SUIVEZ-NOUS

Pouvoirs

Gouvernement : Une majorité plus soudée que jamais

La réunion de l’Instance de la majorité gouvernementale a démontré, une nouvelle fois, que la coalition RNI-PI-PAM est solidaire et agit de concert dans la sérénité. Objectif : réussir la mise en œuvre du programme d’action de l’Exécutif.

Publié le


Mis à jour le

C’est devenu un rituel. Dès le début de son mandat, la présidence de la majorité se réunit de manière régulière pour se pencher sur les questions d’actualité politique, économique et sociale, ainsi que pour consolider l’action gouvernementale dans le sens de la mise en œuvre de son programme d’action. La concertation étant l’un des principes majeurs de sa démarche. Certes, la réunion du lundi 13 novembre a été ordinaire, mais elle est intervenue dans un contexte qui l’est un peu moins, notamment marqué par les tensions que traverse le secteur de l’Éducation nationale. Un dossier, faut-il le rappeler, qui figure parmi les réformes prioritaires auxquelles le gouvernement s’est attelé dès son installation avec détermination, mais aussi dans un esprit de dialogue avec les partenaires sociaux. Toujours est-il que, actuellement, le secteur se trouve miné par une série de grèves qui entravent la bonne marche de la réforme. Et c’est en toute logique que le sujet a été au cœur de la réunion.

C’était justement l’occasion pour le président du RNI, Aziz Akhannouch, d’annoncer la création d’une commission ministérielle dont la mission sera de traiter les problématiques relatives au statut des fonctionnaires de l’Éducation nationale. Une décision qui a, d’ailleurs, été saluée par l’Instance. Une commission, pour rappel, qu’il présidera, himself, en sa qualité de chef de gouvernement et qui veillera au suivi et à la recherche de solutions. L’objectif étant de sortir de l’ornière et reprendre le cours normal de l’année scolaire. Lors de cette même réunion, Aziz Akhannouch a aussi insisté sur l’impératif du retour des enseignants en classe pour exercer leurs fonctions. La démonstration, une nouvelle fois, de la volonté ainsi réitérée de l’Exécutif d’aller de l’avant dans la réforme du système éducatif, mais aussi l’expression que la porte du dialogue avec les partenaires sociaux est «toujours ouverte». De même qu’il a assuré, une nouvelle fois, la prédisposition du gouvernement, comme il l’avait déjà évoqué lors de ses rencontres avec les syndicats les plus représentatifs, le 30 octobre dernier, à améliorer certaines dispositions du statut unifié des fonctionnaires de l’Éducation nationale. L’occasion aussi pour le chef de l’Exécutif d’exprimer son soutien au ministre de tutelle, Chakib Benmoussa, dont il a loué le «travail colossal (accompli) à travers les consultations nationales», qui ont impliqué des dizaines de milliers d’enseignants, d’élèves et de familles, pour l’élaboration du plan de réforme de l’Éducation.

La coalition fait front commun
S’inscrivant dans le cadre de la solidarité et de la cohésion, qui marquent l’action de la majorité gouvernementale, les secrétaires généraux du parti de l’Istiqlal et du PAM ont, d’ailleurs, abondé dans le même sens. Rappelant que la réforme est en marche, particulièrement avec les «écoles pionnières», Nizar Baraka, SG du parti de la balance, n’a pas manqué l’occasion de souligner la nécessité de dépasser les problématiques liées à ce secteur à travers le dialogue avec les syndicats les plus représentatifs. Même son de cloche du côté d’Abdellatif Ouahbi, SG de la formation du tracteur, qui a appelé les «enseignants à privilégier le dialogue avec le gouvernement», tout en saluant les efforts déployés pour la réforme du système éducatif. C’est dire le souci de l’Exécutif à «mener une véritable réforme de l’école publique pour consolider l’équité et l’égalité des chances entre l’ensemble des enfants marocains, à travers une approche participative associant les syndicats les plus représentatifs avec lesquels l’Exécutif a œuvré, avec sérieux et responsabilité, pour donner corps à un nouveau statut, n’ayant pas été modifié depuis plus de 20 ans», comme l’a relevé l’instance.

Cette cohérence, contrairement à ce que certaines voix laissent entendre, démontre que la majorité est plus que jamais soudée, solidaire et agit de concert. Et ce, malgré quelques «désaccords» sur certains sujets, mais qui sont réglés, de manière sereine, entre ses composantes en vue de rapprocher les points de vue. Le dessein étant d’avancer, avec détermination, pour atteindre les objectifs tracés dans le programme gouvernemental.
Mais, il n’y avait pas que le dossier de l’enseignement qui a été abordé lors de cette réunion. En effet, les partis de la majorité se sont aussi appesantis sur les moyens de renforcer la collaboration entre le gouvernement et l’ensemble des composantes qui la constituent. Aussi, l’Instance de la présidence de la majorité a-t-elle tenu à saluer l’engagement de l’Exécutif, en parfaite conformité avec l’agenda fixé par le Souverain, à mettre en œuvre, dans les délais impartis, le chantier de la protection sociale après avoir réussi, fin 2022, la généralisation du régime d’assurance obligatoire. Un chantier qui passe à sa deuxième phase et qui consiste en la mise en œuvre, avant la fin de l’année, du programme d’aide sociale directe sur la base d’une vision claire et avec un budget sans précédent avoisinant les 35 milliards de dirhams sur l’année 2024.


Le PLF en toute sérénité

Sans couac, la Chambre des représentants a adopté à la majorité, mercredi 15 novembre dans la matinée, la première partie du projet de Loi de finances 2014. 235 députés ont répondu présent lors de cette plénière, dont 175 ont voté pour, 59 contre et une abstention. Foncièrement social, le PLF a subi pas moins de 410 amendements émanant autant des partis de la majorité que des formations de l’opposition, au bout de 13 heures de discussions, dans le cadre de la Commission des finances. Il est à noter que les amendements portés concernent, principalement, la réforme progressive de la TVA, la taxe intérieure de la consommation, les tarifs des droits de douane, etc. Et ce, sur fond du souci majeur qui n’est autre que la préservation du pouvoir d’achat des citoyens. Un PLF aussi, et c’est l’Instance de la présidence de la majorité gouvernementale qui le souligne, qui consacre l’orientation foncièrement sociale de l’Exécutif dans le sens de la consolidation des fondements de l’État social.