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Edito

Actions et réactions face aux urgences

La colère à Al-Haouz, à Agadir, comme dans d’autres communes au Maroc, peut être justifiée. (…) Mais prétendre que les responsables ne font rien pour y remédier ou que leurs actions et réactions ne sont pas appropriées est un leurre.

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C’est une rentrée sur le ton de la protestation ! Une protestation qui recèle néanmoins des relents d’instrumentalisation politique.

Le premier acte est celui des manifestants d’Al-Haouz qui ont été mobilisés à Rabat, il y a deux semaines, pour exprimer leur colère quant aux avancements de la reconstruction de cette région balayée par le terrible séisme du 8 septembre 2023.

À entendre les doléances largement relayées sur les réseaux sociaux, on pourrait croire que rien n’a été fait ces deux dernières années.

Or, le bilan d’étape présenté par le directeur général de l’Agence de développement du Haut Atlas est sans équivoque: 51.000 habitations reconstruites, 6,9 milliards de dirhams accordés aux familles, 306 établissements scolaires opérationnels, 78 centres de santé réhabilités, 199 établissements d’accueil de touristes rénovés…

Des chiffres parlants et surtout rassurants quant à la mise en œuvre d’un programme inspiré des directives royales voulant donner une réponse rapide, structurée et solidaire face aux conséquences de cette tragédie.

À peine la poussière de la colère d’Al-Haouz retombée dans l’arène des réseaux sociaux qu’une autre manifestation devant l’hôpital Hassan II d’Agadir est venue prendre le relais. Et surtout donner du grain à moudre à ces «influenceurs» dont la mauvaise foi n’a d’égale que leur propre égo.

Leurs commentaires sur l’intervention des forces de l’ordre, devant le CHR d’Agadir, ne prennent aucunement en compte la nécessité de libérer l’accès à un hôpital où les gens continuent de se faire soigner. Leurs diagnostics de l’état du secteur de la Santé n’évoquent jamais la révolution menée par le Royaume dans ce domaine ces dernières années et qui commence déjà à donner ses fruits, comme en témoignent les derniers chiffres de la protection sociale et couverture médicale.

Leurs posts-pamphlets cherchent juste à viser des responsables qui ne sont pas de leur goût ou qui n’arrangent pas leurs affaires. Car là aussi, le gouvernement – et particulièrement le ministre de la Santé – a fait le job : une commission avait été dépêchée dans cet établissement sanitaire, une semaine même avant le déclenchement de la protestation.

Des décisions ont été prises en moins d’une semaine pour sanctionner, réformer et donner les moyens à cet hôpital pour retrouver un fonctionnement «normal». Et pour les cas de décès à l’origine de la colère, le ministre a assuré que l’enquête est en cours et ses résultats seront transmis aux juridictions compétentes.

La colère à Al-Haouz, à Agadir, comme dans d’autres communes au Maroc, peut être justifiée. C’est un secret de Polichinelle : les disparités, les insuffisances et les dysfonctionnements persistent encore. Mais prétendre que les responsables ne font rien pour y remédier ou que leurs actions et réactions ne sont pas appropriées est un leurre.

Les pourfendeurs attitrés n’ont comme objectif que de décrédibiliser les membres d’un gouvernement qui a pourtant démontré son efficacité et ses capacités. Les réalisations parlent d’elles-mêmes, la voie des réformes est bien tracée et elle se poursuivra malgré tout…