Edito
Investissements : Raisons et impact d’une dynamique inédite
Aucun investisseur n’aurait effectivement misé le moindre kopeck dans un pays où les institutions seraient fébriles et où les lois ne seraient pas claires et applicables.
Huit sessions de la Commission nationale d’investissement, 237 projets approuvés, 369 milliards de dirhams à mobiliser, 166.000 emplois stables à créer…, les chiffres révélés en début de semaine par le ministre délégué chargé de l’Investissement, Karim Zidane, sont éloquents.
Ils reflètent la capacité du gouvernement Akhannouch à optimiser ce momentum Maroc, à transformer l’intérêt manifesté par les investisseurs en projets concrets.
Bien évidemment, cela est loin d’être le fruit du hasard. «C’est avant tout le résultat d’une clairvoyance royale qui a permis au Maroc de traverser sereinement des zones de turbulence en préservant et en consolidant sa stabilité politique et institutionnelle», comme l’a rappelé le chef du gouvernement devant la Chambre des conseillers.
Aucun investisseur n’aurait effectivement misé le moindre kopeck dans un pays où les institutions seraient fébriles et où les lois ne seraient pas claires et applicables.
Mieux encore, le Royaume a su mener les réformes nécessaires pour accentuer son rayonnement à l’international. L’adoption d’une nouvelle Charte de l’investissement a été par exemple un des premiers combats menés et gagnés par la majorité gouvernementale qui a réalisé cette prouesse que de nombreux gouvernements successifs ont eu du mal à concrétiser.
Cette charte prouve à chaque session de la CNI qu’elle est désormais un levier fort pour renforcer l’attractivité du Royaume dans ses secteurs de prédilection comme dans les domaines nouveaux. Elle contribue également à l’amélioration de l’environnement des affaires, un domaine dans lequel le Maroc a franchi un pas de géant ces dernières années.
«98% des initiatives prévues par la feuille de route pour l’amélioration de l’environnement des affaires 2023-2026 ont été lancées, et 60% d’entre elles ont été mises en œuvre à fin juin, sous la supervision du Comité national de l’environnement des affaires (CNEA), en coordination avec le ministère», comme l’a affirmé Karim Zidane devant le Parlement.
Le ministre a d’ailleurs recensé plusieurs réformes déjà réalisées dans ce sens pour ne citer que la création d’entreprises par voie électronique, l’entrée en vigueur du cadre juridique de l’arbitrage et de la médiation, l’amélioration des délais de paiement, ainsi que le renforcement de la coordination territoriale en matière d’environnement des affaires.
Et ce n’est pas fini : le ministère est pleinement mobilisé pour améliorer le parcours de l’investisseur, via le lancement d’un chantier majeur visant à simplifier et fluidifier quelque 15 parcours liés à l’investissement, de l’initiation du projet jusqu’à son achèvement.
Les fruits de cette dynamique de réformes menée avec célérité et efficience commencent à être récoltés. Une kyrielle d’indicateurs macroéconomiques est là pour les démontrer : taux de croissance, déficit budgétaire, taux d’inflation… Et bien au-delà, c’est sur le niveau de vie des Marocains que cela se ressent. Pourvu que ça dure !
