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Maroc–Brésil 2026: Lecture de Salaheddine Bassir, 28 ans après le choc au Mondial 98

Entre souvenirs du passé, notamment la confrontation de 1998, et confiance actuelle portée par les récents exploits marocains, cette affiche s’annonce comme un véritable test face à une référence mondiale du football.

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À mesure que se rapproche le très attendu choc entre le Maroc et le Brésil en Coupe du monde 2026, l’enthousiasme monte chez les supporters marocains. Forts du parcours historique réalisé au Qatar en 2022, les fans des Lions de l’Atlas espèrent voir leur sélection confirmer son statut parmi les grandes nations du football mondial face à l’un des adversaires les plus prestigieux de la planète.

Cette affiche n’a toutefois pas la même résonance pour tous. Pour les anciens internationaux de la génération 1998, elle ravive le souvenir d’un précédent duel face à la Seleção lors du Mondial français. Battus 3-0 à l’époque, ces joueurs observent aujourd’hui cette nouvelle confrontation avec un regard particulier, près de trente ans après leur face-à-face avec les Brésiliens.

Si les acteurs ont changé et que le contexte est radicalement différent, cette rencontre reste gravée dans la mémoire collective du football marocain. Entre-temps, les Lions de l’Atlas ont franchi plusieurs paliers et abordent désormais ce rendez-vous avec des ambitions bien plus élevées, convaincus de pouvoir tenir tête aux meilleures sélections du monde.

Parmi ceux qui suivront attentivement ce match figure Salaheddine Bassir. Auteur d’un doublé mémorable contre l’Écosse lors du Mondial 1998 et membre de l’équipe qui avait affronté le Brésil à Nantes, l’ancien attaquant estime que la sélection nationale possède aujourd’hui les arguments nécessaires pour rivaliser avec la formation sud-américaine.

Dans une déclaration à la MAP, il a souligné que la confiance, la maîtrise émotionnelle et la concentration seront des éléments déterminants pour espérer décrocher un résultat positif face à un adversaire de cette envergure.

Selon lui, le Brésil reste une référence mondiale, doté d’un réservoir de talents exceptionnel. Toutefois, la sélection auriverde traverse actuellement une phase de transition caractérisée par l’émergence d’une nouvelle génération et un renouvellement progressif de son effectif.

L’ancien international considère ainsi que le Brésil de 2026 n’a plus tout à fait le même visage que celui affronté par le Maroc en 1998. Une évolution qui ne remet nullement en cause la qualité de la Seleção, mais qui impose aux Lions de l’Atlas de faire preuve d’une discipline tactique irréprochable et d’une vigilance constante.

Pour Salaheddine Bassir, l’écart qui séparait autrefois les deux nations s’est considérablement réduit. « Les niveaux se sont beaucoup rapprochés. Aujourd’hui, le Maroc occupe la septième place au classement mondial de la FIFA, juste derrière le Brésil, sixième. Cela témoigne du chemin parcouru par le football marocain et de la place qu’il occupe désormais sur la scène internationale », a-t-il affirmé.

Selon Bassir, l’ensemble des Marocains fonde de grands espoirs sur cette génération de joueurs qui allie jeunesse et expérience, au regard de ses qualités techniques et du vécu accumulé par plusieurs éléments dans les plus grands championnats européens et internationaux.

Il a ajouté que le tirage au sort a placé le Maroc dans un groupe relevé aux côtés du Brésil, de l’Écosse et d’Haïti, mais que les Lions de l’Atlas possèdent les ressources nécessaires pour réaliser de bonnes performances et décrocher une qualification au tour suivant.

L’ancien attaquant a également souligné que plusieurs joueurs de l’effectif actuel disposent d’une solide expérience des grandes compétitions et que certains participeront à une deuxième, voire une troisième Coupe du Monde, ce qui confère davantage de maturité au groupe et une meilleure capacité à gérer la pression des rendez-vous décisifs.

Concernant l’Écosse, il a estimé que la rencontre s’annonce difficile et disputée, compte tenu de la qualité de ses joueurs évoluant dans les meilleurs championnats européens. Il a considéré qu’un résultat positif lors de ce match pourrait constituer une étape déterminante vers une qualification pour le deuxième tour.

À propos d’Haïti, Bassir a indiqué qu’il aurait préféré que cette rencontre ouvre le parcours du Maroc dans le tournoi, tout en précisant que cela ne signifie nullement une sous-estimation de l’adversaire.

Il a expliqué que la sélection haïtienne joue un football moderne et dispose d’un potentiel offensif intéressant. Il a rappelé qu’elle s’était qualifiée pour le Mondial en terminant en tête de son groupe et qu’elle avait réalisé de bonnes prestations lors de ses matches de préparation, notamment avec une large victoire (4-0) contre la Nouvelle-Zélande.

Salaheddine Bassir demeure l’une des figures marquantes de l’histoire des participations marocaines à la Coupe du Monde. Lors du Mondial 1998 en France, il s’était illustré en inscrivant deux buts lors de la victoire historique du Maroc face à l’Écosse (3-0), un match resté gravé dans la mémoire des supporters marocains.