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ONCF : Plus de 10 MMDH pour développer le rail d’ici 2030

L’ONCF présente ses grands projets à la 15e édition d’InnoTrans, ouverte mardi à Berlin. Avec un programme de plus de 10 MMDH d’investissements à l’horizon 2030, l’Office met en avant l’extension de la grande vitesse, le développement des services de proximité et la construction d’un écosystème industriel ferroviaire national.

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Le développement du réseau et de l’industrie ferroviaires marocains est au cœur de la participation de l’Office national des chemins de fer (ONCF) à InnoTrans 2026. À travers son pavillon au Salon international des techniques de transport, ouvert mardi à Berlin, l’Office présente les projets qui accompagnent les ambitions du Royaume dans ce secteur.

Cette présence intervient alors que le Maroc engage un programme ferroviaire représentant plus de 10 milliards de dollars d’investissements à l’horizon 2030, a indiqué Mohammed Smouni, directeur général adjoint de l’ONCF. Celui-ci comprend notamment l’extension de la ligne à grande vitesse de Kénitra à Marrakech, qui prolongera l’axe depuis le nord du Royaume jusqu’à la cité ocre. Il prévoit également de nouveaux services ferroviaires de proximité et le renforcement des infrastructures existantes.

Le Salon constitue aussi, pour l’ONCF, une occasion de suivre les évolutions technologiques et d’échanger avec les principaux constructeurs et équipementiers mondiaux. Quelque 35 professionnels composent la délégation de l’Office. Durant les quatre jours de l’événement, ils doivent rencontrer plusieurs acteurs majeurs du secteur, dont Alstom, l’espagnol CAF et le sud-coréen Hyundai Rotem.

Ces trois constructeurs ont été retenus pour fournir les 168 nouveaux trains prévus dans le programme d’acquisition de l’ONCF. Alstom livrera 18 trains à grande vitesse, CAF 40 trains intervilles et Hyundai Rotem 110 trains RER.

Au-delà du renouvellement du matériel, ce programme doit contribuer au développement d’un écosystème industriel ferroviaire national, a précisé Mohammed Smouni. Il prévoit la fabrication locale d’une partie des trains ainsi qu’une augmentation progressive du taux d’intégration industrielle au Maroc.

Plusieurs mémorandums d’entente sont également prévus pendant le Salon, notamment entre le Cluster marocain de l’industrie ferroviaire et son homologue européen. Ils visent à renforcer les échanges entre les entreprises marocaines du secteur et leurs partenaires européens.

Le pavillon marocain a accueilli mardi Ulrich Lange, secrétaire d’État parlementaire auprès du ministre fédéral allemand des Transports. Cette visite lui a permis de prendre connaissance des principaux projets ferroviaires du Royaume et de ses perspectives de développement.

Présente à cette occasion, l’ambassadrice du Maroc à Berlin, Zohour Alaoui, a salué la richesse des relations maroco-allemandes et souligné le potentiel de coopération dans le domaine ferroviaire. Elle a mis en avant les avancées de l’industrie du rail au Maroc ainsi que l’importance d’InnoTrans comme lieu de rencontre entre professionnels, entreprises et institutionnels des transports.

La diplomate a appelé les acteurs marocains et allemands à renforcer leurs liens pour tirer parti de la dynamique des relations bilatérales. Elle a cité la commission mixte maroco-allemande sur le transport comme illustration de cette coopération.

Organisé tous les deux ans à Berlin, InnoTrans réunit cette année un nombre record de 3.170 exposants venus de 59 pays, soit environ 200 entreprises de plus qu’en 2024. Pour son 30e anniversaire, le Salon occupe les 42 halls et les espaces extérieurs et ferroviaires du parc des expositions, sur 200.000 m². Il présente 180 premières mondiales et 113 véhicules de 17 pays, répartis sur quelque 3.500 mètres de voies.