SUIVEZ-NOUS

Influences

Droits de l’homme : À Genève, le Maroc appelle à renforcer l’impact de l’EPU

À l’approche du cinquième cycle de l’Examen périodique universel, le Maroc a réuni jeudi à Genève des représentants d’États, d’organisations internationales et de la société civile. Au centre des échanges : la mise en œuvre des recommandations et leurs effets concrets sur le terrain.

Publié le

Le Maroc a organisé, jeudi 24 septembre au Palais des Nations à Genève, une rencontre consacrée à l’avenir de l’Examen périodique universel (EPU). Tenue en marge de la 63e session du Conseil des droits de l’homme, elle a été préparée avec le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme et l’organisation UPR Info.

L’EPU, mécanisme par lequel les États examinent périodiquement leurs situations respectives en matière de droits de l’homme, approche de son cinquième cycle. La rencontre de Genève visait à dresser le bilan de son fonctionnement et à réfléchir aux moyens de rendre ses recommandations plus efficaces.

Dans son intervention, l’ambassadeur Omar Zniber, représentant permanent du Maroc à Genève, a inscrit ces discussions dans la continuité de la retraite internationale organisée les 5 et 6 juin à Rabat. Celle-ci avait réuni des représentants gouvernementaux, des organisations internationales, de la société civile et des experts autour des résultats de l’EPU et des améliorations à envisager.

Selon la dépêche de la MAP, l’ambassadeur a insisté sur une priorité : faire en sorte que les recommandations débouchent sur des lois, des politiques publiques et des réformes institutionnelles capables d’améliorer effectivement l’exercice des droits. Il a également plaidé pour des recommandations plus précises et mesurables.

Leur application suppose, a-t-il souligné, une mobilisation au-delà des seules délégations présentes à Genève. Ministères, parlements, autorités locales, institutions nationales des droits de l’homme et organisations de la société civile ont chacun un rôle à jouer dans le suivi des engagements.

Omar Zniber a aussi évoqué l’utilité des mécanismes nationaux de suivi, de l’assistance technique et des échanges entre pays. Des outils numériques pourraient faciliter le suivi des recommandations, à condition que leur utilisation soit transparente et inclusive.

Les conclusions de la retraite de Rabat restent ouvertes à la discussion. La rencontre de Genève avait précisément pour objectif de les soumettre à un dialogue plus large avant le cinquième cycle de l’EPU. Parmi les intervenants figuraient notamment le président du Conseil des droits de l’homme, Sidharto Reza Suryodipuro, ainsi que des représentants du HCDH, d’UPR Info et de plusieurs missions permanentes.