SUIVEZ-NOUS

Dossiers Spéciaux

Ces news que l’on pourrait lire en 2030 (7/10)

Non, il ne s’agit pas de tirer des plans sur la comète. Le Maroc est en train de faire des pas de géant dans divers domaines à travers de nombreux projets structurants. D’ici cinq ans, plusieurs d’entre eux auront vu le jour. Méli-mélo d’une trentaine de dépêches susceptibles d’être publiées en 2030.

Publié le

Gazoduc Afrique Atlantique
Maroc-Mauritanie d’abord…
En attendant la réalisation du mégaprojet du Gazoduc Afrique Atlantique (GAA), les premiers mètres cubes arrivant du tronçon mauritano-marocain sont acheminés au port Dakhla Atlantique ce 23 avril 2030. Ce tronçon fait partie intégrante du GAA qui avance sereinement.

Tout le dispositif a été mis en place pour cet immense chantier dont le tracé initial couvre pas moins de 6.000 kilomètres traversant 13 pays pour fournir de l’énergie à une population forte de 400 millions de personnes. Dans sa globalité, le projet d’ensemble coûtera dans les 25 milliards de dollars.

Et si certaines voix sceptiques doutaient de la capacité de mobiliser un tel investissement stratosphérique, au fur et à mesure, les oracles se voient démentir. En effet, nombreux sont les partenaires qui y croient, dont les grandes institutions financières internationales, sans oublier les investisseurs qui y voient une nouvelle aubaine pour faire davantage d’affaires avec le continent africain.

Qui plus est à la faveur de ce gigantesque projet qui, ajouté à d’autres initiatives tout aussi porteuses, verra son intégration économique renforcée.

Chantier Naval de Casablanca
Les premiers navires arrivent
Dupliquer les succès enregistrés dans les industries automobiles et aéronautiques dans le secteur de l’industrie navale, c’est l’ambition que s’était fixée le Royaume en lançant le projet de chantier naval de Casablanca.

En 2025, le projet a connu un véritable point d’inflexion avec l’attribution par l’Agence nationale des ports d’une concession de 30 ans au groupement composé du coréen Hyundai et du marocain Somagec. Et en ce 3 février 2030, l’immense complexe maritime érigé sur 21 ha accueille ses premiers navires marocains pour des opérations de maintenance.

Cette infrastructure stratégique devrait bientôt capter une part du marché régional pour les activités de maintenance et de réparation, notamment en Afrique de l’Ouest et en Europe du Sud. Des projets de construction de navires made in Morocco sont également dans le pipe, avec l’ambition de produire 100 navires par an d’ici 2040, s’affirmant comme un concurrent sérieux des chantiers navals espagnols qui dominent la région.

Ayant mobilisé un investissement de 300 millions de dollars, le chantier comprend une cale sèche de 244 mètres de long et 40 mètres de large, ainsi qu’un ascenseur vertical d’une capacité de 9.000 tonnes.

Interconnexion électrique
Le Maroc branche l’Afrique à l’Europe
Cinq ans après la signature de l’accord historique entre Rabat et Nouakchott, le projet d’interconnexion électrique entre le Maroc et la Mauritanie est pleinement opérationnel en ce 14 septembre 2030. Le réseau électrique marocain est désormais branché à celui de son voisin du sud, via une ligne haute tension reliant Dakhla à Nouadhibou.

Ce projet stratégique s’inscrit dans une vision plus globale permettant de mettre en place un système électrique intégré reliant l’Afrique de l’Ouest, les pays du Sahel, le Maroc et, au-delà, l’Europe. Le Royaume a d’ailleurs renforcé ses connexions avec le Vieux Continent, après le lancement en 2026, d’une nouvelle liaison sous-marine avec l’Espagne qui est venue s’ajouter aux deux existantes depuis 1997 et 2006.

Une liaison avec le Portugal est en cours de réalisation. Idem pour la ligne reliant le Maroc à la France ayant fait l’objet d’accords signés à Rabat en 2024. Ce corridor électrique, au même titre que le Gazoduc Atlantique, positionne le Maroc comme un hub énergétique régional, entre Afrique de l’Ouest (via le pool WAPP, le système d’échange d’énergie électrique ouest-africain) et l’Europe.

Il concourt aussi à une meilleure intégration des énergies renouvelables. L’interconnexion permet en effet non seulement de renforcer la résilience du réseau, mais aussi d’écouler le surplus d’électricité verte produite.