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Archives LVE 1955. Air Atlas-Air Maroc dresse son bilan

Il y a 70 ans, la fusion des deux compagnies a donné ses fruits. Le transporteur aérien espérait clore l’exercice en fêtant, avant le 31 décembre, son 100.000e passager.

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Renouant avec une tradition qui s’était un peu perdue, la Cie Air Atlas-Air Maroc a réuni la presse à l’Hôtel Marhaba. Cette réunion s’est déroulée dans une ambiance particulièrement cordiale et détendue.

Les journalistes étaient très cordialement accueillis par le major de la Compagnie chérifienne, M. Legras, directeur commercial, M. Loyet, directeur technique, M. Tonnelle, adjoint au directeur commercial, M. Plattard, inspecteur des ventes pour l’Europe, M. Vuillemain, inspecteur des ventes pour le Maroc, M. Séguier, chef du service exploitation, et M. Maret, chef de publicité.

Dans une brève et claire allocution, M. Legras retraça de façon vivante l’historique de la Cie avant et depuis sa fusion et en prouva par les chiffres l’essor.
C’est ainsi que sur ses lignes extérieures, Air Atlas-Air Maroc a connu un accroissement des passagers de l’ordre de 13% au cours de l’année, et la Compagnie espère fêter, avant le 31 décembre, son 100.000e passager de 1955.

Voici, au reste, un bref résumé de son activité et de son programme pour la saison d’hiver 1955-1956.

La Compagnie chérifienne de transports aériens (CCTA) a été constituée en juin 1953 par la fusion des deux Compagnies Air Atlas et Air Maroc.

La flotte de la nouvelle Compagnie assez disparate au lendemain de la fusion a été normalisée par la vente des SO. 30 Bretagne. Elle se compose actuellement de 3 DC4 et de 4 DC3, permettant une exploitation homogène.

L’activité aérienne d’Air Atlas-Air Maroc est répartie sur deux réseaux distincts :
– l’un exploité presque exclusivement en DC4 et relie Casablanca et Rabat aux principaux centres de France et d’Algérie, ainsi qu’à Genève et Madrid. Pour l’hiver 1955-56, ces liaisons auront lieu six fois par semaine sur Paris, trois fois par semaine sur Bordeaux, deux fois par semaine sur Marseille, Lyon, Toulouse, Perpignan, Oran et Alger, et une fois par semaine sur Genève et Madrid.
Ce réseau, doté d’une autonomie financière, est rentable et l’exercice 1955 fera apparaître un bénéfice substantiel.
– l’autre exploité en DC3 et constitué par un ensemble de lignes intérieures reliant les diverses villes marocaines.

Il se caractérise pour l’hiver 1955-56 par une possibilité de trafic direct entre le Maroc du sud et le Maroc septentrional, une correspondance immédiate, qui n’existait pas jusqu’alors, à Casablanca entre l’appareil arrivant d’Agadir-Marrakech et celui desservant Meknès, Fès et Oujda.

Ce réseau d’«intérêt public», qui subit la concurrence des moyens de surface, ne peut demeurer accessible au plus grand nombre que par des aménagements tarifaires.
À ce titre il bénéficie d’une subvention de la Résidence générale.

Les résultats d’exploitation de la «Chérifienne» pour les neuf premiers mois de l’année en cours sont particulièrement encourageants.

La CCTA a vu sa clientèle augmenter de 13% sur les lignes Maroc-France. Pendant le mois de juillet, 43% du trafic total entre le Maroc et la Métropole s’est effectué sur les appareils de la CCTA.

Sur l’ensemble des deux réseaux, l’augmentation, tout en étant moins forte, vaut cependant la peine d’être mentionnée, puisque du 1er janvier au 30 septembre 1955, nos appareils ont transporté 76.503 passagers contre 70.379 en 1954, soit une augmentation de 8%.

Ce chiffre est d’autant plus intéressant qu’on le rapproche du chiffre d’heures de vol effectuées qui pour la même période remonte en 1955 à 9.299 contre 10.284 en 1954, soit une diminution de 985 heures. Plus de passagers, moins d’heures de vol, coefficient de remplissage en nette augmentation et rentabilité accrue.

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