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Influences

Ramadan 2025 : stars marocaines en duel cathodique, entre génie et excès (2/2)

Parmi les espoirs (ou pas), beaucoup de trentenaires aguerries : certaines, diplômées de l’Institut supérieur d’art dramatique et d’animation culturelle (ISADAC), ont sué sur les planches, d’autres, venues de la beauté ou de la mode, ont bifurqué vers l’écran.

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Bouthayna El Yaagoubi : La malice en réserve

Sortie de l’ISADAC, Bouthayna El Yaagoubi a vite pigé que scène et écran seraient son royaume. Repérée en 2021 dans «Cherif Moul El Baraka», elle a cartonné l’an dernier avec «Dar Nsa», où son rôle intense lui a valu des bravos. La trentaine pimpante, elle distille cette année dans «Mbrouk Alina» une malice qui claque. Sourire au coin, piques bien senties, elle illumine cette sitcom légère d’un naturel qui happe. Rythme dans la peau, elle accroche, mais reste en surface: un peu de cabotinage, trop de charme facile, pas assez de fond. Elle amuse, c’est sûr, mais pourrait taper plus fort en larguant les tics espiègles pour creuser ses persos. Une énergie à dompter.

Ghita Benhayoune : La romantique éthérée

Polyvalente depuis 2010, Ghita Benhayoune navigue entre théâtre, télé et doublage. «Salamat Abu Al Banat» l’a mise en orbite, «Wlad El A’am» a scellé son talent. Ramadan 2025, elle est une amoureuse éperdue. Voix suave, regards languides, elle flotte comme une brise, héroïne romantique idéale mais trop légère. Sans chair ni poids, on passe à travers. Elle brille dans la rêverie, mais s’éteint quand il faut hausser le ton. Une grâce fragile, avec plus d’ancrage, elle pourrait rayonner plus fort.

Hassnaa Moumni : La fraîcheur contenue

Hassnaa Moumni, diplômée de l’ISADAC, a d’abord brillé sur les planches avant de s’imposer à l’écran avec «Dounia Douara» en 2019. Quelques rôles au ciné ont suivi. Elle joue dans «Mbrouk Alina» la tendresse avec une vérité qui touche : gestes doux, regards fatigués d’amour maternel, elle capte le quotidien. Mais cette douceur l’enferme – pas de rage, pas de cassure, juste une surface lisse qui endort. Hassnaa apaise, c’est son truc, et pour secouer, elle doit briser ce vernis trop propre.

Fatima Ezzahra Lahrech : actrice en ascension

Sortie de l’ISADAC en 2012, Fatima Ezzahra Lahrech a décollé avec «Naam a Lalla» en 2016. Elle surgit en ce mois de mars dans «Forsa 2», jeune femme en quête de rédemption, drapée dans un passé sombre. Elle mise sur la finesse, émouvante sans forcer, mais face aux gros calibres, elle passe un peu inaperçue. Son charme discret plaît ; avec un rôle plus audacieux, elle pourrait s’imposer vraiment.