Diplomatie
C24: Plusieurs pays renouvellent leur soutien au plan marocain d’autonomie au Sahara
Plusieurs pays africains et de la zone des caraïbes ont exprimé à nouveau leur soutien au plan d’autonomie au Sahara, à l’occasion du séminaire régional du C24 tenu cette semaine à Managua au Nicaragua.
Lors du séminaire régional du Comité des 24 de l’ONU (C24) tenu cette semaine à Managua, au Nicaragua, plusieurs États ont réaffirmé avec force leur soutien à l’initiative marocaine d’autonomie comme seule voie crédible pour résoudre le différend autour du Sahara marocain.
Le Libéria a ainsi qualifié le plan d’autonomie de solution « la plus viable », rappelant qu’il est reconnu comme sérieux, crédible et réaliste par les deux tiers des membres des Nations Unies. Sa délégation a salué la résolution 2797 du Conseil de sécurité (2025), exprimé son soutien à l’envoyé personnel Staffan de Mistura et condamné les attaques du Polisario sur la ville de Smara. Elle a également exprimé sa préoccupation quant à la situation humanitaire dans les camps de Tindouf, appelant à la transparence dans la distribution de l’aide.
De son côté, le Burundi a, dans une déclaration solennelle, qualifié le plan d’autonomie de « seule et unique base sérieuse, crédible et réaliste », saluant la résolution 2797 comme un « tournant historique ». Il a mis en avant le soutien de plus de 130 États à cette initiative, condamné l’attaque contre Smara du 5 mai 2026 et salué les avancées socio-économiques « remarquables » dans les provinces du Sud, tout en appelant à la transparence humanitaire à Tindouf.
Pour sa part, la Sierra Leone, par la voix de son ambassadeur Kalilu Totangi, a souligné la conformité de l’initiative avec le droit international et son soutien par le Conseil de sécurité, saluant la résolution 2797 comme « tournant historique » et mettant en avant la dynamique internationale portée par plus de 130 États.
Antigua-et-Barbuda a, pour sa part, qualifié l’initiative de « base réaliste » pour un règlement durable, soutenant le format des tables rondes réunissant le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Polisario, et appelant à un engagement continu dans un esprit de réalisme et de compromis.
Le Commonwealth de la Dominique a, lui aussi, salué la dynamique internationale croissante en faveur de la souveraineté marocaine, illustrée notamment par l’ouverture de consulats à Laâyoune et Dakhla. Son ambassadeur Philbert Aaron a qualifié ce moment d' »opportunité historique » pour résoudre un différend vieux de cinq décennies.
De même, la Côte d’Ivoire, dont le consulat général à Dakhla symbolise l’engagement concret en faveur des provinces du Sud, a souligné que l’initiative est soutenue par environ 130 États dont trois membres permanents du Conseil de sécurité. Elle a rappelé la pleine conformité du plan avec la Charte des Nations Unies et appelé toutes les parties à faire preuve de réalisme et de bonne foi.
L’ensemble de ces délégations a convergé autour de plusieurs points communs : le soutien à la résolution 2797, la reconnaissance des progrès de développement humain dans les provinces du Sud dans le cadre du Nouveau modèle de développement lancé en 2015, le respect du cessez-le-feu, la coopération avec la MINURSO, et le rôle central de Staffan de Mistura dans la facilitation du processus politique onusien.