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Edito

Respecter les délais et rattraper les retards

Akhannouch et son équipe n’en sont pas à leur premier coup d’essai. Leur capacité à tenir les délais a été démontrée sur plusieurs dossiers. Il suffit de rappeler la généralisation de l’assurance maladie, devenue effective avant fin 2022, comme l’Exécutif s’était engagé à le faire.

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Le Chef du gouvernement est le genre de dirigeant qui se fait un point d’honneur de respecter ses délais. Il vient d’en faire une nouvelle démonstration, samedi 30 mars, en recevant les membres de l’Instance chargée de la révision du Code de la famille. Ils lui ont remis un rapport récapitulant les propositions de réformes de la Moudawana, en vue de les soumettre à l’appréciation du Souverain, comme édicté dans la Lettre royale adressée à Aziz Akhannouch en septembre dernier. Celle-ci avait justement fixé le temps de réalisation à six mois. Engagement tenu.

Akhannouch et son équipe n’en sont pas à leur premier coup d’essai. Leur capacité à tenir les délais a été démontrée sur plusieurs dossiers. Il suffit de rappeler la généralisation de l’assurance maladie, devenue effective avant fin 2022, comme l’Exécutif s’était engagé à le faire. Bien mieux encore, le gouvernement a pu rattraper tant de retard cumulé par ses prédécesseurs dans divers chantiers. Les exemples ne manquent pas : la Charte de l’investissement déployée selon un timing respecté de promulgation de décrets d’application, les projets de stations de dessalement ainsi que les autoroutes de l’eau effectivement lancés après des années d’hésitation politique, sans parler de l’amorçage de la titanesque réforme de l’école publique.

Sur ce dossier en particulier, il faut admettre que le gouvernement n’a pas eu le même succès en termes de temps de passage. Le fameux statut unifié des fonctionnaires de l’Éducation nationale, qui était initialement annoncé pour la rentrée 2022-2023, a finalement pris un an supplémentaire de tractations, avant d’être promulgué dans une version qui allait nécessiter encore quelques mois de négociations pour les retouches. Mais cet épisode a le mérite d’illustrer la détermination du gouvernement à aller de l’avant, à une cadence harmonieuse mais soutenues pour faire aboutir les réformes.

C’est d’ailleurs le cas également pour la promulgation de la loi sur le droit de la grève et la réforme du Code du travail. L’Exécutif a tenu ses engagements quant à la valorisation du salaire minimum, dans les secteurs public comme privé, mais les négociations traînent encore avec les centrales syndicales pour faire aboutir ces textes législatifs cruciaux. Et là encore Akhannouch et son équipe, à travers l’Instance du dialogue social (institutionnalisée par ailleurs et tenant ses sessions à des dates régulières), ne ménagent aucun effort pour regagner la confiance des syndicats et aboutir à des textes acceptés de tous.

Le gouvernement peut à tout moment faire valoir sa majorité législative afin de faire le forcing pour l’adoption des réformes souhaitées. Mais l’approche participative qu’il a toujours prônée implique une concertation élargie, surtout quand il s’agit de chantiers impliquant les partenaires sociaux. Il n’empêche que toutes les parties doivent prendre conscience de la nécessité d’avancer vite, à pas sûrs et cadencés de manière à respecter les délais. Aujourd’hui, cela est plus valable que jamais. D’autant plus que c’est tout le Royaume qui est tenu par une échéance. Elle a pour horizon 2030 !