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Chronique

Piètre épouvantail et pétard mouillé !

La représentation du Maroc, telle que la véhiculent ses ennemis, est à des années-lumière du véritable Royaume entreprenant et ambitieux d’aujourd’hui.

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Pour l’arrestation d’un youtubeur recherché, la ficelle était trop grosse. Comme par hasard, il fallut qu’il rentrât au pays précisément à la veille de la 15e session de la Réunion de Haut Niveau (RHN) Maroc-France, qui s’est tenue le 16 juillet à Rabat, et que coprésidaient le chef du gouvernement marocain, Aziz Akhannouch, et le Premier ministre français, Sébastien Lecornu.

Il n’y a là rien d’accidentel ni d’improvisé, puisque quasiment sous les mêmes 24 heures, le plat Pegasus fut aussitôt réchauffé et servi par les titres de presse détenus par des groupes ignorés par les grands chantiers marocains, sans qu’on y ajoute le moindre élément nouveau probant ! Piètre tentative pour les promoteurs de l’opération multiforme dont le but était celui de parasiter la signature des 14 accords franco-marocains qui constituent le prélude à l’inédit et historique Traité que signeront incessamment le Souverain marocain et le Président français à Paris !

Décidément, en Europe, des milieux politiques puissants et des forces économiques influentes se refusent à accorder au Royaume le treaty-making power (TMP) d’égal à égal face à une puissance européenne, qui plus est membre du Conseil de sécurité de l’ONU. Ils ne conçoivent le Maroc que semblable à n’importe quel proto-État ou république issue d’un coup de crayon sur une carte d’état-major. Ne parlons même pas des voisins maghrébins recalés par l’Histoire et des sempiternels jaloux du côté du Nil et du Cap de Bonne Espérance !

Plus généralement, dès qu’un pays du Sud global arrive au seuil de l’émergence, on assiste à une agglutination d’une quantité plus ou moins importante de lobbies principalement occidentaux (mais pas que) autour de la compromission de son émergence. On se rappellera à cet égard ce que la Turquie d’Erdogan, pourtant membre à part entière de l’OTAN, avait dû subir d’humiliations et de campagnes médiatiques malfaisantes dès que son PIB industriel puis technologique eût léché des seuils conséquents.

Il n’est que de revenir aux conditions pour le moins draconiennes opposées à la demande d’intégration de ce pays à l’UE pour comprendre les soubassements de ce racisme qui ne dit pas son nom. Je l’ai dit à maintes occurrences, Erdogan n’est pas ce qu’on peut appeler un modèle en matière de démocratie, mais la suffisance et l’ethnocentrisme qu’on avait honteusement déployés contre lui en Occident m’horrifiaient. Au nom de la démocratie, qui plus est.

Ce sont ces «démocrates à la carte» qui veulent bien que le Maroc fasse le sale boulot de gendarme anti-migrant, mais pas question de faire confiance à ce pays musulman – quelle horreur ! – dont le crédit en Afrique et la cadence de croissance enragent une caste européenne habituée aux courbettes des régimes viciés du Sud, même si elle est aujourd’hui en panne multidimensionnelle.
Donc, le Maroc, fraîchement sacré première puissance industrielle d’Afrique, subit les mêmes offenses que subissait la première puissance manufacturière d’Orient arabo-musulman qu’était devenue la Turquie.

Sombres officines, consortiums de pseudo-investigation, groupes médiatiques liés (ou appartenant) à des mastodontes économiques recalés par le Maroc, ONG aux moyens colossaux, mais de source inconnue…, rivalisent de stratagèmes de déstabilisation du Maroc, soit à l’approche de grands rendez-vous onusiens, soit à la veille des grandes fêtes nationales, soit à quelques jours ou heures de la signature d’un accord historique bilatéral ou multilatéral. Il se trouve fort justement que toutes ces conditions étaient réunies ces derniers temps : La signature de 14 accords, dont six hautement stratégiques avec la France, la validation solennelle du mégaprojet du Gazoduc Afrique Atlantique par les pays de la CEDEAO, l’approche de la Fête du Trône, qui invalidera une fois de plus les fake news sur la santé du Souverain…, et l’adoption imminente du Traité d’amitié inédit autant pour la France que pour le Maroc.

En vérité, rien n’a été épargné au Royaume durant les deux dernières années. Mon amie Souad Mekkaoui en détaille quelques misérables forfaits : «Une enquête sur les services de renseignement, un portrait crépusculaire de la monarchie, un réquisitoire sur les libertés publiques, une plongée dans les “secrets du Palais”, une spéculation sur la santé du Souverain ou une nouvelle prophétie annonçant la “fin du règne”. Le scénario change à peine. Seuls les titres sont renouvelés». Bien entendu, la cinquième colonne, les dépités du Règne et les voyous du Canada ne comptent pas observer quelque répit, que ce soit dans leurs assauts contre les institutions, le système sécuritaire et les acquis du Royaume.

Mais pour la malchance de tout ce monde ainsi agglutiné autour de la malfaisance antimarocaine, le «Makhzen» qu’on décrit tant veille à la pérennité des liens organiques entre la Monarchie et le peuple. Ce sont ces liens qui ont triomphé si magistralement du Covid-19, du séisme d’Al-Haouz ou encore des velléités hégémoniques de nombre de puissances proches et lointaines.

Il fut un temps où un simple entrefilet antimarocain dans la presse européenne, particulièrement française, pouvait précipiter l’État dans une transe de derviche Mevlevi. Ce temps est aujourd’hui révolu ; même les numéros de presse qui diffament le Royaume y sont normalement distribués. Alors, l’épouvantail de Pegasus ou toute autre «vraie-fausse» affaire du genre ne prend plus par ici. Tout comme le pétard mouillé du repris de justice intercepté à Tanger. La représentation du Maroc, telle que la véhiculent ses ennemis, est à des années-lumière du véritable Royaume entreprenant et ambitieux d’aujourd’hui. Et c’est bien là que réside la faiblesse rhizomique de l’«anti-Maroc» !