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Fiscalité : Younes Idrissi Kaitouni défend un levier de souveraineté et de confiance
Le directeur général de la DGI a rappelé que le Maroc a engagé un vaste chantier de modernisation de son système fiscal, dont les bases ont été posées lors des Assises nationales sur la fiscalité de 2019.
La fiscalité constitue à la fois un instrument de souveraineté et un pacte de confiance entre l’État et le citoyen. C’est le message porté mercredi à Rabat par le directeur général des Impôts, Younes Idrissi Kaitouni, à l’ouverture du 11e Symposium fiscal africain du Centre d’études sur la fiscalité africaine (CSAT) de l’IBFD.
«Au Maroc, nous sommes convaincus que la réforme fiscale ne peut être réduite à une simple question de rendement budgétaire. La fiscalité est un instrument de souveraineté, un levier d’équité fiscale, un facteur de compétitivité, mais également un pacte de confiance entre l’État et le citoyen», a-t-il déclaré.
Le responsable a rappelé que le Maroc a engagé un vaste chantier de modernisation de son système fiscal, dont les bases ont été posées lors des Assises nationales sur la fiscalité de 2019.
La loi-cadre 69-19 a ainsi ouvert la voie à une refonte profonde du système fiscal national, aujourd’hui traduite par «une réforme structurée, consolidée et porteuse de résultats tangibles».
Idrissi Kaitouni a également mis en avant les avancées réalisées en matière de numérisation des procédures, d’amélioration du service au contribuable, de sécurisation juridique et de renforcement de la conformité volontaire. «Nous avons également placé le règlement des différends fiscaux au cœur de nos priorités», a-t-il souligné.
Évoquant les mutations de la fiscalité mondiale, notamment la taxation de l’économie numérique et l’instauration de l’impôt minimum mondial, il a estimé que l’Afrique devait renforcer sa présence dans les débats internationaux.
Il a plaidé pour davantage de coopération entre administrations fiscales africaines, une montée en compétences des experts du continent et l’émergence d’une pensée fiscale africaine conciliant standards internationaux et réalités locales.
«L’avenir de l’Afrique dépendra largement de sa capacité à financer elle-même ses infrastructures, ses services publics, son éducation, sa santé et sa transition économique», a affirmé le directeur général des Impôts, estimant que cet objectif passe par des systèmes fiscaux performants, équitables et adaptés aux transformations économiques en cours.
Organisé pour la première fois dans un pays d’Afrique du Nord, en partenariat avec la Direction générale des impôts (DGI), le Symposium réunit durant trois jours des experts autour de plusieurs thématiques, dont la fiscalité des services transfrontaliers, les prix de transfert, les conventions fiscales et l’administration fiscale à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle.
