Pouvoirs
Financement, barrages et climat : Le plaidoyer de Bentayeb pour une politique de l’eau durable
Le député du RNI, Lhoucine Bentayeb, a salué les avancées réalisées par l’Exécutif dans la mise en œuvre de la stratégie nationale de l’eau et la lutte contre la désertification, là où, selon lui, «les gouvernements précédents avaient échoué».
«Une stratégie nationale de l’eau est en vigueur depuis 2008 ou 2009», a-t-il rappelé, soulignant que les réserves mobilisées par le gouvernement actuel représentent déjà la moitié de la capacité totale des barrages existants. Et d’ajouter : «Imaginez l’impact si l’on avait construit, en parallèle, des barrages de petite taille, des ouvrages anti-inondations et des réservoirs majeurs : les récentes pluies auraient permis un stockage bien plus substantiel».
Lhoucine Bentayeb a également réagi aux critiques visant le recours à l’emprunt pour financer les infrastructures hydriques. «On nous exhorte à éviter l’endettement, arguant qu’il n’est pas nécessaire pour couvrir les salaires ou les investissements. Pourtant, les institutions financières et bailleurs de fonds n’accordent désormais de prêts qu’à des projets d’investissement, jamais pour les rémunérations», a-t-il observé.
Selon lui, ces prêts «s’alignent pleinement sur les programmes engagés» et participent d’une stratégie cohérente face aux défis climatiques. Le député a rappelé que les alertes sur le changement climatique précédaient de loin les catastrophes des années 1980 et 1990, mais n’avaient pas toujours provoqué les réactions nécessaires.
Évoquant le plan Maroc Vert, il a souligné son rôle déterminant dans la lutte contre la désertification. Ce programme «a imposé des techniques modernes, comme l’irrigation goutte à goutte, pour freiner son avancée», a-t-il précisé, avant de se féliciter des résultats obtenus : «Les régions du Sud produisent aujourd’hui abondamment de denrées essentielles. Ces investissements ont transformé l’agriculture d’un secteur traditionnel en un pilier moderne de notre économie».
