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Edito

Des filets sociaux plus solides et en amélioration

Le projet d’un Maroc émergent, où nul n’est laissé pour compte et où les disparités territoriales vont en s’amenuisant, n’est pas un rêve.

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L’annonce par le Chef de gouvernement d’augmenter le montant des aides sociales directes, dès la fin du mois de novembre, n’est pas seulement une bonne nouvelle pour les futurs bénéficiaires : ces familles avec enfants dans le besoin.

Mais c’est surtout une nouvelle démonstration de la solidité de ces piliers que l’Exécutif est en train d’essaimer pour la consolidation de l’État social.

Revaloriser le régime après seulement un an de sa mise en œuvre rassure d’abord sur la capacité des pouvoirs publics à soutenir ce système de solidarité.

D’autant plus que les finances publiques n’ont même pas eu besoin d’activer l’augmentation du prix de la bonbonne de gaz pour compenser le surcoût de cette mesure. Une autre revalorisation de ce système est même attendue courant 2026, ce qui témoigne de la soutenabilité financière de ce régime d’aide qui profite aujourd’hui à quelque 4 millions de ménages.

Et puis, une révision du régime dans un laps de temps assez court laisse entrevoir un suivi continu de son fonctionnement et une capacité d’adaptation en permanence. Les critiques au sujet des critères d’éligibilité, du scoring des ménages bénéficiaires resteront toujours de mise, mais il est évident que le système se peaufine et s’améliore.

Les outils d’alimentation et d’actualisation du Registre national de la population et du Registre social unifié sont d’ailleurs en perpétuelle mise à jour et renouvellement. Le ministère de l’Intérieur vient dans ce sens de lancer deux études stratégiques visant à pallier les dysfonctionnements relevés sur le terrain par ses agents dans les provinces et les communes.

Aussi, cette réactivité dans la conduite de ce régime est de bon augure quant à la bonne gestion et gouvernance des différents filets sociaux implémentés au cours des dernières années, qu’ils soient permanents ou ponctuels, dans les divers domaines pour ne citer que la Santé, l’Éducation ou l’Agriculture.

Tous nécessitent un suivi et une amélioration en continu, non seulement pour élargir la base de couverture, mais aussi pour upgrader la prestation de services.

Franchir un nouveau seuil pour ce système d’aide directe, c’est sécuriser une première dalle de ce projet titanesque consistant à édifier un État social où tous les citoyens bénéficient d’une protection minimale contre la précarité.

Les effets de cette première année de déploiement des aides directes sont déjà visibles sur une population qui se sentait jusque-là marginalisée et qui retrouve progressivement sa dignité et, par ricochet, sa confiance dans les acteurs publics.

Et le meilleur est encore à venir : car le projet d’un Maroc émergent, où nul n’est laissé pour compte et où les disparités territoriales vont en s’amenuisant, n’est pas un rêve. C’est un objectif accessible pour lequel l’Exécutif ne ménage aucun effort, conscient que les Marocains méritent mieux…