Partis
Législatives 2026 : Au cœur de la campagne du RNI
Le parti de la Colombe n’a pas attendu l’ouverture officielle de la campagne électorale pour entretenir un lien étroit avec les citoyens, mais, durant cette phase déterminante, ses dirigeants redoublent d’efforts et intensifient leur présence sur le terrain. Instantanés d’une semaine de campagne aux côtés de la première force politique du pays.
Le Rassemblement national des indépendants s’est imposé, durant cette dernière décennie, comme la formation la mieux structurée de l’échiquier politique national.
Le parti a effectivement connu, sous la présidence d’Aziz Akhannouch, entamée en 2016, une transformation profonde qui l’a hissé, à l’issue du scrutin de 2021, au rang de première force politique du Royaume avec plus d’une centaine de sièges à la Chambre des représentants.
Cette dynamique, le RNI entend la prolonger en 2026, sous la conduite de son nouveau président, Mohamed Chaouki, auquel Aziz Akhannouch a récemment transmis le flambeau au terme d’une transition inédite au sommet d’un parti politique marocain.
Depuis une décennie, les activités partisanes du RNI rythment sans discontinuer le champ politique national. Tournées régionales, ateliers dans les provinces, visites de terrain, rencontres de communication : les dirigeants de la formation sillonnent en permanence les quatre coins du Royaume afin de demeurer en contact étroit avec les militants et sympathisants.
Aussi, lorsqu’il s’est agi de sonner la mobilisation générale avec le coup d’envoi de la campagne, la machine Rniste n’a eu aucune peine à se mettre en ordre de marche, portée notamment par l’engagement sans relâche d’Aziz Akhannouch – véritable artisan de la métamorphose du parti – qui ne ménage pas ses efforts pour accompagner son successeur à la tête de la formation. Carnet de campagne.
Démonstration de force pour le démarrage
Pour sa première sortie de campagne, le 10 septembre, Aziz Akhannouch a tenu à apporter son soutien aux deux candidats du RNI à Rabat, Taha El Joumani et Aladdine El Bahraoui.
Le président sortant a appelé les militants à se mobiliser massivement en faveur des deux candidats, insistant sur la dynamique et la solidité du parti, et s’est dit confiant quant à leur réussite, forte de l’engagement de la base militante sur le terrain.
Cette assise allait se manifester avec éclat quelques heures plus tard à Médiouna, où le tout premier grand meeting du parti a rassemblé des milliers de militants venus accueillir l’ensemble des dirigeants.
Au programme : présentation des candidats de la région Casablanca-Settat et discours politique résolument offensif, mettant à nu les fausses promesses des adversaires, prompts à s’approprier politiquement de grands chantiers d’initiative royale.
Le président du RNI, Mohamed Chaouki, y a exposé un programme «réaliste et réalisable», fruit d’«années d’écoute des citoyens», en opposition implicite aux approches jugées plus populistes des formations rivales.
«Nous, après cinq ans, nous ne nous en cachons pas. Nous nous présentons la tête haute, devant les citoyens, fiers de nos réalisations», ont répété en chœur les dirigeants du parti, plus que jamais résolus à consolider leur statut de première force politique du pays.
Un week-end mené tambour battant
À Essaouira comme à Chichaoua, la direction du RNI s’est déployée avec vigueur pour soutenir ses candidats le premier week-end de campagne.
À Meskala, dans la province d’Essaouira, un accueil populaire particulièrement chaleureux a été réservé à Aziz Akhannouch, entouré de plusieurs membres du bureau politique. «Ce qui confère aujourd’hui sa crédibilité au RNI, c’est le respect des engagements pris envers les citoyens lors des élections de 2021.
Ce que nous avons dit vouloir faire en 2021, nous l’avons réalisé», a déclaré le chef du gouvernement, qui n’a pas manqué d’énumérer plusieurs projets structurants menés dans la province, dont l’impact est aujourd’hui tangible pour une population venue en nombre assister à ce rassemblement électoral.
Un scénario similaire s’est joué dans la province de Chichaoua, où les figures de proue du parti ont, une fois encore, privilégié une logique d’action plutôt que des promesses fantaisistes ou des invectives stériles.
Aziz Akhannouch n’a d’ailleurs pas hésité à citer en exemple le parlementaire sortant de la province, membre d’un parti de la majorité, resté discret durant l’essentiel de son mandat avant de ressurgir, à la veille du scrutin, pour proférer allégations et contrevérités.
«Il ferait mieux de s’inspirer de la bonne gouvernance de la ville d’Agadir, sous la conduite d’Aziz Akhannouch, plutôt que de raconter des inepties», a renchéri Karim Zidane.
Le RNI sort l’artillerie lourde
La tournée des hauts dirigeants du RNI s’est poursuivie à Azilal, en début de semaine, où Aziz Akhannouch, le président Chaouki et les membres du bureau politique ont, une nouvelle fois, été accueillis chaleureusement.
Cette étape aura été marquée par l’intervention offensive de Rachid Talbi Alami, déterminé à décourager toute sous-estimation de son parti.
Sur un ton résolument combatif, il a affirmé que le RNI entendait peser pleinement dans la compétition électorale et compter l’emporter «dans la transparence», invitant ses détracteurs à «attendre le 23 septembre pour mesurer la réalité du rapport de force».
Les prises de parole se sont enchaînées pour mettre en exergue le bilan gouvernemental, détailler le programme du parti – placé sous le signe de la «Dignité et des opportunités pour tous» – et inviter les électeurs à juger les formations politiques sur leur capacité à concrétiser leurs engagements plutôt que sur la seule rhétorique de leurs promesses.
«Le plus important dans les stratégies, c’est la mise en œuvre», a insisté Aziz Akhannouch, confiant dans la capacité de sa formation à arriver en tête. «Nous serons un parti victorieux le 23 septembre, si Dieu le veut», a ajouté l’ancien président du parti.
Et la campagne se poursuit
Dans l’attente du jour du scrutin, le RNI devrait poursuivre sa tournée à travers de nouvelles étapes, notamment à Agadir, fief d’Aziz Akhannouch, où, comme dans plusieurs autres villes du Royaume, une cérémonie de présentation des candidats s’est déjà tenue le week-end précédent.
Partout où il passe, le RNI tient un discours cohérent, étayé par un ensemble de réalisations concrètes – qu’elles relèvent de l’échelon local ou national –, qui nourrit la confiance de ses dirigeants quant à la capacité de la formation à mettre en œuvre son programme.
Loin de se laisser déstabiliser, le parti de la Colombe réplique à ses adversaires non pas en leur renvoyant leurs invectives, mais en démontant méthodiquement leurs contrevérités et leurs promesses jugées irréalistes.
L’attitude, en somme, d’un parti qui aborde l’échéance du 23 septembre avec la sérénité de ceux qui méritent de gagner…
