SUIVEZ-NOUS

Partis

Les avocats des partis politiques

Entre une approche purement revendicative et une démarche s’inscrivant dans «la proposition constructive», les robes noires des partis se positionnent selon leurs appartenances. Les narratifs des uns et des autres en donnent l’illustration.

Publié le

Abdessadek Maâtallah – RNI

Animation tous azimuts du débat public
L’Organisation des avocats RNIstes est née dans le cadre d’une dynamique organisationnelle globale. En 2017, la direction de la formation de la Colombe décide de se doter d’une organisation parallèle dédiée.

Dans son acte de naissance, l’organisation, dirigée par Abdessadek Maâtallah, prendra sur elle de mener des réflexions, adossées à des propositions, pour tout ce qui a trait aux droits politiques, économiques, sociaux, culturels et environnementaux, mais aussi aux questions relatives aux libertés et législation.

L’Organisation participe, également, à la préparation des programmes et des réponses légales sur tous les sujets liés à des dossiers faisant l’objet de débats publics, et ce, à travers l’organisation d’ateliers de formations, des conférences, de même qu’elle coordonne avec les acteurs et autres organisations d’orientation moderniste et démocratique sous le ciel national comme sur la scène internationale, dans le cadre de «la diplomatie des droits de l’Homme».

Allal El Basraoui – USFP

De l’héritage à la quête d’un nouveau départ
En voilà un parti qui a compté bien des ténors au cours de son histoire. Qui plus est avaient dirigé le parti de la Rose. De Abderrahim Bouabid à Abderrahman El Youssoufi, en passant par Mohamed El Yazghi.

Et l’actuel premier secrétaire de l’USFP, Driss Lachgar, est également de la corporation. Toujours est-il qu’on ne peut pas, dans ce cas d’espèce, parler d’une organisation parallèle.

Le parti se contentant du qualificatif «secteur», comme tous les autres, exception faite des jeunes et des femmes qui se sont constitués en organisations parallèles. Mais, au-delà du «patrimoine historique», légué par les anciennes figures de proue, le secteur des avocats ittihadis n’est plus ce qu’il était.

D’ailleurs, le tout dernier congrès national, tenu en novembre 2023, devait constituer, selon les robes noires USFPéistes, «un nouveau départ pour reprendre le flambeau» d’un secteur qui vit «sous l’ombre des figures historiques». Il est à noter, en outre, qu’au terme de cette grand-messe, les congressistes avaient reconduit Allal El Basraoui en tant que coordinateur national.

Abdelilah Laalou – PJD 

Une «association ouverte» en stand-by
Au parti de la Lampe, on n’est plus dans les grandes envolées qui avaient marqué la naissance de l’Association «des avocats pour la justice et le développement», dont les initiateurs se targuaient d’être la «première association ouverte à tous les avocats sans exclusive, et qu’il ne fallait pas être encarté PJD pour y adhérer». On connaît l’approche : renforcer les rangs à tout prix !

L’un des récents faits d’armes de cette association que dirige Abdelilah Laalou remonte à 2023, lorsqu’elle mettra sur la place publique ses «recommandations» relatives au projet de loi sur la procédure civile.

En décembre de la même année, l’association annonce la création d’une «commission de suivi des développements» relatifs à la réforme du Code de la famille. Suivez le regard !

El Houssine Raji – MP

En phase de structuration
Le Mouvement populaire, comme toutes les autres formations politiques, a de tout temps compté des robes noires dans ses rangs, mais il a fallu attendre l’élection de Mohamed Ouzzine à sa tête pour assister à la mise sur pied de l’Organisation des avocats harakis.

C’était en décembre 2023. «Plébiscité» par le congrès constitutif, c’est El Houssine Raji qui dirige cette organisation toujours en phase de structuration.

Pour la formation de l’Épi, il s’agit d’«un laboratoire» qui a «un rôle consultatif auprès de la direction du parti». Notamment en lien avec toutes les questions relatives au débat autour des lois et la législation de manière générale.

Loubna Srhiri – PPS

En état d’essoufflement !
Il fut un temps où les avocats du parti du Livre disposaient de bien de ténors qui étaient de tous les débats politiques. Mais il semblerait qu’ils seraient entrés dans une période d’«essoufflement».

N’empêche, le secteur des avocats au sein du parti des héritiers de Ali Yata, dont la coordination nationale est assurée par Loubna Srhiri, est bien présent dans le débat relatif à la réforme du système judiciaire.

Leur tout récent événement a été consacré au projet de loi 03.23.