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Législatives : Un classement dominé par quatre formations et une participation de 38,08 %

Le PAM arrive en tête avec 97 sièges, devant le RNI (66) et l’Istiqlal (65).Le PJD arrive en quatrième position. Le scrutin du 23 septembre a mobilisé près de 6 millions d’électeurs.

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Selon les résultats provisoires annoncés par Abdelouafi Laftit, le PJD occupe la 4e place avec 54 sièges, suivi du MP (29) et de l’USFP (26). Le scrutin du 23 septembre a mobilisé près de 6 millions d’électeurs.
Le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, a annoncé, jeudi à Rabat, les résultats provisoires du dépouillement et du décompte des voix dans les circonscriptions locales et régionales, pour les élections législatives tenues mercredi. Le Parti Authenticité et Modernité (PAM) arrive en tête avec 97 sièges.

Un classement dominé par quatre formations

Le Rassemblement National des Indépendants (RNI) occupe la 2e place avec 66 sièges, suivi du Parti de l’Istiqlal (65 sièges) et du Parti de la Justice et du Développement (54 sièges). Viennent ensuite le Mouvement Populaire (29 sièges), l’Union Socialiste des Forces Populaires (26), le Parti du Progrès et du Socialisme (19), l’Union Constitutionnelle (17), le Mouvement Démocratique et Social (8) et l’Alliance de la Gauche (8). Le Front des Forces Démocratiques et le Parti de l’Équité obtiennent 2 sièges chacun, le Parti des Néo-Démocrates et le Parti de l’Unité et de la Démocratie 1 siège chacun.

Une participation de 38,08 %

Le taux de participation a atteint 38,08 % de l’ensemble du corps électoral national, contre 50,86 % en 2021 et 42,27 % en 2016. Près de 6 millions d’électrices et d’électeurs ont pris part au scrutin du 23 septembre.
Comme à l’accoutumée, les provinces du Sud ont enregistré une forte affluence : 77 % dans la région de Laâyoune-Sakia El Hamra, 53,48 % dans celle de Guelmim-Oued Noun et 61 % dans celle de Dakhla-Oued Eddahab. Pour le ministre, ces taux illustrent l’attachement des citoyens de ces provinces à leur marocanité et leur implication dans les institutions représentatives.

Un scrutin jugé normal, malgré des cas isolés

Selon M. Laftit, l’opération de vote s’est déroulée dans de bonnes conditions sur l’ensemble du territoire, à l’exception de cas isolés sans impact sur son bon déroulement. Il a attribué ce résultat à la mobilisation des autorités et services concernés, à l’engagement des membres des bureaux de vote, à la collaboration des représentants des partis et des candidats, ainsi qu’à l’esprit de responsabilité des électeurs.
Le ministre a rappelé que cette échéance avait été précédée de réformes législatives et organisationnelles visant à améliorer la qualité de l’opération électorale, à moraliser la vie politique, à renforcer la transparence et l’égalité des chances, et à encourager la participation des femmes et des jeunes.

Un dispositif de suivi et d’observation

En exécution des Hautes Instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, adressées au ministre de l’Intérieur et au président du Ministère public, la commission centrale ainsi que les commissions régionales et provinciales de suivi ont été activées. Elles ont pris les mesures nécessaires pour constater immédiatement les infractions liées aux opérations électorales et engager, le cas échéant, des enquêtes ou des poursuites judiciaires.
Le ministère de l’Intérieur a par ailleurs renforcé sa coopération avec le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), en lui fournissant les données relatives au déroulement du scrutin. Au total, 3.006 observatrices et observateurs ont couvert l’opération : 2.023 issus d’associations de la société civile, 783 relevant du CNDH, auxquels s’ajoutent 200 observateurs étrangers représentant des organisations et instances internationales et régionales d’Afrique, d’Europe, d’Amérique du Nord, d’Amérique Latine et du Moyen-Orient.

Les chiffres du processus électoral

Le corps électoral s’est établi à 15,8 millions d’électrices et d’électeurs, une fois les listes définitives arrêtées par les commissions administratives. Le scrutin a compté 40.694 bureaux de vote, encadrés par près de 3.931 bureaux centraux, soit environ 11 bureaux de vote par bureau central.
Vingt-huit formations politiques, dont une alliance de deux partis, ont présenté 1.847 listes, totalisant 7.277 candidatures, soit une moyenne nationale de plus de 18 candidatures par siège. Les candidatures féminines s’élèvent à 2.659, soit environ 37 % du total : 1.783 au niveau des circonscriptions régionales et 876 au niveau des circonscriptions locales, dont 120 têtes de listes locales. Le ministre y voit le reflet du dynamisme de la scène politique et des opportunités offertes par le nouveau cadre juridique, ainsi que de la simplification de la procédure de candidature grâce à une plateforme numérique dédiée.

Une campagne aux chiffres inédits

La campagne électorale a connu, selon le ministre, un élan politique et communicationnel remarquable. Les partis ont bénéficié des moyens de communication audiovisuelle publique selon des règles garantissant équité, pluralisme et égalité des chances.
Sur le terrain, quelque 21.000 initiatives de communication ont rassemblé près d’un million et demi de participants, soit une moyenne de 115.000 par jour, des chiffres que M. Laftit qualifie d’inédits. Les tournées de terrain ont attiré environ 730.000 participants, suivies des meetings électoraux avec près de 407.000 participants. Les infractions et plaintes enregistrées ont été traitées conformément à la loi, sans incidence sur l’intégrité de l’opération électorale dans sa globalité, a-t-il précisé.

Félicitations et remerciements

Le ministre a félicité les candidates et candidats élus, tout en saluant l’engagement de l’ensemble des partis et candidats, y compris ceux qui n’ont pas obtenu de siège. Il a également salué le travail des autorités judiciaires, territoriales et sécuritaires, des membres des bureaux de vote, des représentants des partis, des observateurs et des médias publics et privés.
Concluant sa déclaration, M. Laftit a affirmé que la compétition électorale prend fin avec l’annonce des résultats, mais que la responsabilité partagée au service de la patrie et des citoyens se poursuit. Si les élections donnent des vainqueurs, a-t-il ajouté, la démocratie marocaine en est le grand vainqueur, au regard de la stabilité, du pluralisme et du respect de la volonté populaire.