Bouliste
Kardashian à Bouznika/Les lois éternelles du PJD/Palmiers étrangers
Marocain fictif, mais estampillé 7a9i9i… Il a eu plusieurs vies et revient sévir, en version mag. Tireur d’élite, mais gauche, il pointe tout ce qui lui plaît. Et passer pour un cochonnet ne lui fait même pas peur…
Kardashian à Bouznika
Hespress affirme que l’été est synonyme d’angoisse pour beaucoup de femmes marocaines. La quête du «summer body» à l’approche des vacances les plonge dans une spirale infernale. Elle rime souvent avec des régimes drastiques vantés sur les réseaux sociaux et dans les magazines féminins. Les vitrines de magasins débordent de «maillots de bain multicolores : une pièce, deux pièces, bikini… Autant de choix pour les estivalières en quête «désespérée» de l’article parfait qui rehaussera leur poitrine, sculptera leurs hanches et dissimulera les vergetures». Le Bouliste ne rencontre pas les mêmes femmes dans les plages, celles qu’il voit ne doivent pas parler anglais pour comprendre la notion de «summer body».
Les lois éternelles du PJD
Lors de la discussion du projet de loi sur le droit de grève à la Chambre des représentants, une vive confrontation a éclaté entre Abdellah Bouanou, président du groupement parlementaire du PJD (Parti de la justice et du développement), et Khadija Zoumi, députée du Parti de l’Istiqlal et cadre du syndicat UGTM (Union générale des travailleurs marocains). Bouanou affirmant que vouloir modifier une loi élaborée par les «islamistes» en 2016 équivaut à une tentative de dénigrement de l’ancien chef de gouvernement Abdelilah Benkirane. Un crime de lèse-ex-chef du gouvernement. Le Bouliste se pose la question si les membres du PJD ne mettent pas les lois qu’ils ont élaborées au niveau des fatwas intemporelles.
Palmiers étrangers, le grand remplacement
Le mouvement «Maroc Environnement 2050» a lancé depuis 2021 une campagne pour mettre fin à la plantation de palmiers dattiers étrangers dans diverses villes marocaines. Étrangers ne veut pas dire d’autres pays mais seulement d’autres villes. Le mouvement rappelle que planter des palmiers en dehors de leur domaine oasien constitue une grave erreur environnementale, qualifiant même cette pratique de crime écologique contre les Marocains. Les palmiers étrangers «portent atteinte à l’identité» (sic), alors que «renforcer cette identité est crucial pour la santé mentale des résidents» (resic). Le Bouliste se demande où ils vont chercher tout ça ? Et vous souhaite la bienvenue en «Absurdistan».
50 ans et pas une dent
Le Théâtre Royal de Marrakech va, apparemment, avoir enfin sa mutation. Le Bouliste se pose la question de
la dimension temporelle chez nos décideurs. Les plans dece théâtre ont été (mal) conçus dans les années 1970 par l’architecte tunisien Charles Boccara. Ona commencé sa construction en 1982. On l’a arrêtée en 1985. Avant de la reprendre, la construction toujours, en 1997, douze ans après, sans l’avoir finie. En 2021, 24 ans après, lacommune de Marrakech «décide» de reprendre sa construction avec un budget de 116 millions de dirhams. LeBouliste remercie la commune de Marrakech d’être un bon client en lui fournissant de la matière absurde sans qu’il ait à transformer la réalité ou à chercher trop longtemps.
Zellige en boules
Les Marocains n’en peuvent plus du gouvernement algérien. Celui-ci vient d’inaugurer, par l’intermédiaire de sa ministre de la Culture, un mur de zellige marocain dans un musée dans la wilaya de Chlef. Pour rappel, Mehdi Bensaid, ministre marocain de la Jeunesse, de la culture et de la communication, a sollicité les services d’un avocat pour adresser une mise en demeure à Adidas pour «vol» de motifs du «zellige marocain» dans des dessins du maillot de football de l’équipe d’Algérie. Pour se venger, leBouliste pense faire fabriquer des boules avec des motifs de zellige marocain. Comme ça, même s’il perd lechampionnat, il fera de la diplomatie sportive avec sesboules.