SUIVEZ-NOUS

Chronique

Morocco first !

Jusqu’à quand continuerons-nous à tolérer les offenses de certains leaders palestiniens du Hamas ou hors Hamas contre l’intégrité territoriale du Royaume ?

Publié le


Mis à jour le

Certains raisonnent au terme du premier quart du 21e siècle comme si le «Front de refus», le Nassérisme, le national-arabisme baassiste, voire la Tricontinentale et l’URSS existaient encore.

D’autres, imbus d’une nostalgie bien plus ancienne, celle du Califat, croient pouvoir faire abstraction de la Renaissance, des Lumières, de deux guerres mondiales et de quatre révolutions industrielles à coups de hadiths apocryphes.

Bénéficiant des plateformes numériques, aussi bien les tiers-mondistes convertis au national-arabisme que les trans-islamistes régressifs se sont emparés de la question palestinienne pour diaboliser et accuser de trahison toute voix appelant à privilégier prioritairement la fidélité à la Patrie.

Il suffirait que vous répétiez, en toute bonne foi, l’adage «Taza avant Gaza» pour que s’abattent sur vous les foudres de ceux qui ont fait de la Palestine leur fonds de commerce. Ainsi qualifié de traître, vous êtes livré à la vindicte des simplets et surtout au zèle des barbares.

Que d’intellectuels marocains constamment livrés aux benêts embrigadés par les islamo-régressifs ! L’un de ces niais qui a menacé le Pr Ahmed Assid d’égorgement vient fort heureusement d’être condamné à la prison ferme.

Kadi Abdelaziz, le trentenaire marocain qui a commis un attentat au couteau la semaine dernière à Tel-Aviv, n’était-il pas une ogive dirigée contre les intérêts stratégiques du Maroc ?

Si les services de sécurité marocains ont fait montre d’anticipation dans la lutte contre le terrorisme, offrant ainsi un exemple vertueux à l’ensemble de la communauté internationale, il est temps pour la justice marocaine de regarder de plus près le magma nauséeux du salafo-fascisme diffusé par les islamistes marocains, à commencer par leur blablateur en chef.

Au prétexte de défendre les droits légitimes du peuple palestinien, les brigades digitales islamo-régressives sont allées trop loin dans la voie de l’incitation à la violence.

Leurs interventions de plus en plus denses sur le Net constituent des appels à peine déguisés non seulement à la haine des institutions, à la rébellion contre les aspirations modernitaires et à la dépravation de l’islam spirituel élu par les Marocains, mais aussi de temps à autre franchement au terrorisme. Même s’il l’induit de contorsions verbales mielleuses, le poison de Benkirane relève de la même veine.

Le pire est que ce piètre «fkih» qui saute plus haut que son culte tombe dans des pièges basiques de fake news grossiers, n’hésitant guère à en propager la teneur. Or la majorité de ces fake news sont fabriquées par les ennemis du Royaume. Des opérations de déstabilisation récurrentes que les services spécialisés ne cessent de mettre en échec.

Mais le chef mal inspiré peine à percevoir les visées hostiles derrière les propos des communicants drapés de burnous du militantisme propalestinien.

Que d’opérations de com fomentées par les proxys d’Iran contre le Maroc auxquelles l’oiseau de mauvais augure a succombé, la vigilance totalement anesthésiée ! Ainsi en était-il de l’escale du bateau israélien à Tanger en juin dernier dont le Hamas, le Hezbollah et leurs maîtres de Téhéran avaient fait un vecteur d’hostilité anti-marocaine.

Le chef du PJD tomba dans le panneau poings et pieds liés. «L’échec retentissant de cette opération, planifiée dans les sombres coulisses des services de renseignement hostiles, visait à semer le doute entre les institutions stratégiques du pays et le peuple marocain», écrit El Berrak Shadi Abdessalam, expert international en analyse des conflits et gestion des risques.
À propos de la question palestinienne, il est temps, me semble-t-il, de revenir à certaines vérités premières.

Dès le 12e siècle, les Marocains se sont portés volontaires pour défendre Jérusalem, première qibla de l’islam. Il est aujourd’hui établi qu’ils avaient contribué au siège de la ville sainte par l’armée de Saladin qui a eu lieu du 20 septembre au 2 octobre 1187. Il est également établi qu’ils participèrent à la grande Bataille de Hattin, le 4 juillet 1187. La célèbre «Porte des Marocains» (Bab Al-Magharibah) date de cette époque.

Bien plus tard, lors du premier clash entre Arabes et Hébreux en 1948, nombreux furent les Marocains à se joindre aux troupes palestiniennes sous la houlette d’Amin Al-Hussaïni.

Lors des clashs de 1967 et 1973, les troupes marocaines furent mobilisées aux côtés des armées égyptienne et syrienne et firent montre, lors du conflit de 1973, d’un courage exemplaire.

À ce jour, les Marocains paient toujours une taxe dédiée au combat pour la libération de la Palestine.
«Bayt mal al Qods», le bras exécutif du Comité du même nom, doit son dynamisme essentiellement, sinon exclusivement, au Maroc et à son Souverain.

Si tout cela ne pèse pas lourd aux yeux des illuminés détracteurs du Royaume, alors l’aveuglement de ces derniers n’est plus à démontrer.
Cette mauvaise foi se corse aujourd’hui par les déclarations de certains cheftons palestiniens qui non seulement mettent en doute la solidarité agissante du Maroc avec le peuple palestinien, mais vont jusqu’à s’aligner sur les vues hégémoniques algériennes concernant l’intégrité territoriale du Royaume.

On se souviendra du message d’Ismaël Haniya au peuple marocain, l’appelant à se rebeller contre l’accord de normalisation signé avec les USA et Israël. Benkirane ne cesse de l’en glorifier !
Jusqu’à quand continuerons-nous à tolérer les offenses de certains leaders palestiniens du Hamas ou hors Hamas contre l’intégrité territoriale du Royaume ?
Morocco first !