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Vidéo. Le GST de Fès-Meknès incarne la vision royale de la réforme de la santé

Pour le chef du gouvernement, le lancement des activités du GST dans la région de Fès-Meknès marque l’entrée de la réforme du système de santé dans une nouvelle phase : celle de la mise en œuvre régionale effective.

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Dans la région de Fès-Meknès, une étape jugée décisive vient d’être franchie avec la mise en place du groupe de santé territorial. Une initiative qui dépasse largement le cadre institutionnel et s’inscrit dans la dynamique globale de réforme du système de santé, désormais engagée dans une phase de mise en œuvre régionale plus concrète et plus opérationnelle.

Une ambition qui place la santé, la dignité et la sécurité sociale au cœur de la vision de l’État social.

Dans ce contexte, le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a rappelé que « la réussite de la réforme du système de santé ne se mesure pas uniquement à l’aune des infrastructures ou des budgets mobilisés, mais à la capacité réelle d’améliorer l’expérience du citoyen ». Une logique qui met en avant des indicateurs concrets : proximité des soins, fluidité des parcours et équité d’accès.

Grande région à forte identité démographique, universitaire et sanitaire, Fès-Meknès concentre néanmoins d’importantes disparités entre les grands pôles urbains comme Fès et Meknès, et plusieurs provinces rurales ou montagneuses encore confrontées à des difficultés d’accès aux soins.

Pour les autorités, le GST doit justement répondre à cette fragmentation. L’objectif est clair : passer d’un ensemble d’établissements dispersés à un système de santé unifié, organisé et coordonné.

Dans cette optique, le Chef du gouvernement a insisté sur « la nécessité de garantir l’égalité d’accès aux services de santé, indépendamment du lieu de résidence », soulignant que la réforme vise avant tout à réduire les inégalités territoriales.

Repenser le parcours du patient

Au cœur de la réforme figure la restructuration du parcours de soins. Du centre de santé de proximité vers l’hôpital provincial, puis vers les structures régionales ou universitaires en cas de besoin, le chemin du patient doit devenir plus fluide, plus lisible et surtout plus rapide.

La région dispose aujourd’hui d’un Centre hospitalier universitaire en pleine transformation, appelé à jouer un rôle central. Véritable pôle d’expertise, de formation et de recherche, il est considéré comme un levier stratégique pour structurer l’ensemble de l’écosystème sanitaire régional.

« Le CHU doit être un moteur de performance et de diffusion des compétences vers l’ensemble des établissements de santé », a affirmé le Chef du gouvernement, en insistant sur l’importance d’un effet d’entraînement au bénéfice de toute la région.

Mais l’ambition ne se limite pas au seul CHU. L’ensemble du système doit être intégré : hôpitaux provinciaux, centres de soins primaires, réseaux de proximité et ressources humaines. Le tout dans un cadre de gouvernance unifiée, fondée sur la donnée, la transparence et l’évaluation des résultats.

Le groupe de santé territorial est ainsi appelé à devenir une véritable instance de pilotage stratégique, capable d’identifier les dysfonctionnements, de corriger les déséquilibres et d’optimiser l’allocation des ressources.

Dans ce sens, Aziz Akhannouch a souligné que « la gouvernance publique ne prend son sens que lorsqu’elle produit des effets mesurables dans la vie quotidienne des citoyens ».

De l’investissement à l’impact réel

Au-delà de l’élargissement de l’offre de soins, le véritable défi réside dans la transformation qualitative du système. Investir ne suffit pas si les services ne suivent pas. Construire ne suffit pas si les délais restent longs. Gouverner ne suffit pas si les résultats ne sont pas visibles.

Cette approche traduit une volonté de recentrer la réforme sur son impact réel, en plaçant le citoyen au cœur du dispositif.

Le Chef du gouvernement a ainsi résumé cette philosophie en rappelant que « l’efficacité des politiques publiques se juge à la simplicité du parcours du citoyen et à la rapidité de sa prise en charge ».