Chronique
Le front intérieur et la cinquième colonne
Nos compatriotes gagneraient à sauvegarder précieusement la cohésion et la solidité du front intérieur, seule vraie parade contre les périls qui guettent de plus en plus les humains depuis quelque temps.
Au sein de l’Afrique du Nord, le Maroc bénéficie certes d’une somme substantielle d’atouts, mais il est également exposé à une batterie de menaces plus ou moins sournoises.
Contre ces menaces, ni le bon voisinage, ni l’amitié, ni même les alliances ne peuvent faire grand-chose. Pourtant, ces menaces sont relativement de moindre dangerosité par rapport à la pire de toutes, celle qui peut émerger de l’intérieur même de la Patrie. Non pas à l’issue d’un quelconque combat pour la démocratie. Mais tout bonnement du fait de cette cinquième colonne, de ce «parti» de l’anti-Maroc, qui ne prend même plus la peine de cacher son jeu dévastateur.
Les acteurs de ce parti de l’anti-Maroc font feu de tout bois pour nuire aux intérêts supérieurs de la Patrie. C’est ainsi que certains activistes dudit «parti», dûment déguisés en militants propalestiniens, se sont longtemps servis et se servent encore de la guerre de Gaza pour fragiliser la position diplomatique du Maroc. Il en va de même pour chacune des questions essentielles qui se sont trouvées au centre du vécu des Marocains, de la sécheresse endémique à la réforme de la Moudawana !
À propos de chacune de ces problématiques, la cinquième colonne qui obéit méticuleusement à des agendas étrangers ressort sa panoplie phraséologique pour s’attaquer frontalement non pas au gouvernement, mais à l’État, à ses symboles les plus vénérés et parfois même à son Chef. Sur les réseaux sociaux, certaines voix du parti de l’anti-Maroc ne se privent pas de pavoiser chaque fois qu’un obstacle diplomatique ou économique est dressé sur la route du Royaume par ses ennemis.
Pas étonnant qu’on retrouve leurs propos reproduits par la propagande audiovisuelle algérienne le soir même. Ainsi, à propos de la cause palestinienne, on les voit se tortiller la queue en reproduisant tel ou tel propos égaré d’un dirigeant palestinien de troisième catégorie condamnant la normalisation des rapports israélo-marocains ou glorifiant la «courageuse solidarité algérienne avec le peuple martyr de Palestine».
Pas question pour ces fidèles serviteurs de la cause anti-marocaine de revenir aux déclarations des plus illustres responsables palestiniens qui témoignent de la solidarité agissante du Royaume, ou tout simplement aux audacieuses opérations de livraison de vivres et de médicaments aux populations gazaouies !
Ces experts en nuisances qui ont fini par s’allier aux pires courants islamo-populistes et qui, par conséquent, crient leur «hamassisme» plus fort que le Hamas lui-même préfèrent diffuser en boucle la ridicule déclaration tebbounienne sur «la capacité algérienne de libérer Gaza en vingt-quatre heures» au lieu de regarder la réalité en face.
Ils refusent, entre autres, de revenir à la déclaration de Moussa Abou Marzouk, l’un des principaux leaders du Hamas, au «New York Times» : «Si j’avais seulement deviné l’ampleur des dévastations qu’a occasionnées l’attaque du 7 octobre, je m’y serais immédiatement opposé».
À l’heure où le rapport de forces semble prévaloir sur le droit international et où les États, plus que jamais, «n’ont pas d’amis ou d’ennemis, il n’y a que les intérêts» (dixit De Gaulle), la seule et unique force dont peut légitimement se prévaloir toute nation pour son inviolabilité est la solidité de son front intérieur.
Et que font donc les mercenaires de l’anti-marocanité sinon tenter par tous les moyens de fissurer notre front intérieur ? Pour cela, ils usent de tous les moyens permis par la révolution des nouvelles technologies de la communication, du détournement des propos et des images aux fake news les plus ridicules !
Certains parmi eux n’hésitent guère à mettre en doute les exploits réalisés par les forces sécuritaires marocaines en matière de lutte contre le terrorisme, ce qui équivaut, à n’en point douter, à une apologie déguisée de ce même terrorisme. D’autres ont commis pire que la propagande d’Alger a eu à fomenter : s’attaquer à la personne du Souverain.
Ainsi, un desperado qui pâtit d’un «dépit amoureux» depuis son éjection par le Makhzen au lendemain de l’intronisation de Mohammed VI n’a point hésité à jaboter longuement en compagnie de sa clique à propos de la santé du Souverain, allant jusqu’à appeler à… son détrônement ! Ni lui, qui vit confortablement en Espagne après un long séjour aux USA, ni ses petits copains qui vivent et travaillent au Maroc n’ont été inquiétés, et pour cause : ils seraient comblés de joie en devenant les héroïques victimes du Makhzen !
C’est donc bien la solidité du front intérieur marocain qu’il s’agit de fragiliser par tous les moyens. Ne pouvant pas le faire elles-mêmes, les puissances ennemies du Royaume se sont alloué les services de ces pseudo-intellos qui ont choisi le paravent droits-de-l’hommiste pour servir les agendas hégémonistes desdites puissances.
Depuis près d’un demi-siècle, l’Algérie des trouffions, au moyen de dizaines, voire de centaines de milliards de dollars, n’a pu ne serait-ce que fissurer le mur du front intérieur marocain. D’autant que la solidité de ce front a pu affronter vaillamment les assauts diplomatiques de nombre de puissances occidentales, dont la France, l’Espagne, l’Allemagne et même les USA sous Obama !
Or, les mercenaires du parti de l’anti-Maroc veulent avoir notre pays à l’épuisement en profitant de la situation due essentiellement à la sécheresse, au chômage et à la conjoncture fortement défavorable que traversent nombre de pays à cause de la cherté de l’énergie et la raréfaction des ressources hydriques. Mais c’est mal connaître le background d’une vieille nation extrêmement jalouse de son indépendance.
Voilà pourquoi nos compatriotes gagneraient à sauvegarder précieusement la cohésion et la solidité du front intérieur, seule vraie parade contre les périls qui guettent de plus en plus les humains depuis quelque temps !
