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Culture

Kaoma, Blackstreet, Sandra… Fréquence Nostalgie au Vélodrome !

Gloria Gaynor, Village People, Earth Wind & Fire… Pour sa troisième édition, le Nostalgia Beat Lovers revient au Vélodrome avec son arme fatale : la nostalgie joyeuse et ultra-efficace.

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Le Vélodrome s’apprête à redevenir le grand dancing à ciel ouvert de l’été. Pour sa troisième édition, le Nostalgia Beat Lovers assume pleinement son rôle, celui d’une machine à tubes et à émotions collectives, sans complexe et sans détour.

Du 18 au 20 juin, Gloria Gaynor, Village People, Earth Wind & Fire Experience, Sandra, CeCe Peniston, Blackstreet, Kaoma et consorts vont faire résonner les classiques qui ont fait danser plusieurs générations.

Othman Benabdeljalil, l’organisateur, ne s’en cache pas : le festival a été conçu avant tout pour faire danser. Pas de concept intellectuel alambiqué, pas de discours savant. Un backline partagé, des artistes qui livrent leurs bombes en deux, trois ou quatre titres maximum, une fluidité assumée. Le résultat ? Une soirée sans temps morts, calibrée pour le plaisir immédiat. Une formule qui a déjà fait ses preuves lors des deux premières éditions et qui, visiblement, continue de séduire.

Karima Rehani, au sein du comité d’organisation, défend avec enthousiasme cette «inventivité» qui consiste à relooker les tubes d’hier avec des arrangements frais, une scénographie 360° repensée et un village lifestyle qui dépasse le simple concert. Cours de tango, corners instagrammables, food court, zones chill… on n’est plus seulement dans la nostalgie, on est dans l’expérience. Et le 19 juin, la retransmission du match du Maroc viendra même greffer un moment de communion nationale à cette fête rétro.

Le pari est clair ! Les organisateurs s’évertuent à transformer la madeleine de Proust en grand bal populaire et premium à la fois. En élargissant cette année aux années 2000 (et en teasant déjà les 2010), le festival montre qu’il veut rester dans le mouvement, tout en restant fidèle à son ADN, celui de célébrer les tubes qui ont traversé les frontières et les époques. Une nostalgie joyeuse, intergénérationnelle, qui parle autant aux quadras nostalgiques qu’à ceux qui découvrent ces sons sur TikTok.

Il faut dire que Nostalgia Beat Lovers s’installe un peu plus chaque année comme un rendez-vous incontournable du calendrier casablancais. Pas le plus underground, pas le plus avant-gardiste, mais clairement l’un des plus efficaces pour faire chanter et danser toute une ville.

Au final, le festival assume ce qu’il est (une belle parenthèse festive où l’on vient moins réfléchir que vibrer). Et en 2026, dans un monde souvent lourd, ce choix-là a quelque chose de franchement rafraîchissant.