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Créances en souffrance : IFC et EOS préparent un véhicule de 60 millions d’euros au Maroc

L’IFC envisage de s’associer au groupe allemand EOS pour mettre en place au Maroc une facilité de 60 millions d’euros dédiée au rachat et à la gestion de créances en souffrance. Cette opération intervient alors que le pays avance sur l’encadrement de la cession de ces créances

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La Société financière internationale (IFC) envisage, avec le groupe allemand EOS, la mise en place au Maroc d’un véhicule de 60 millions d’euros, dédié au rachat de créances en souffrance détenues par les institutions financières.

Il ciblera aussi bien les prêts aux particuliers que ceux accordés aux PME et aux entreprises, ainsi que certains actifs immobiliers. IFC et EOS pourraient y apporter jusqu’à 30 millions d’euros chacun. Le projet, encore en attente d’approbation, doit être examiné par le conseil d’administration de l’IFC le 15 octobre 2026.

EOS est un groupe allemand spécialisé dans l’acquisition et la gestion de portefeuilles de créances, notamment de créances impayées et non performantes. Fort de plus de 50 ans d’expérience et faisant partie du groupe allemand Otto, il emploie plus de 6.000 personnes et opère dans plus de 20 pays. Ses principaux secteurs d’intervention sont la banque, l’immobilier, les télécommunications, l’énergie et l’e-commerce.

L’opération intervient alors que le traitement des créances douteuses constitue toujours un enjeu important pour le secteur bancaire marocain. À fin 2025, leur encours a augmenté de 5% en 2025 pour atteindre 102,3 milliards de dirhams. Leur taux dans l’encours total des crédits s’est toutefois légèrement amélioré, autour de 8,2%, contre 8,4% en 2024

Le Maroc travaille parallèlement à l’organisation d’un marché secondaire de ces actifs. Un projet de loi relatif à la cession directe des créances en souffrance prévoit notamment d’autoriser leur acquisition par des tiers. Pour l’IFC, la future facilité doit permettre aux établissements financiers de céder une partie de leurs créances en souffrance, de libérer du capital et de le réallouer à de nouveaux financements.