Dossiers Spéciaux
Youssef Belqasmi: «La CAN 2025 est un test grandeur nature avant 2030»
Le Royaume a un pari et s’investit pour le réussir. L’organisation du Mondial est passée de l’ambition à la réalité et les chantiers, dont celui du Grand Stade de Casablanca, sont ouverts. Ce qu’en pense le président du directoire de la Société nationale de réalisation et de gestion d’équipements sportifs (Sonarges).
Un rêve devenu réalité
Pour le Maroc, l’organisation de la Coupe du monde est une ambition qui a été affichée depuis bien longtemps. Il s’agit aujourd’hui d’une réalité. Il va sans dire qu’il est question d’un événement d’une extrême importance, notamment pour le rayonnement de notre pays à l’international. De même que cette co-organistion constitue une extraordinaire opportunité pour le développement du pays.
La Coupe du monde donnera un coup d’accélérateur aux chantiers ouverts et aux projets en déploiement. Au-delà des infrastructures, un élément non moins important qu’un tel événement amènera dans son escarcelle consiste en la transformation sociétale dont il est porteur pour notre pays. En fait, derrière, il y a de la valeur ajoutée qui sera portée en termes de comportement et d’organisation. Sans omettre, bien entendu, les effets d’entraînement qui en découlent en termes d’investissements, d’opportunités d’affaires et autres créations d’emplois.
Le plus grand stade au monde
«Au cours du processus des préparatifs, nous avons procédé à la désignation des six villes devant abriter les compétitions qui seront organisées dans le Royaume. Parmi lesquelles, bien évidemment, la métropole qui sera dotée du Grand Stade de Benslimane, dont l’appel d’offres pour le concours architectural a été lancé et adjugé entre octobre et février dernier. Une infrastructure qui plus est sera à la hauteur des ambitions des Marocains et des Marocaines, puisqu’il s’agira, avec une capacité de 115.000 sièges, du plus grand stade au monde. Toujours est-il qu’il n’est pas uniquement question d’un stade, mais de tout un écosystème qui sera construit autour avec plusieurs composantes, dont des terrains d’entraînement et d’autres sphères d’animation au profit des familles qui pourront en profiter. Car, avec la liaison LGV et les autres points d’accessibilité terrestres qui seront mis en place, l’on pourra prétendre à assurer la pérennité du projet au-delà de la Coupe du monde.
Chemin faisant, nous avons continué le travail de préparation avec nos partenaires pour l’élaboration du cahier des charges pour pouvoir lancer de nouveaux appels d’offres, l’objectif est d’être ensemble dans les délais. Le tout sera, au bout de ce processus, soumis à l’évaluation de la FIFA qui devra se prononcer, lors de son AG en juillet prochain, sur le dossier final de la candidature».
À mi-chemin
«Outre le stade de Benslimane, cinq autres infrastructures sont en rénovation. Que ce soit à Tanger, à Fès ou encore à Casablanca, entre autres, les travaux vont bon train.
D’autant qu’il est essentiel d’achever ces projets à l’horizon 2025 avec l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations que le Royaume abritera.Une opportunité qui constitue, de fait, un test grandeur nature en perspective de la Coupe du monde.
D’ailleurs, dans le cadre des programmes de réhabilitation et de rénovation en cours, nous n’agissons pas uniquement pour répondre aux exigences de la Confédération africaine de football, mais sur la base des normes FIFA. Notamment en matière d’éclairage et de gestion des flux de séparation».
Pourquoi pas la finale !
«Avec en toile de fond tous les efforts consentis par les différents intervenants, nous serons dans les temps et le Maroc est prêt à relever le défi. Mais pas que.
Le Royaume pourra même prétendre à abriter l’un des deux moments majeurs de la compétition, soit l’ouverture ou la finale. En effet, le Grand Stade de Casablanca réunit toutes les conditions requises pour ce faire.
Certes, rien n’est encore décidé à ce stade, mais nous ferons tout pour réussir ce pari».
