Territoires
Des programmes pour les territoires et dans la concertation
Le processus d’élaboration de la nouvelle génération de programmes de développement territorial intégré bat son plein dans toutes les régions du Royaume. L’approche est participative et ascendante.
Ces dernières semaines auront été marquées par le lancement effectif du processus de concertations relatif à l’élaboration de la nouvelle génération de programmes de développement territorial intégré.
Et ce, sous la houlette des walis et des gouverneurs et avec la participation de tous les intervenants, dont les corps élus, les académiciens et autres acteurs de la société civile ou encore des opérateurs économiques au niveau des territoires.
Sur fond d’une «démarche participative et inclusive», l’idée était de donner «la parole» aux intervenants pour qu’ils expriment leurs attentes et leurs besoins. Une dynamique, faut-il le rappeler, qui concerne 75 provinces sur tout le territoire marocain.
Maintenant, si les rencontres élargies avaient un caractère général, d’autres rencontres restreintes, dans «un format ateliers», ont suivi au niveau des préfectures, voire au niveau des entités territoriales afin de mieux peaufiner la démarche. L’objectif étant de mieux cerner les problématiques et de déboucher sur des propositions réalisables devant se traduire en projets.
D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que le sujet a été abordé, de manière assez soulignée, par le ministre de l’Intérieur lors de la présentation du budget sectoriel de son département.
Début novembre, devant les membres de la Commission de l’Intérieur, des collectivités territoriales, de l’habitat et de la politique de la ville relevant de la Chambre des représentants, Abdelouafi Laftit avait rappelé le déclenchement de ce processus, marqué par la circulaire adressée, en août dernier, aux walis et aux gouverneurs en vue de déterminer le modus operandi et les garanties à même de réussir le chantier de la nouvelle génération de Programmes de développement territorial intégré (PDTI).
Suite à cela, walis et gouverneurs passent à l’acte pour l’élaboration desdits programmes à l’échelle des territoires, et ce, en parfaite coordination avec tous les intervenants territoriaux.
Des prises de parole publique pour mieux cerner les attentes
L’objectif étant que tous les intervenants puissent s’approprier la méthodologie de travail adoptée ayant pour socle «une approche participative, intégrée et orientée résultats». À noter que dans cette dynamique, relèvera Laftit, une troisième étape devra être consacrée à l’élaboration d’un guide méthodologique pour encadrer l’action sur le terrain, mais aussi la constitution de task forces dédiées et des comités de pilotage au niveau des provinces et des régions.
Ceux-ci auront pour mission l’élaboration, le suivi et l’évaluation des processus de mise en œuvre des programmes arrêtés et validés. Ce processus est également marqué par le lancement de diagnostics territoriaux approfondis, qui consistent en la collecte des données qui seront soumises à l’analyse.
Tout en tenant compte des potentialités des territoires, les dynamiques locales ainsi que les projets programmés ou en cours de réalisation, sans oublier, et c’est d’une centralité cardinale, les besoins exprimés. Or, ce diagnostic lui-même fera l’objet de post-analyse en se focalisant sur quatre thématiques essentielles.
À savoir l’emploi, les services sociaux de base, la gestion durable des ressources hydriques et la mise à niveau territoriale intégrée, précisera la ministre de l’Intérieur. Une fois réalisé ce travail, on devra s’attendre à la production d’une cartographie des besoins, couplée à la détermination des programmes d’action proposés, tout en procédant à la détermination d’une échelle des priorisations.
La suite coulera presque de source, puisqu’il s’agira de mettre noir sur blanc le document final relatif aux programmes arrêtés. De même qu’il sera question de spécifier les apports financiers que devront amener les différents intervenants où l’on devra prendre en ligne de compte leurs capacités respectives selon les ministères, les entités territoriales ou encore les établissements publics.
Dans cette dynamique de concertation et d’écoute, consacrée dans une «démarche ascendante», l’un des objectifs principaux est de participer à la réduction des disparités spatiales dont souffrent certaines régions, notamment les zones montagneuses et les périmètres ruraux éloignés. Or, à suivre les différentes rencontres déjà organisées, l’on relève un fil conducteur qui émaille les attentes et les besoins.
Notamment la problématique de l’emploi, la gestion du stress hydrique et, bien entendu, les secteurs de l’éducation et de la santé. Des secteurs clés qui, d’ailleurs, font l’objet d’un intérêt particulier dans le cadre de la politique gouvernementale, en application des Hautes instructions royales, menée sur le front du renforcement des fondements de l’État social.
Or, l’un des indicateurs, outre le train des actions en marche, on le retrouve dans le projet de Loi de finances actuellement en discussion. En effet, rien que pour l’Éducation et la Santé, un budget record de 140 milliards de dirhams devra y être injecté.
C’est dire que l’année 2026 s’annonce sous le signe d’une nouvelle étape d’accélération des réalisations des divers chantiers, particulièrement ceux relatifs aux secteurs sociaux.
La préfecture de Casablanca dessine son PDTI
Lundi 17 novembre, ce sont 500 personnalités qui ont convergé dans l’enceinte de la wilaya de la région Casablanca-Settat. Parmi lesquelles, des représentants des autorités locales, des corps élus, des acteurs socioéconomiques, des universitaires et de nombreux représentants de la société civile.
Cette rencontre élargie aura été surtout marquée par de nombreuses interventions des acteurs associatifs qui ont exprimé leurs attentes de ce processus d’élaboration du PDTI de la préfecture. Une rencontre qui a été suivie, les 20 et 21 novembre, par d’autres, organisées au niveau des huit préfectures des arrondissements de la métropole.
Ces dernières se sont en effet déroulées dans un «format ateliers», axées sur les principales thématiques retenues, notamment l’emploi, la gestion des ressources hydriques, l’éducation et la santé.
