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Culture

Mawazine 2025 : 20 ans et toujours dans le hit !

De l’électro d’Afrojack au rap d’ElGrande Toto, en passant par le reggae de Burning Spear, Mawazine réunit 2,5 millions de festivaliers dans un tourbillon musical. Rabat vibre, jusqu’au 28 juin, aux rythmes du monde.

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Depuis le 20 juin, Rabat vibre, explose. La 20e édition du Festival Mawazine a transformé la capitale marocaine en un carrefour musical planétaire, et ce jusqu’au 28 juin. Orchestré par l’association Maroc Cultures, ce mastodonte culturel attire plus de 2,5 millions de festivaliers. Pour ses 20 ans, Mawazine frappe fort, mêlant électro frénétique, reggae spirituel, K-pop futuriste et mélodies orientales.

Retour sur une semaine de performances qui ont marqué les esprits. Tout a commencé le 20 juin. Sur la scène OLM Souissi, Afrojack a lancé les hostilités avec un set d’EDM ravageur. Le DJ néerlandais, maître des drops, a fait trembler le sol avec ses basses, mêlant house et touches pop dans une transe collective.

La foule, en fusion, a rugi à son «Maroc, je vous aime !», transformant Rabat, l’espace d’une nuit, en capitale mondiale de l’électro.

Dans le même temps, sur la scène Bouregreg, Burning Spear a offert un voyage spirituel. La légende jamaïcaine du reggae roots, à 80 ans, a envoûté la foule avec Slavery Days et Marcus Garvey. Sa voix rauque, empreinte de sagesse, a transformé le concert en une méditation collective, un moment où le public, suspendu, a communié dans une ferveur presque religieuse.

Dès le lendemain, le 21 juin, 50 Cent a pris le relais sur Souissi, ramenant le gangsta rap des rues de Queens. Flow acéré, il a balancé In Da Club et Candy Shop avec une énergie brute, faisant chanter une foule électrisée. «Rabat, vous savez faire la fête !», a-t-il lancé, sourire en coin, scellant un moment de communion hip-hop digne des plus grandes scènes US.

La playlist mondiale de Rabat
Le 22 juin, l’ambiance a pris une tournure latine avec Becky G, qui a enflammé Souissi. La reine du reggaeton, portée par sa voix chaude et des chorégraphies endiablées, a fait danser le public sur Sin Pijama. Cette alchimie entre l’Amérique latine et le Maroc a fait chavirer les cœurs, chaque instant capturé par des smartphones brandis comme des trophées.

Ce même soir, Cheikh Lô, vêtu de son boubou coloré, a illuminé Bouregreg avec sa fusion de mbalax, afrobeat et folk sénégalais. Sa voix, fragile et puissante, portée par des titres comme Doxandeme, a touché l’âme des festivaliers. «La musique, c’est l’amour», a-t-il murmuré, et la foule n’a pu qu’acquiescer.

Le 24 juin, Mawazine a changé de dimension avec aespa, le quatuor K-pop qui a transformé Souissi en un vaisseau spatial. Dans le cadre de leur tournée Synk: Parallel Line, Karina, Winter, Giselle et Ningning, accompagnées de leurs avatars virtuels, ont livré un show futuriste. Les hits Savage et Next Level, portés par des chorégraphies hypnotiques, ont conquis un public marocain en transe, prouvant que Mawazine sait parler à la jeunesse connectée, repoussant les frontières du festival. Puis, le 25 juin, Will Smith a créé l’événement.

Oui, le Will Smith, icône hollywoodienne et rappeur old-school, a ramené les vibes des 90s avec Gettin’ Jiggy Wit It and Summertime. Entre anecdotes hilarantes et flow décontracté, il a transformé Souissi en un dancefloor géant. Ce concert, pont entre générations, a incarné la coolitude absolue.

Le lendemain, le 26 juin, Wizkid a fait vibrer Souissi au rythme de l’afrobeats. La superstar nigériane, avec son charisme nonchalant, a envoûté la foule sur Ojuelegba et Essence, transformant le public en une mer de danseurs. Parallèlement, la scène Nahda et le Théâtre MohammedV ont vibré au son des voix arabes.

Le 20 juin, Wael Jassar a ensorcelé le Théâtre Mohammed V avec ses ballades romantiques, sa voix caressant chaque note comme une prière. Le 24 juin, Ragheb Alama a électrisé Nahda, mêlant romantisme et modernité dans un show qui a fait chanter la foule à l’unisson.

Le rythme ne s’arrête jamais
Ce 27 juin, Salif Keita, légende malienne, illuminera Bouregreg avec sa voix d’or, mêlant afrobeat et sonorités mandingues dans un moment de grâce attendu. Demain, le 28 juin, la scène OLM Souissi s’apprête à écrire l’histoire avec ElGrande Toto, fer de lance du rap marocain.

Premier artiste 100 % marocain à se produire en solo sur cette scène mythique, il promet d’enflammer Rabat avec son style trilingue, mêlant darija, français et anglais. De Mghayer à Razones, ses titres, emblèmes de la jeunesse marocaine, résonneront comme un cri de fierté nationale, porté par un milliard d’écoutes sur Spotify et des scènes conquises de l’Olympia à New York. Juste après lui, Lil Baby, phénomène du rap américain, prendra le relais pour clôturer le festival en apothéose.

Avec des hits comme The Bigger Picture et My Turn, l’artiste, connu pour son engagement contre les injustices sociales, transformera Souissi en une plateforme de dialogue et de vibes urbaines, scellant une soirée explosive qui marquera les annales de Mawazine.

Cette édition a fait carton plein. La programmation a offert un panorama éblouissant de ce qui se fait de mieux en matière d’afrobeats, de rap et, surtout, de reggae. De Wizkid à Lil Baby, en passant par Burning Spear et Julian Marley, Mawazine a su capter l’essence des genres qui font vibrer la planète, tout en célébrant des talents locaux comme ElGrande Toto. Ce mélange audacieux de sonorités globales et d’ancrage marocain a fait de cette 20è édition un véritable triomphe, célébrant la musique comme un langage universel.

«Une ambiance de dingue», «un moment hors du temps», entend-on dans la foule. Mawazine, c’est Rabat qui bat aux rythmes du monde. Ce soir, laissez-vous porter par Salif Keita. Demain, dansez avec Julian Marley, ElGrande Toto et Lil Baby. Rabat vous attend, plus vivante que jamais.