Chronique
Dans la tourmente universelle, protégeons notre Maroc !
C’est à l’aune de la sauvegarde du Maroc en ces temps périlleux que l’on doit dorénavant concevoir chacune de nos alliances. Y compris avec le Diable !
Dans notre monde à moult tourments, où grandes et petites puissances semblent avoir perdu jusqu’au sens du discernement, combien sont les nations qui peuvent se prévaloir d’une vision dont on peut extraire quelque substantifique moelle diplomatique autant intelligible que bienveillante?
A écouter les dirigeants dans notre région, notre continent, notre aire arabe, notre sphère musulmane et même notre monde, on est interloqué par la violence du ton et l’agressivité du discours. Que d’injonctions, que de remontrances et que d’offenses, y compris contre le droit !
L’ONU n’est plus qu’une coquille vide, une espèce de «façon de parler» sans la moindre emprise sur la marche du monde. Pis, les dirigeants des grandes puissances se balancent des noms d’oiseaux sur la figure, souventement par réseaux sociaux interposés.
A l’heure où ça pétarde tous azimuts, aucun pays au monde, y compris en Europe, ne peut prétendre être à l’abri d’un acte malveillant…parfois même de la part d’un allié. La typologie des conflits a évolué au point d’intégrer des armes inédites. La guerre hybride fait de plus en plus de ravages.
Ne parlons pas des fake news et des nouveaux modes opératoires du terrorisme. Comment «rentrer dans le souk de sa propre tête», comme disent les Marocains, dans ces conditions-là ? Arrivera un jour, pas si lointain, où, à l’instar de la Finlande, la Suisse elle-même abandonnerait son traditionnel chemin neutral, tant les relations internationales sont devenues exécrables.
C’est dans cette atmosphère que le Maroc se fraie son chemin vers le développement et le parachèvement de l’Etat de droit.
N’eussent été les affligeantes agressions algériennes contre son intégrité territoriale, le Maroc aurait fait de son voisinage immédiat un espace de coopération dense et un authentique havre de quiétude et d’échanges.
Hélas, ne s’assemble que ce qui se ressemble ! Le long parcours civilisationnel marocain a mithridatisé notre vieille nation contre l’absurde, tandis que nos voisins de l’Est ont fait précisément de l’absurde l’essentiel de leur doctrine de gouvernement. La Tunisie de Kaïs Saïed en a fait sa Vulgate institutionnelle et diplomatique.
La Libye kadhafienne, comme celle d’aujourd’hui, a fait montre d’une grande toxicité. La pauvre Mauritanie ne cesse de subir les outrances des Caporaux algériens depuis l’ère de Boumediene. Il n’est pire voisinage que celui-ci, palsambleu !
C’est dans ces conditions particulièrement contraignantes pour le Maroc et extrêmement périlleuses pour l’ensemble de l’humanité que certains baroudeurs de slogans, la bouche pleine de moraline, tentent d’altérer la marche du Royaume vers l’émergence.
Auraient-ils été des ennemis franchement déclarés du Maroc, les Ouihmane, Aziz Ghali, Benkirane et ses épigones, les hordes adlistes et l’ensemble de ceux qui guidèrent la manifestation pro-iranienne du dimanche dernier ne feraient pas pire !
Dans cette affaire iranienne, le pharisaïsme de Benkirane a atteint les cimes de l’incongruité. Comment un ancien chef de gouvernement peut-il soutenir un pays aussi belliqueux que l’Iran des Mollahs qui n’a point hésité à entraîner les voyous qui menacent l’intégrité territoriale du Royaume ?
L’intelligence avec une puissance étrangère n’est plus bien loin, saperlotte ! L’attaque iranienne contre le Qatar a donné à voir un spectacle inédit: les danseurs du ventre pro-iraniens et néanmoins proches du Qatar ont plongé dans une confusion inédite. Qui doivent-ils dénoncer ? L’Iran ou le Qatar ?
Deux agendas dorénavant incompatibles pour les mercenaires et les agents dormants des fabriques frériste et «mollahesque»! «Au sein d’un panier de crabes, l’aménité porte malheur». J’ai toujours considéré les pseudo-militants émargeant sur les registres des puissances étrangères comme les pires ennemis de notre pays.
Non que je les méprisasse par pur confort intellectuel, mais il me semblait évident qu’on les exécrât par nécessité patriotique. Ces êtres hautement toxiques simulent et dissimulent tous azimuts. Pouacre ! Quelle horreur !
En vérité, l’un des acquis les plus fondamentaux du Maroc sous le règne de Mohammed VI est la confection d’un Etat fort. Le plus réjouissant dans ce fait quasi unique au sein de notre environnement, est le fait qu’il s’est affirmé et même davantage consolidé à la faveur de ce qui fut appelé le «Printemps arabe».
Le même sentiment s’est imposé lors de la pandémie du Covid-19 puis lors du séisme du Haouz. Un tel Etat, si fort et si fier de son enracinement mental et territorial, a pu imposer ses convictions diplomatiques et géostratégiques à des puissances européennes comme à des dizaines de pays ayant auparavant admis les balivernes des soudards d’Alger.
Un tel Etat, si confiant en ses capacités à soumettre à sa volonté les contingences les plus tenaces, a osé initier une révolution sociale multidimensionnelle destinée à corser la dignité de chaque Marocain, quel que soit son statut social.
Pourquoi tous ces vermineux appendices marocains des puissances hégémoniques d’Orient et d’Occident ne valident-ils pas définitivement la solidité de l’Etat au sein de notre vieux Royaume et s’abstenir, par conséquent, de servir des agendas hostiles à la paix et à l’ex-Empire chérifien ?
Pourquoi persistent-ils dans cette lamentable haine de soi déguisée en fougue pseudo patriotique ? Dans la tourmente universelle issue de la faillite des idéologies et du triomphe du vide doctrinal sidéral, la sauvegarde du Maroc constitue un impératif des plus impérieux.
Toute alliance, quelle que soit sa puissance, doit s’y conformer. C’est à l’aune de la sauvegarde du Maroc en ces temps périlleux que l’on doit dorénavant concevoir chacune de nos alliances.
Y compris avec le Diable !
