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Enseignement, la réforme en marche

N’en déplaise à ses détracteurs, l’Exécutif avance, sereinement, dans la mise en œuvre de la feuille de route 2022-2026. Le chef du gouvernement vient de faire le point devant les députés.

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Réformer le secteur de l’enseignement n’est pas une affaire de posture, mais une vision claire, avec un horizon qui l’est autant, doublés d’une mise en œuvre efficiente. C’est en ces termes qu’on peut résumer la démarche de l’actuel gouvernement. Le chef de l’Exécutif, Aziz Akhannouch, en a décliné, lundi 5 février, devant les membres de la première Chambre du Parlement, les lignes et les acquis engrangés en deux années. Des indicateurs, chiffres à l’appui, qui en disent long sur le travail abattu, malgré un lourd héritage cumulé, notamment au cours des deux derniers mandats gouvernementaux, lorsque le parti de la lampe était aux manettes.

Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que la réforme du système de l’enseignement, comme les autres secteurs sociaux, figure au fronton des priorités de l’action gouvernementale, telle que déclinée dans son programme. Une réforme qui n’a rien de vertical, mais inscrite dans une démarche de concertations avec tous les partenaires concernés, notamment avec les centrales syndicales que le chef du gouvernement considère comme des partenaires. Aziz Akhannouch a d’ailleurs tenu à rappeler, lors de cette séance mensuelle, les différentes mesures prises en vue d’aller de l’avant dans le cadre de la feuille de route 2022-2026. Et ce, en mettant en avant que toute réforme ne pourrait atteindre les objectifs escomptés sans une amélioration du statut et des conditions de travail des cadres de l’enseignement. L’augmentation conséquente des salaires des corps de l’Éducation nationale en est l’une des démonstrations, mais pas que ! En effet, relèvera Aziz Akhannouch, l’offre en établissements scolaires s’est renforcée. Ainsi, rien que sur l’année scolaire 2022-2023, ce sont 237 établissements, dont 65% dans le monde rural, qui sont sortis de terre, portant l’ensemble des établissements publics à 12.198 au titre de l’année scolaire 2023-2024, dont 6.795 en milieu rural. Soit une répartition quasiment équitable entre les villes et les campagnes qui vont dans le sens de l’équité spatiale prônée et actée.

Chantiers ouverts…
Toujours est-il, il ne s’agit là que d’une réponse infrastructurelle à une demande croissante. Un autre aspect, et non des moindres, renvoie à la centralité de l’élément humain, porteur de la réforme voulue, que le chef du gouvernement ne cesse de réitérer. Et le statut unifié, fruit d’un long processus d’un dialogue approfondi avec les syndicats les plus représentatifs, en livre l’illustration. Un dialogue aussi qui a abouti au règlement de plusieurs dossiers en suspens depuis des lustres. Qui plus est répond aux revendications des femmes et des hommes de l’Éducation nationale et tourne, une bonne fois pour toutes, «la page de la contractualisation».

Sur un tout autre registre, on retiendra le chantier de la généralisation du préscolaire dont la réalisation va en s’accélérant. Avec l’objectif de parvenir, à l’horizon 2026, à inscrire 90% des enfants. D’ores et déjà, pas moins de 4.400 classes dédiées ont été créées pour l’année scolaire en cours, et 6.000 éducateurs ont été recrutés, contre 5.000 l’an dernier. Ce qui porte, valeur aujourd’hui, à 80% le taux de scolarisation au préscolaire.

Les écoles communautaires ne sont pas en reste. En effet, dans le cadre de la lutte contre le décrochage scolaire, l’Exécutif est mobilisé sur le front de l’élargissement de ce modèle porteur. C’est dans ce sens qu’il a procédé au regroupement des écoles satellites en milieu rural. Le chef du gouvernement a, d’ailleurs, mis en exergue l’importance de ces écoles dans la réduction des taux de déperdition scolaire, particulièrement chez les filles du monde rural. Dans les faits, 308 écoles communautaires ont été mises sur pied courant 2022-2023, contre 226 au cours de l’année scolaire précédente.

Le modèle des «Écoles pionnières», dont le déploiement vient de commencer, est tout autant important dans la feuille de route. Avec, pour le démarrage, 628 écoles primaires publiques, autant dans le milieu urbain, semi-urbain et rural, ce sont 322.000 élèves qui sont bénéficiaires et quelque 10.700 enseignants sont mobilisés, encadrés par158 inspecteurs pédagogiques. Progressivement, le projet sera étendu à la majorité des établissements du primaire à hauteur de 2.000 par an.

Or, tout cela participe de cet objectif ultime qui consiste à redonner ses lettres de noblesse à l’école publique, à travers l’amélioration des apprentissages de tous les enfants, en assurant leur droit à un enseignement équitable.


Recadrage

Respectant les engagements pris dans le cadre du programme gouvernemental, l’Exécutif est dans la phase de l’action. Vis-à-vis des partenaires sociaux, il interagit en répondant à leurs doléances. Vis-à-vis des enfants et leurs parents, il agit pour asseoir les fondements d’une école de qualité. Plus encore, le corps de l’Éducation nationale a passé «dix années sans rien voir venir», alors qu’il vient de voir une révision à la hausse des salaires, sans précédent, en faveur de toutes les catégories. De quoi les motiver pour s’inscrire, pleinement, dans la dynamique de la réforme enclenchée. Et si certains députés versent dans la «critique», il leur reconnaît ce droit, tout en nuançant qu’il serait injuste de ne pas reconnaître les efforts consentis. Et contrairement à ce que certains avancent, l’Exécutif dit ne pas travailler sous pression, mais dans la concertation. C’est la démarche adoptée dès son entrée en action. Assumant ses «responsabilités», il traduit ses promesses en actes concrets.