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Chronique

Consolider le leadership multidimensionnel du Royaume

Les deux dernières semaines ont offert au monde l’occurrence de mesurer l’attractivité multidimensionnelle accrue du Maroc.

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Multidimensionnelle parce qu’elle campe des domaines aussi divers et variés que le tourisme, la diplomatie, les investissements et la sécurité.
En cette fin d’année, le nombre de touristes approchera le seuil de 14 millions. Un exploit insoupçonné – rappelons-le – au lendemain d’une pandémie universelle dévastatrice et d’un séisme quasi apocalyptique. L’attractivité marocaine a réussi le challenge de braver les vicissitudes diverses et variées pour investir également le tourisme événementiel. Quelques semaines après l’éclatante réussite des assemblées générales de la BM et du FMI, sans parler du Festival international du film de Marrakech, des innombrables séminaires, colloques et autres conférences multilatérales, tous thèmes confondus, que le Maroc a abrités, force est de constater que le savoir-faire événementiel marocain est devenu l’une des manifestations éclatantes du leadership régional, continental et international du Royaume. Sur le plan diplomatique, le Maroc s’est transformé en un «aimant puissant» capable de capter les bonnes volontés et les initiatives les plus vertueuses de la scène internationale. Alors que Marrakech se prépare à accueillir la sixième édition du Forum russo-arabe, les USA, «pen holder» des dernières résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU sur le Sahara marocain, dépêchent à Rabat leur sous-secrétaire adjoint pour l’Afrique du Nord, Joshua Harris, pour «réitérer qu’il n’y a aucun changement dans la position claire et constante des États-Unis». Entretemps, l’ambassadeur marocain à Moscou s’est vu signifier les dispositions d’aménité russe à l’égard du Royaume. De son côté, le chef de la diplomatie espagnole élit Rabat pour son premier déplacement à l’étranger au lendemain de la reconduction du gouvernement de Pedro Sanchez. José Manuel Albares est venu rappeler la position dorénavant inaliénable de son pays au sujet du Sahara marocain en exprimant la volonté de son gouvernement d’amplifier la coopération, les échanges dont le volume a dépassé les 20 milliards de dollars et les investissements déjà conséquents grâce aux 800 entreprises espagnoles établies au Maroc. La fructueuse visite royale aux EAU semble ainsi avoir aiguisé l’appétit entrepreneurial des voisins du nord du Maroc. Ayant déjà déclassé la France au registre des échanges, l’Espagne ne souhaite pas rater le rendez-vous de l’émergence marocaine qui se dessine à l’horizon de la décennie 30.
Cette bouillonnante dynamique n’épargne pas non plus des pays lointains. Ainsi, la présidente de l’Assemblée nationale de la République d’Azerbaïdjan, Sahiba Gafarova, a réitéré à Rabat «le soutien permanent et constant de son pays à la souveraineté du Maroc sur ses provinces du Sud». Une semaine auparavant, le même soutien a été exprimé par le Sénat colombien.
À sa manière, la France n’est pas en reste, elle expédie Frédéric Veaux, le patron de sa police nationale, auprès d’Abdellatif Hammouchi pour solliciter l’experte assistance des services marocains lors des Jeux olympiques de Paris et inviter le patron de la DGSN à se déplacer in situ à cet effet. De son côté, Yassine Mansouri, le patron de la DGED, a été décoré de l’Étoile de la Roumanie, la plus haute distinction du pays, «en reconnaissance de la fructueuse collaboration entre les deux pays». C’en était trop pour la débile junte d’Alger qui, pour contrer cette cascade d’exploits, n’a pas trouvé mieux que l’incitation de ses voyous de Tindouf à lancer des «canons à confettis» sur la localité d’Aousserd… à partir du territoire mauritanien ! Lancer des engins explosifs sur des populations civiles à partir d’un État tiers à la veille de l’entrée au Conseil de sécurité de l’ONU en qualité de membre non permanent renseigne sur le «génie gaffeur» des gérontocrates sévissant à Alger. Il y a de quoi affoler nos belliqueux et zéroteux voisins, en effet. Sur le plan intérieur, alors que l’avalanche de réformes n’est pas près d’observer quelque trêve que ce soit, ni les irresponsables et sulfureuses «coordinations» (tansiqiyates) prétendant représenter le corps enseignant, ni a fortiori les delirium misogynes du dépressif chef péjidiste contre la future mouture de la Moudawana n’arrivent à contrer le souffle réformateur initié par le Souverain et mis en musique par le gouvernement tripartite. Au point que l’opposition légaliste de «gauche» semble enfin résolue à sortir de sa longue torpeur pour occuper un espace revendicatif dûment légaliste et responsable, resté désespérément désertique depuis l’effondrement de la mouvance islamiste en 2021. En vérité, le Maroc se trouve aujourd’hui dans une situation semblable à celle de l’Espagne et du Portugal à la veille de leur émergence au sein de l’Europe. L’émergence d’une nation constitue, en effet, un rendez-vous majeur avec l’Histoire que les citoyens se doivent d’honorer. Contre vents et marées, quelle que puisse être l’ampleur des défis et obstacles. Ni les chamailleries politiciennes intérieures ni les pétarades et autres barouds de… déshonneur provenant de l’Est ne doivent dévier le Maroc de son courageux cheminement vers l’émergence. La farouche hostilité de la Corée du Nord à l’encontre de sa jumelle du Sud n’a pas empêché cette dernière d’honorer son rendez-vous avec son rayonnant destin, alors que sa voisine est restée clouée, tout comme les séniles d’Alger, aux dogmes désuets de la confrontation Est-Ouest. Aussi le leadership marocain doit-il être constamment consolidé et c’est ce message d’optimisme et de ténacité si amer au goût des nihilistes excités qu’il ne faut jamais perdre de vue. La caravane passe…