Culture
Le meilleur des Rencontres de la photographie de Marrakech
Dans un paysage visuel plus vibrant que jamais, la photographie reste pleinement pertinente à travers la diversité des styles, des techniques et des ambitions. La 4e édition des Rencontres de la photographie de Marrakech met en lumière du 23 au 27 octobre. Des souvenirs intimes, des enjeux de société, des revendications féministes, ainsi que des explorations géographiques. Déambulation.
Les Rencontres de la photographie de Marrakech (RPM), initiées par l’association Voix Plurielles en collaboration avec Cultures Nomades Production, se sont rapidement imposées comme un rendez-vous incontournable pour les passionnés de photographie depuis leur lancement en 2016.
Cette manifestation a pour vocation de promouvoir le dialogue interdisciplinaire autour de la création contemporaine.
Les RPM se positionnent donc à l’avant-garde des pratiques photographiques en constante évolution, explorant de nouvelles approches artistiques et technologies innovantes.
Elles offrent au public une immersion dans l’univers visuel, tout en décryptant un monde en mutation à travers le prisme de la photographie, en impliquant les jeunes artistes, les étudiants, ainsi que les professionnels.
En 2024, l’appel à candidatures a suscité un engouement remarquable, recevant plus de 750 propositions provenant de plus de 600 photographes, avec un total de plus de 12.100 images soumises.
Cette édition, placée sous le signe de la désignation de Marrakech comme Capitale culturelle du Monde islamique 2024, accueillera près de 80 artistes.
Elle aura pour ambition de renforcer les liens au sein de la profession, de favoriser les échanges sur les thématiques retenues et de sensibiliser le grand public à l’importance de l’image. Sélection.
LA BEAUTÉ D’ACCRA

Installée depuis cinq ans à Accra, Anne Laure Guéret a entrepris de documenter la vie dans le quartier de Circle, en s’intéressant aux femmes qui y résident. Au fil de ses photographies, elle explore la symbolique de la beauté et des tatouages, utilisés comme des outils de résilience et d’expression.
Guéret dévoile une humanité éclatante au cœur de conditions de vie difficiles, tissant une toile narrative qui célèbre la résistance et l’espoir des femmes d’Accra.
Ces artistes, par la diversité de leurs approches, nous invitent à regarder le monde autrement, à travers leurs objectifs qui transforment le réel en récits visuels. singuliers.
L’ÂME URBAINE

Melissa Breyer, photographe de rue américaine, immortalise la poésie de la ville en noir et blanc.
dus de la métropole avec une maîtrise du contraste et de la composition qui rend chaque cliché fascinant. Sa transition de la peinture à la photographie s’est faite naturellement : «Je ne pouvais pas abandonner la création d’images, alors j’ai pris un appareil».
Ses œuvres, publiées dans «National Geographic» et «The New York Times», témoignent d’une sensibilité qui réinvente les paysages urbains, mêlant mystère et réalité.
L’ÉCLAT DES FEMMES AFRICAINES

Photographe engagée, Angèle Etoundi Essamba explore l’identité des femmes africaines à travers un prisme esthétique et sociétal. Originaire du Cameroun, ses œuvres célèbrent la force, la fierté et la conscience de soi de ces femmes.
Maîtrisant avec brio les couleurs et le noir et blanc, elle sculpte des portraits qui allient beauté, symbolisme et humanisme, avec une approche qui, depuis plus de trente-cinq ans, magnifie la transmission des traditions et des valeurs.
LES VISAGES DU PATRIMOINE

Mina Kawachy, passionnée par les portraits en noir et blanc, se consacre à la préservation de la mémoire collective à travers les visages des personnes âgées.
Face aux traits marqués par le temps, elle capture l’essence d’une histoire commune, profondément ancrée dans les racines familiales. Inspirée par son héritage marocain, elle espère exposer son travail au Maroc pour inciter les jeunes générations à renouer avec leur identité culturelle, tout en poursuivant ses efforts humanitaires.
LES MYSTÈRES DES GNAOUAS
Simon Arcache a su capter l’âme des Gnaouas au Maroc grâce à son objectif.
Il révèle les subtilités de leurs rituels et de leur culture, partagés entre secret et ouverture vers le monde moderne.
Ses photographies traduisent l’intensité collective de cette communauté qu’il observe avec respect, capturant des moments de vie quotidienne mêlés de sacré.
De ses errances dans la médina de Marrakech aux lilas rituelles, Arcache ouvre une porte vers un univers mystique, où chaque image résonne d’une histoire intemporelle.
L’ÉLÉGANCE MODERNE DE LA STREET

Omar Al Jiwari, jeune photographe parisien, se distingue par ses compositions vibrantes et sa maîtrise des couleurs.
Ses œuvres, imprégnées d’une sensibilité humaniste, subliment le quotidien pour en extraire une beauté inattendue.
Avec un regard qui embrasse la modernité, Al Jiwari redéfinit la photographie de rue, infusant chaque cadre d’une émotion palpable. Il y révèle la poésie cachée de l’ordinaire.
LE MONDE STRUCTURÉ SOUS L’OBJECTIF DE L’ARCHITECTE

Samir Nicolas Saddi, architecte et photographe libanais, marie sa formation à sa pratique artistique.
Ses clichés, à la fois ordonnés et empreints d’une profondeur quasi existentielle, évoquent un lien indéfectible entre la vie et la mort.
Ses images sont des témoignages visuels, figées dans l’instant, où l’appareil-photo devient presque secondaire, laissant place à une réalité sublimée par l’œil du créateur.
* Le travail de ces artistes sera exposé au Mayden, à l’exception de celui de Samir Nicolas Saddi, présenté au Centre culturel Mohammed VI.
