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Archives LVE 1965 : Où en était la prospection minière ?

Il y a 60 ans, d’importants objectifs d’exploitation ont été mis à jour, avec la constitution d’une exploitation des gisements de plomb de la Moulouya près de Midelt.

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Le BRPM a entrepris de vastes campagnes de prospection dont le bilan est déjà encourageant. Un des secteurs qui a fait l’objet d’actives recherches a été celui des minerais sulfureux destinés à l’alimentation du complexe chimique de Safi.

Le gisement de Kettara a été reconnu et, sur la lancée des travaux entrepris, les recherches se sont multipliées dans les secteurs voisins et, déjà, des résultats positifs ont été obtenus.

À Draa Sfar, une prospection géophysique préalable a abouti à la définition d’un amas sulfuré nettement plus riche en métaux nobles (cuivre, zinc) qu’à Kettara, objectif d’exploitation.

Les recherches se développent également pour le zinc et le plomb, souvent associés dans leur gisement naturel. Des gisements stratiformes à basse ou moyenne teneur sont recherchés actuellement aux environs même de Tétouan au bord de la Méditerranée et dans le pré-Rif.

Près de Midelt, le gisement de plomb de la Moulouya, découvert il y a quelques années par le BRPM, a fait l’objet d’une campagne qui vient de se terminer et dont le bilan provisoire permet de compter sur près de 13 millions de tonnes d’un minerai à plus de 2% de teneur métallique.

D’ores et déjà, un objectif d’exploitation existe que l’on envisage de confier dans un avenir proche à une société dans laquelle le BRPM conserverait une importante participation. Les gisements de type filonien figurent également parmi les objectifs pour plomb et zinc.

Dans la région de Tinjdad, à l’ouest de Ksar-es-Souk, des recherches par forage et travaux miniers appliquées à des «chapeaux de fer», marqués par de très anciens travaux, ont abouti à la définition de plusieurs millions de tonnes d’un minerai filonien sulfuré, à la pyrite s’y associent d’importantes teneurs en zinc et en plomb. En outre, le minerai contient un appréciable pourcentage de métaux précieux.

Parmi les métaux précieux, l’argent, qui se rencontre parfois à l’état natif dans certains gisements marocains, est également un des objectifs des recherches du BRPM.

Des chantiers de recherches, complétées d’études de traitement, sont ainsi implantés dans divers points du jbel Saghro et du Haut-Atlas. Stimulées par le spectaculaire redressement des cours du cuivre, les recherches ayant pour objectif les gisements de ce métal se déploient principalement dans le sud et le sud-est du Maroc.

L’Anti-Atlas est en effet une région particulièrement favorisée à ce point de vue et les géologues la considèrent, à juste titre, comme une province métallo- génique du cuivre.

Déjà, après des recherches obstinées, le BRPM vient d’y démarrer la petite exploitation d’Igherm qui traitera, grâce à un matériel importé de Tchécoslovaquie, un minerai à basse teneur, extrait du gisement d’Iminirfi.

De nombreux gisements sont connus dans ce même secteur où le BRPM a pris pour objectif notamment le gisement de Tazalaght, qui a fait l’objet d’une exploitation marocaine remontant vraisemblablement à plusieurs siècles.

Du cuivre est également recherché dans la région du Maïder, dans le Sud-Est marocain, où des gîtes filoniens sont connus qui ont fait l’objet de recherches antérieures conduites avec des fortunes diverses.

Le manganèse (dont d’importants tonnages de minerai à basse teneur existent au Maroc), la fluorine (dont un gisement vient d’être considérablement développé par une campagne de recherches dans le Maroc central), les minerais d’antimoine, de même d’étain, figurent aussi parmi les tungstènes, de nickel et les objectifs courants du BRPM, quoiqu’actuellement subordonné aux campagnes concertées, telles que celle appliquée au cuivre de l’Anti-Atlas.

Un autre objectif prioritaire du BRPM est la potasse pour laquelle actuellement de gros efforts de recherche sont déployés. Dans le bassin de Khémisset, une nouvelle prospection systématique par forages totalisant jusqu’ici 37 km forés, répartis en une quarantaine de sondages verticaux, a déjà fourni d’intéressants résultats.

Plus de vingt millions de tonnes et dix fois plus de minerai carnallitique y ont été en effet démontrés. La prospection des minerais radioactifs en des terres rares a été depuis plusieurs années entreprise au Maroc tant par le BRPM et ses filiales que par les géologues de la DMC.

Les points fortement minéralisés sont connus comme le sont également certains gisements (dont la série des phosphates) qui constituent plus de travaux du BRPM. On pourrait en concevoir le démarrage échéant, et notamment à la faveur d’une reprise de la demande de ces minerais appelés à prendre de plus en plus d’importance.

Des prospections détaillées, voire certaines mises en exploitation, pourraient figurer de nouveau sur les programmes avec un vaste réservoir potentiel de matériaux à basse teneur.

CamScanner 14-07-2025 10.16