nous dit le doyen de la Faculté de médecine d’Agadir, en attendant le vote des étudiants ce mercredi 6 novembre, sur les dernières propositions du ministère.
La durée de formation dans les facultés de médecine, de pharmacie et de médecine dentaire ne sera réduite que pour les promotions ayant débuté leur cursus avant le 23 mars 2023, soit la date de publication du décret ministériel dans le BO.
Du coup, c’est la baisse de tension dans lesdites facultés. Vendredi, 1er novembre, la commission nationale des étudiants de médecine, en pharmacie et en médecine dentaire a décidé de « suspendre » toutes les formes de protestation qu’elle menait depuis plus de dix mois pratiquement une année. Et celles qu’elle prévoyait.
En effet, à l’issue d’une réunion que les membres de ladite Commission ont eue avec le nouveau ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, Azzedine El Midaoui, et son collègue de la Santé, Amine Tahraoui, se sont dits satisfaits de l’échange qu’ils ont et qu’ils ont jugé « positif et constructif ». Suite à cela, ladite commission a eu une autre rencontre, vendredi 1er novembre, avec le Médiateur du Royaume, qui a pris sur lui de mener une médiation pour trouver un terrain d’entente entre les étudiants et le département de tutelle, qu’ils ont qualifiée de « fructueuse ». Une décision qui vient «rompre» avec le bras de fer qui a opposé les étudiants aux anciens ministres de l’enseignement supérieur et celui de la santé.
Selon ces étudiants, le département d’El Midaoui s’est engagé à lever toutes les sanctions qui ont été prononcées à l’encontre des meneurs de la fronde, au nom des étudiants, ainsi que celle relative à la dissolution des bureaux des étudiants. Aussi, selon certaines sources, le département de l’Enseignement supérieur aurait annoncé que la réforme concernant la durée des études, devant passer de sept à six années, n’aurait pas d’effet rétroactif. La nouvelle offre devra faire l’objet de vote par les assemblées générales prévues ce mercredi 6 novembre.
Or, selon le « ton » qui prévaut, selon nos sources, tout porte à croire que l’apaisement sera de retour dans les facultés de médecine. Si cela se confirme, El Midaoui aurait réussi, pour un premier test en tant que ministre, là où son prédécesseur, Abdellatif Miraoui, a échoué pendant plus de dix mois. Dans la même veine, le département de tutelle a exprimé son engagement d’honorer les issues des dialogues précédents, dont la révision à la hausse des bourses.
Mais, ce n’est pas fini. En effet, cette même Commission devait présenter la nouvelle offre aux étudiants lors des assemblées générales, programmée pour ce mardi 5 novembre en après-midi. Les étudiants devant, par la suite et en présentiel dans les facultés, procéder au vote, comme nous le confirme le Doyen, Pr. Chraïbi de la faculté de médecine d’Agadir.
Dans la foulée, les parents des étudiants entrent en scène « en exhortant » les futurs médecins à répondre favorablement à cette offre. L’objectif de tous et de tout un chacun étant de sauver l’année universitaire 2023-2024. Verdict ce mercredi.
