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Chronique

Un bilan gouvernemental plus qu’honorable

Le travail colossal accompli bien avant le terme de la mandature, qui plus est dans des conditions internationales et des circonstances nationales critiques, semble n’avoir laissé qu’une mince marge de dénigrement à une opposition sans colonne vertébrale.

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Je m’épuise chaque jour à chercher une critique sérieuse du bilan de la majorité actuelle. Mais je n’en trouve malheureusement pas trace.

Non pas que cette majorité soit exempte d’erreurs ou de défauts, mais probablement du fait de l’incapacité des oppositions institutionnelle, médiatique et virtuelle, à mettre la main sur des failles conséquentes dans le bilan du gouvernement Akhannouch.

D’ailleurs, le fait même de se représenter aujourd’hui les fiascos de l’ère des deux précédents gouvernements que dirigeaient les islamistes à l’aune des réalisations du gouvernement Akhannouch suffit à rassurer. On finit par croire que la majorité et le gouvernement d’Akhannouch n’ont pas l’opposition qu’ils méritent.

Le travail colossal accompli bien avant le terme de la mandature, qui plus est dans des conditions internationales et des circonstances nationales critiques, semble n’avoir laissé qu’une mince marge de dénigrement à une opposition sans colonne vertébrale. Le spectacle que l’opposition parlementaire vient d’offrir autour de la présentation de la motion de censure renseigne sur son degré d’immaturité.

Pendant ce temps-là, le gouvernement s’active à amplifier le combat contre le chômage qui touche principalement le monde rural et dont la principale cause réside, par conséquent, dans la sécheresse endémique qui frappe le Royaume de plein fouet depuis près de sept ans.

Outre l’encouragement de la cascade de projets d’investissement asiatiques, européens et ceux que pilotent des mastodontes nationaux, tel OCP, le gouvernement vient de franchir une étape clé dans l’opérationnalisation de la nouvelle Charte de l’investissement en lançant un puissant dispositif d’appui aux TPME.

Ce nouveau dispositif ciblera les projets dont l’investissement est compris entre 1 et 50 millions de dirhams, sachant qu’au Maroc, les PME sont les plus pourvoyeuses d’emploi.

Pendant ce temps-là, l’opposition s’est distinguée par la médiocrité de sa participation aux débats sur la loi organique 97.15 encadrant le droit de grève au Maroc, qui marque pourtant une évolution majeure dans le paysage juridique du travail.

Le pays a attendu plus de soixante ans avant qu’un gouvernement trouve en lui suffisamment de courage pour élaborer et faire voter une loi qui allie le respect des droits fondamentaux des travailleurs et le souci du bien public.

Au sein du Parlement, au lieu de contribuer efficacement à l’enrichissement de cette loi historique, l’opposition a intoxiqué le débat par des digressions lexicales et autres divagations idéologiques.

Pourtant, pendant ce temps-là, les grands chantiers avancent à une cadence soutenue. L’ossature de l’ensemble du dispositif ferroviaire complexe reliant Kénitra à Marrakech via une foultitude de gares périphériques a été définie, validée et passée au stade exécutif. Les travaux du port de Dakhla en sont à près de 40%.

La voie express Tiznit-Dakhla est aujourd’hui achevée. Le gros du programme de reconstruction et d’aménagement des zones sinistrées par le séisme d’Al Haouz a été finalisé. L’offre médicale s’amplifie de jour en jour pour permettre la réussite de la couverture médicale universelle.

L’aide sociale directe est aujourd’hui largement fluidifiée. L’aide au logement aussi. Les terrains de proximité pullulent partout dans les petites et grandes villes. Le chantier d’interconnexion des bassins hydrauliques se poursuit à une cadence vertigineuse.

L’industrie militaire se met en place en choisissant le haut de gamme, allant de la fabrication de drones au montage des F-16. On peut ainsi continuer à allonger la liste des chantiers que le gouvernement actuel a finalisés ou conduits avec maestria sans aliéner la santé financière du pays ni mettre en péril les équilibres socioéconomiques fondamentaux.

Si j’évoque ici l’opposition parlementaire, je ne peux oublier l’opposition cafouilleuse qui a élu l’insulte et le nihilisme pour attaquer la majorité actuelle et son gouvernement sur les réseaux sociaux.

Cette opposition-là voit son niveau intellectuel et moral baisser de jour en jour, au rythme de l’arrivée sur YouTube de nouveaux «ténors de la médiocrité», tel Abdelilah Benkirane qui vient de traiter ses compatriotes d’ânes et de microbes, rejoignant ainsi la cohorte des youtubeurs aux casseroles judiciaires imposantes.

Mais tout cela n’est que balivernes de chez balivernes. «L’écume s’en va au rebut, tandis que ce qui est utile aux Hommes demeure en terre», dit le Coran (Ar-Raâd, 17).

Au vu de l’immense travail accompli par ce gouvernement, pourquoi ne pas emprunter la voie de l’honnêteté intellectuelle pour dire à ce dernier notre fierté des hommes qui le composent et du premier d’entre eux, Aziz Akhannouch, dont la discrétion et l’humilité contrastent singulièrement avec l’arrogance et le culot du bicornu pensionnaire.
POST-SCRIPTUM (qui n’a rien à voir avec ce qui précède).

Le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) a prononcé sa propre dissolution, lundi 12 mai, et décidé ainsi de mettre un terme à des décennies de combats fratricides qui ont fait près de 40.000 morts en Turquie, selon une déclaration mise en ligne par l’agence prokurde ANF, proche du parti armé.

Le 27 février, le leader historique du PKK, Abdullah Öcalan, avait appelé son mouvement à déposer les armes et à se dissoudre. Rappelons que le PKK est impliqué depuis l’aube des années 80 dans une guerre asymétrique contre le pouvoir turc.

Et si le Polisario faisait de même, bénéficiant de facto d’une sortie honorable d’un conflit artificiel créé par la nomenclatura naguère pro-soviétique d’Alger ? Précisons quand même que le PKK a dû subir un classement en organisation terroriste par les USA et l’Union européenne avant de se résoudre à s’auto-dissoudre.