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La révolution permanente d’un Royaume

La Révolution du Roi et du Peuple n’est pas uniquement un événement historique. C’est un état d’esprit marocain inscrit dans la durée. Les batailles du Souverain et des Marocains se poursuivent sur plus d’un front.

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Soixante et onze ans se sont écoulés depuis le déclenchement de la Révolution du Roi et du Peuple en 1953. Une date qui «avait marqué un tournant décisif dans la lutte pour l’indépendance». Une épopée où le Roi et le Peuple ont donné tout son sens à la profondeur de l’attachement unissant feu le Roi Mohammed V, qui a préféré l’exil au chantage du colonisateur français, et une Nation qui s’est soulevée, comme un seul homme, pour le retour de son Sultan. L’objectif ayant été de recouvrer la liberté et la dignité. Les tentatives de fissurer ce front commun seront vouées à l’échec. Et le retour triomphal de feu Mohammed V sonnera le glas du colonialisme. Débutera alors le processus de la construction du Maroc indépendant.

Le même état d’esprit sera matérialisé, des années après, avec la Marche Verte, sous le règne du Roi unificateur.

D’une marche à l’autre
Feu le Roi Hassan II appellera à cette Marche, un autre moment d’inflexion dans le narratif marocain, et le peuple marocain répondra présent. La récupération des provinces du Sud signera la fin de la présence espagnole et le parachèvement de l’intégrité territoriale. Or, depuis 25 ans, le Maroc est dans une dynamique globale marquée par plus d’une révolution. D’abord, celle de cette même intégrité territoriale qui consiste en une concentration sur le développement des provinces du Sud sur de nouvelles bases, en activant les leviers d’un nouveau modèle de développement. Mais aussi l’approche renouvelée sur le plan diplomatique qui a permis de nombreuses percées au fil des années. Le Roi Mohammed VI l’avait d’ailleurs souligné dans son discours d’août 2022, à l’occasion de la commémoration du 69e anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple : «Ces dernières années, nous avons réalisé de grandes percées aux niveaux régional et international qui, toutes, ont été favorables à la position juste et légitime du Royaume sur la marocanité du Sahara». Et le Souverain de poursuivre: «C’est ainsi que de nombreux pays influents, respectueux de la souveraineté du Maroc sur ses territoires, ont manifesté leur réceptivité et leur soutien à l’Initiative d’autonomie, considérée comme la seule voie possible pour le règlement de ce conflit régional artificiel». Sur ce front, on connaît la position «claire et constante» des États-Unis d’Amérique, comme celle, tout aussi claire, de l’Espagne, sans oublier d’autres pays européens qui ont un «positionnement constructif à l’égard de l’Initiative d’autonomie». Aux derniers développements, il y a eu la position de la France qui va dans le sens de l’Histoire et de la doctrine diplomatique du Royaume. «(…) Le dossier du Sahara est le prisme à travers lequel le Maroc considère son environnement international. C’est aussi clairement et simplement l’aune qui mesure la sincérité des amitiés et l’efficacité des partenariats qu’il établit», précise le Roi Mohammed VI dans ce même discours.

Sur tous les fronts
Sur le terrain, le Maroc avale le temps dans d’innombrables projets d’envergure qui, depuis quelques années, transforment le visage de ses provinces du Sud. Que ce soit ceux déjà achevés ou ceux qui sont en cours de réalisation. Sur ce dernier registre, on citera, entre autres, la voie express Tiznit-Dakhla et le port Dakhla Atlantique. Deux immenses chantiers qui révolutionnent la configuration de toutes les régions et au-delà.

Chemin faisant, l’esprit de la Révolution du Roi et du Peuple trouve également son expression dans le processus de consolidation de l’État social dans toutes ses dimensions. Dont, entre autres matérialisations, la généralisation de la couverture médicale et sociale. La révolution concerne aussi la bataille menée à travers l’INDH, mais aussi sur le front du développement économique par le truchement de la dynamique impulsée à l’investissement et toutes les promesses qu’il porte au niveau de la création de la richesse et des opportunités d’emploi. Sur ce chapitre, justement, et avec des horizons porteurs, la nouvelle Charte de l’investissement commence, d’ores et déjà, à donner ses fruits.

Maintenant, si l’industrialisation trace son chemin, le Royaume, fidèle à ses engagements, inscrit son développement dans la durabilité. D’où tout l’intérêt accordé, au plus haut niveau, à une autre révolution : la révolution verte.
En effet, après les acquis engrangés dans l’éolien et le solaire, le pays est sur une nouvelle trajectoire aussi révolutionnaire qui n’est autre que l’hydrogène vert. Une nouvelle perspective où le Royaume entend jouer en grand acteur dans la cour des grands. La révolution, ce sont aussi ces projets d’envergure qui font du Maroc un «grand chantier à ciel ouvert», lancés à l’horizon 2030. Mais pas que. En révolution permanente, le Royaume s’inscrit dans une démarche inclusive où l’humain est au centre des projets et des préoccupations, avec une attention toute particulière accordée à la formation de sa jeunesse. Une jeunesse appelée à porter les changements en cours, mais aussi et surtout à relever les défis à venir.

La révolution est en marche aussi sur le plan sociétal. À ce propos, on ne manquera pas de souligner ce processus novateur, initié par le Souverain, Amir Al Mouminine, où ont été impliquées toutes les franges de la société marocaine pour la réforme du Code de la famille.

Le Royaume évolue avec l’état d’esprit de la Révolution du Roi et du Peuple qui fait partie intégrante de son ADN.