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Edito

Révolution tranquille

De grands chantiers sont menés, de futurs relais de croissance sont explorés, des réformes compliquées sont amorcées…

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Le hasard du calendrier officiel du Royaume fait bien les choses. Depuis l’intronisation du Roi MohammedVI, les Marocains célèbrent deux fêtes, deux jours de suite : l’anniversaire de la «Révolution du Roi et du Peuple» et la «Fête de la jeunesse», les 20 et 21 août. Et tout au long de ces 24 années, comme aujourd’hui encore, le Royaume mène une révolution tranquille. Tirée par sa jeunesse, devenue aujourd’hui quinquagénaire, voire sexagénaire, la révolution rouge et verte nous permet de franchir bien des seuils, de résister à tant de crises et de relever un tas de challenges.

Majestueuse, la métamorphose que connaît le pays repose sur un concept «qui recouvre un ensemble d’idéaux et de principes opératoires», pour reprendre les termes du Souverain qui a choisi de le mettre en évidence : le «sérieux» a été cité 14 fois dans le dernier discours du Trône, de manière à insister sur l’importance de combler le manque de ‘‘Ma3qoul’’ là où il le faut.

Nous autres Marocains savons que ‘‘LMa3qoul’’ est l’ingrédient qui change tout. On l’observe à l’œil nu dans plusieurs domaines et plusieurs projets. Dans le football, exemple cité d’ailleurs par le Roi, on récolte les fruits d’une vision conçue et déployée rigoureusement. On ne se lassera jamais de vibrer au rythme des rugissements de nos Lions, Lionnes, Lionceaux et clubs de la Botola qui collectionnent les prouesses.

Globalement, le sérieux a également prémuni notre système politique de sombrer dans une dérive islamiste qui a été fatale pour plusieurs pays de la région. Cela est d’abord la résultante du sérieux d’un Commandeur des croyants qui ne faillit jamais à son rôle de gardien de la foi avec toutes les valeurs de tolérance que celle-ci intègre. Le sérieux d’un Chef de l’État qui a initié de grandes réformes ainsi que des projets structurants pour enclencher cette «dynamique nationale de développement (qui) a atteint un stade de maturité avancée», pour reprendre encore une fois les termes du Roi.

En tant que Chef suprême des Forces armées royales, le sérieux des troupes marocaines a été, entre autres, mis en évidence dans la manœuvre exemplaire pour sécuriser définitivement le passage d’El Guerguarate. La modernisation des équipements des FAR, leurs exercices d’entraînement réalisés avec les meilleures armées du monde, leur coopération avec des puissances militaires permettent de tenir en respect tout voisin aux intentions belliqueuses. Un processus qui a été là aussi mené avec sérieux, tout comme le nouveau paradigme de la diplomatie chérifienne avec ses positions fermes, tranchées et transparentes. Il y a aussi le volet sécuritaire où, là aussi, le sérieux d’une institution, la DGSN avec toutes ses ramifications, permet aux citoyens de vivre dans une sérénité enviée ailleurs.

Le sérieux, il faut l’admettre, on le voit de plus en plus dans la gestion quotidienne des affaires. De grands chantiers sont menés, de futurs relais de croissance sont explorés, des réformes compliquées sont amorcées… Le gouvernement est mobilisé sur tous les fronts et son «Agharass Agharass» donnera à coup sûr des résultats. Ce concept de sérieux en sortira plus fort, plus crédible et sera inculqué à une jeunesse, à une nouvelle génération qui poursuivra notre révolution tranquille.