Affaires
Confidences à un collègue que je pensais être un ami !
Je suis manager d’une petite équipe et nous sommes comme une petite famille ! Dernièrement, j’ai fait une confidence assez délicate à un collaborateur (que je pensais être un ami) et je découvre qu’il s’en sert pour me dénigrer auprès de l’équipe !
Votre soi-disant atout est en réalité votre talon d’Achille ! Trop d’émotionnel tue la performance et ne permet pas de travailler d’autres leviers plus rationnels de motivation. De plus, lorsque vous vous confiez à un collaborateur sur un aspect privé de votre vie ou pire sur un problème de travail : «Tout ce que vous direz pourra être utilisé contre vous dans le futur».
Aussi, plutôt que de chercher à fédérer à travers «l’intimité amicale» et tout autre levier «personnel», vous devez revoir votre stratégie et vous concentrer sur les leviers de motivation professionnels: les évaluations équitables, l’aide à la progression de carrière, le coaching ou la délégation de responsabilités motivantes.
Votre position en tant que manager ne vous permet pas la familiarité ou certaines confidences. C’est vrai que cela peut être tentant parfois, d’autant que nous passons beaucoup de temps avec nos collègues, mais ne tombez pas dans ce piège ! Car, par la suite, comment faire un feedback négatif à une personne qui nous a écouté nous épancher sur nos problèmes à la maison ? Comment imposer une décision quand une heure avant nous avons critiqué l’entreprise autour d’un café avec la même personne ?
WHY ME ?
Cette mésaventure doit vous servir d’apprentissage, car plutôt que de dire «pourquoi ça m’arrive à moi», je vous conseille de vous dire «qu’est-ce que je peux apprendre de cet évènement ?». Et les apprentissages sont nombreux ! La réelle raison qui réunit des personnes au travail c’est le… travail JUSTEMENT !
Penser que l’amitié sera plus forte (même si cela peut arriver dans de rares cas précieux) est une erreur. La personne qui devra choisir entre amitié et intérêt professionnel optera pour le second, car il en va de sa survie et de la raison d’être de sa présence à vos côtés à cet instant-là.
Restez professionnel jusqu’au bout sans pour autant vous transformer subitement en machine déshumanisée bien sûr. En tout, il s’agit de trouver un juste-milieu et accepter cette «solitude» du manager qui est loin d’être une idée reçue, voilà vos objectifs pour les prochains mois.
À vous de jouer !
