Chronique
Osons reconnaître ses mérites à une équipe qui gagne !
Toute flagornerie mise à part, il faut être frappé d’un incurable strabisme politique pour ne pas reconnaître à l’actuel gouvernement, outre le dynamisme et la proactivité, un courage méritoire à toute épreuve.
Rares furent les gouvernements marocains qui se sont succédé depuis l’indépendance où l’on rencontre une aussi forte concentration de compétences comme c’est le cas de l’équipe ministérielle conduite par Aziz Akhannouch. Toute flagornerie mise à part, il faut être frappé d’un incurable strabisme politique pour ne pas reconnaître à l’actuel gouvernement, outre le dynamisme et la proactivité, un courage méritoire à toute épreuve. Je sais que cela m’en coûte de rendre hommage à des politiques en exercice, l’air du temps étant aujourd’hui à la critique surfacique et souventement à l’outrage, sinon l’invective. Mais cela m’importe bien moins que la culture de la reconnaissance qui m’est aussi précieuse que la critique objective. Or, les réseaux sociaux et la presse de caniveau aidant, la culture de la reconnaissance semble se raréfier en ces temps où la médiocrité est célébrée tous azimuts. Au mi-mandat de l’actuel gouvernement tripartite, force est de constater qu’en dépit des conséquences catastrophiques du Covid-19, du séisme particulièrement dévastateur qui a frappé le cœur du pays et d’une sécheresse devenue endémique, la majorité des engagements pris par Aziz Akhannouch et son équipe ont été bel et bien honorés.
Je me contenterai ici de consigner deux remarques avant de rendre hommage à deux personnalités emblématiques des réussites spectaculaires du Royaume. Voici d’abord mes deux remarques :
1) Sous l’actuel gouvernement, la police et la justice ont battu le record des mises à l’ombre d’élus nationaux et locaux poursuivis pour toutes sortes de crimes et de délits, sans compter les fonctionnaires véreux, toutes administrations confondues. Jamais le Royaume n’a connu un «nettoyage éthique» aussi vaste depuis l’indépendance.
2) En termes d’investissements tant nationaux qu’internationaux, jamais l’attractivité n’a atteint un niveau aussi élevé. Nul secret à cet égard, puisque le Souverain s’est mobilisé en personne pour s’en aller prospecter les plus volumineux fonds souverains d’Orient et d’Occident. Dans son sillage, un commando de ministres ne cesse de sillonner les continents à la recherche d’investissements, de joint-ventures et de partenariats divers et variés. Cela nous change des tartufes-palabreurs sans idées dont les Marocains se sont débarrassés – à jamais, espérons-le ! – en 2011.
Quant à mon hommage, il vise, à titre exclusivement indicatif, Nasser Bourita et Fouzi Lekjaâ. Ces deux hommes semblent être nés pour servir la vision magistrale du présent règne.
Nasser Bourita est un redoutable puncheur. Au registre de la défense de la marocanité de nos provinces sahariennes, il a pu knockouter d’illustres chefs de la diplomatie de par le monde. Outre les trois derniers ministres des Affaires étrangères algériens, Sabri Boukadoum, Ramtane Lamamra et Ahmed Attaf, il a «neutralisé» l’Espagnole Arancha Gonzalez qui offrit l’hospitalité au mercenaire-en-chef Ben Battouche, le Français Jean-Yves Le Drian qui refusait d’admettre la mise hors d’état de nuire de la Françafrique par le Maroc ou encore l’Allemand Heiko Maas qui mettait un zèle particulier à contrer la reconnaissance américaine de la marocanité du Sahara.
Le natif de Taounate a grandi professionnellement au sein du ministère dont il tient pleinement les rênes depuis sept ans. Il en a gravi les strates et pratiqué les «servitudes» à moult niveaux. Il sera l’exécutant – avec quelle maestria ! – de la partition diplomatique et géostratégique élaborée par le Souverain. Du retour du Royaume au sein de l’UA à l’avalanche de succès diplomatiques vertigineux de par le monde, Nasser Bourita fut de toutes les négociations, de tous les rounds, de toutes les parades face aux milliards de pétrodollars nonchalamment et bêtement jetés dans la guerre de déstabilisation menée par les caporaux houkkistes contre notre pays. Fouzi Lekjaâ, lui, s’apparente pour la communauté sportive mondiale à un homme providentiel dont le ciel aurait gratifié le football marocain. En sept ans, l’homme a accompli pour le football de son pays ce qu’aucun autre n’a pu réaliser au Maroc depuis l’indépendance, ni personne nulle part en Afrique, au sein de la sphère arabe et même dans le monde. Ce n’est donc nullement un hasard que Gianni Infantino, le président de la FIFA dont le souci du devoir de réserve n’échappe à personne, dise de lui dès le 17 mars 2017 : «Fouzi, je le connais et je l’apprécie depuis un certain temps. Il a eu le score le plus brillant de toute l’élection (à la CAF). C’est un passionné de football de toute façon, on ne le découvre pas aujourd’hui. Je suis sûr qu’il va contribuer au développement du football africain.» Et ce n’est pas un hasard non plus qu’un ancien footballeur de la stature de Mustapha Hajji déclare : «On doit être vraiment aveugle pour ne pas voir les réalisations et le travail accompli par Fouzi Lekjaâ au niveau national et continental.»
Outre sa maestria dans la conduite transversale du football autant national qu’africain et international, Faouzi Lekjaâ a démontré son talent dans la gestion à la fois rigoureuse et imaginative des finances publiques. Sans jamais altérer l’orthodoxie en la matière, le trésorier du Royaume a fait montre d’un sens aigu de la hiérarchie des priorités.
Bien sûr que l’équipe du gouvernement Akhannouch compte des talents féminins et masculins dorénavant reconnus pour leur dynamisme et leur patriotisme à toute épreuve. S’il ne m’est pas possible de les citer un par un dans cet espace, je les associe avec plaisir à cet hommage rendu par moi à leurs deux collègues. Je ne peux conclure sans affirmer que les Marocains commencent à apprécier la stature d’authentique homme d’État du chef du gouvernement actuel. Bravo et bon vent !
