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Diplomatie

Un Marocain président de la Knesset au Parlement

Amir Ohana, deuxième personnage de l’État d’Israël a effectué au Maroc la première visite d’un responsable de son rang dans un pays musulman. Événement riche en symboles.

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Une double «première». Au moment où Amir Ohana se rendait, pour la première fois pour un président de la Knesset, à Rabat, pour une visite officielle, des soldats de la Brigade Golani, unité d’élite de l’armée israélienne, participaient, également pour la première fois, à la 19e édition de l’African Lion. Les deux événements font partie d’une longue liste de «premières», comme celle d’un ministre de Défense israélien ou d’un chef d’état-major de l’armée dans un pays de la région, relevée depuis la signature de l’accord tripartite Maroc-USA-Israël, en décembre 2020.

«Il n’y a presque aucun domaine dans lequel on ne travaille pas ensemble», a écrit, en ce sens, le président de la Knesset, dans une tribune publiée dans deux médias marocains. Le législateur en chef de l’État hébreu a souligné, au passage, que le rétablissement des relations avec Israël a ouvert la voie aux Israéliens pour visiter le Maroc, devenu une destination touristique très prisée, y compris pour le tourisme cultuel. Lors d’une conférence de presse organisée à Rabat, le chef de liaison israélienne au Maroc a insisté sur le fait qu’«il y a une coopération de défense très profonde. (…) de très grandes transactions sont en cours entre Israël et le Maroc dans des domaines très importants de coopération de défense».

Défilé des officiels
Shai Cohen, le nouveau chef de la légation diplomatique israélienne au Maroc, a affirmé qu’il existe une «coopération profonde» avec le Maroc dans le domaine de la défense qui «se développe» et qu’elle suppose «un autre reflet des relations profondes et des intérêts entre les deux pays». En parlant cette fois des relations diplomatiques, le chef de la légation a annoncé le retour, vers la fin du mois, de l’ancien chef du bureau David Govrin pour achever son mandat à la tête du bureau. Il cédera ensuite le poste à une personnalité politique, membre du parti Shas, probablement d’origine marocaine, dans le cadre d’un accord politique lors de la formation du gouvernement Netanyahou, relève la presse israélienne.

D’après l’agenda de la visite officielle annoncée par la Knesset, Amir Ohana se rendra à la première Chambre et rencontrer son homologue Rachid Talbi Alami. Occasion d’annoncer, de manière officielle, le groupe parlementaire d’amitié Maroc-Israël, présidé du côté marocain par Nordine Elhrouchi, député UC de Tétouan. Amir Ohana avait, de même, affirmé qu’il aurait des entretiens avec d’autres responsables marocains, sans plus de précisions. Son séjour au Maroc prévoit en outre la signature d’un mémorandum d’entente portant sur la coopération parlementaire.

Cela dit, après Miri Regev, ministre des Transports, Tzachi Henegbi, le conseiller de la sécurité nationale, et Amir Ohana, c’est le titulaire du département de la Santé et de l’Intérieur Moshe Arbel qui est annoncé au Maroc dans les jours à venir. Au risque de ressasser une évidence, en ces deux dernières années, les relations entre les deux pays ont suivi une tendance exponentielle dans divers domaines. Des ressortissants marocains, à l’image d’Amir Ohana, y ont contribué à une grande échelle. Les Juifs marocains, rappelle ce dernier, «constituent l’une des communautés les plus importantes et les plus magnifiques». Au fil des ans, précise-t-il, les Juifs marocains se sont intégrés dans tous les domaines: sécurité, économie, science et culture. De nombreux expatriés marocains ont été élus par le public israélien à des postes de responsabilité : membres du Parlement, ministres et, maintenant, pour la première fois, au poste de président de la Knesset.