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Chronique

Le «vibe coding» à l’affiche, demandez le programme !

Depuis que la GenAI a surgi dans notre quotidien, se pose plus que jamais la question de savoir s’il fallait croire ce que l’on peinait à voir même dans nos rêves les plus fous.

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Il ne se passe plus un jour sans l’apparition d’une nouvelle plateforme qui vous permet de réaliser tout et n’importe quoi grâce aux pouvoirs de l’IA.

De la rédaction de textes en moins de temps qu’il ne faut pour les lire, à la génération de photos ou de vidéos plus réelles que nature, cette facilité déconcertante rend particulièrement compliquée la capacité de démêler le vrai du fake.

Depuis que la GenAI a surgi dans notre quotidien, se pose plus que jamais la question de savoir s’il fallait croire ce que l’on peinait à voir même dans nos rêves les plus fous.
Dans ce monde fait d’apparences, parfois trompeuses, surgit également la prise de conscience d’un certain sentiment de toute-puissance.

Un état d’esprit issu des compétences qui nous seraient conférées par cette intelligence générative de moins en moins artificielle.
En ce sens, une nouvelle tendance vient d’émerger, en l’occurrence celle du «vibe coding».Nous serions ainsi tous capables de créer une application mobile ou un site internet sans rien connaître à la programmation.

Si la promesse est illusoire, selon certains observateurs avertis ; pour l’un des gourous de la deeptech, c’est au contraire bel et bien une réalité. «Vous vous laissez porter par la vibe et vous oubliez le code», a suggéré l’ancien directeur de l’IA chez Tesla, début février, dans un message posté sur X.

Andrej Karpathy plantait pour la première fois dans le langage geek l’expression «vibe coding». À lire la manière dont il décrit les choses, ce serait aussi simple qu’un jeu d’enfant.
«Je réalise des projets, mais ce n’est pas vraiment de la programmation. Je vois un truc, je parle, je fais tourner, je copie-colle, et ça marche, dans l’ensemble», écrit-il sur ses réseaux.

Cela renvoie à ces nouveaux modèles d’IA générative, qui permettent de produire des lignes de code de manière très simple.
Il suffit de décrire simplement, par écrit ou à l’oral, le résultat que l’on souhaite obtenir, pour qu’il soit automatiquement converti en langage informatique.

Ce «vibe coding», un journaliste du New York Times s’en est emparé pour vérifier la véracité de cette déconcertante facilité.

Cité par l’AFP, Kevin Roose est en effet parvenu à créer des sites et des applis sans avoir de connaissances particulières en langage informatique. «Avoir simplement une idée, et un peu de patience, est suffisant», raconte-t-il.
Il faut avouer que des outils spécifiques se multiplient pour rendre cela possible, en plus des services offerts par les plateformes qui ont déjà pignon sur rue.

Ils pourraient ainsi programmer la fin de vie de bon nombre de programmateurs, à commencer par ceux qui se limitent à des activités à faible valeur ajoutée.

Et les chiffres sont là pour en témoigner. Aux États-Unis, le secteur informatique a supprimé près de 10.000 emplois en net en février, selon le ministère du Travail. Plus encore, les effectifs dans ce domaine d’activité sont au plus bas depuis trois ans.

Seule petite lueur d’espoir, pour ces professionnels en sursis, le fait que les néophytes ont encore du mal à surfer sur cette vibe en l’absence de connaissances de base.

Il faut en effet savoir parler promptement aux interfaces d’IA générative pour obtenir exactement d’elles ce que l’on souhaite. Mais tout cela, ce n’est qu’une question de temps, puisque des solutions fleurissent à foison pour proposer des prompts précis adaptés à toutes les formes de requêtes. Autant dire que, désormais avec l’IA, lorsqu’on veut, on peut… ou pas.