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Sécurité hydrique : Le barrage de Bou Khemis relancé pour 1,125 MMDH

Le barrage de Bou Khemis, sur l’oued Grou, est officiellement relancé en 2026 après un lancement en 2023 et une suspension. Estimé à 1,125 MMDH, cet ouvrage stratégique vise à renforcer l’alimentation en eau potable entre Rabat et Casablanca, approvisionner Ezhiliga et protéger les zones aval contre les crues.

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Après un lancement initial en 2023, suivi d’une suspension, le projet de construction du barrage de Bou Khemis est officiellement relancé en 2026, pour un coût global estimé à 1,125 milliard de dirhams (MMDH). Cette infrastructure hydraulique, implantée sur l’oued Grou dans la commune rurale d’Ezhiliga, province de Khémisset, s’inscrit dans l’effort national soutenu pour faire face au stress hydrique que traverse le Royaume.

Situé à proximité d’Ezhiliga dans la région Rabat-Salé-Kénitra, le barrage de Bou Khemis disposera d’un bassin versant de 2.582 km². Il devrait permettre un apport moyen annuel de 188,09 millions de mètres cubes d’eau tout en limitant l’envasement du barrage Sidi Mohamed Ben Abdellah situé en aval, avec une réduction estimée à environ 1,076 million de m³ par an.

Ce nouvel ouvrage répond à plusieurs objectifs stratégiques. Il vise notamment à renforcer l’alimentation en eau potable de la zone côtière entre Rabat et Casablanca, à approvisionner la ville d’Ezhiliga ainsi que les centres avoisinants, à protéger les zones aval contre les crues et à contribuer à une meilleure gestion des ressources en eau dans un contexte marqué par des sécheresses récurrentes.

Cette relance s’inscrit pleinement dans la vision anticipative défendue par le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka. Ce dernier avait notamment souligné que «la politique des barrages au Maroc a connu une amplification inédite ces dernières années, qui s’est traduite par un maillage dense et équilibré. Les barrages construits sont répartis sur l’ensemble du territoire». Il a insisté sur le fait que cette stratégie a permis au Royaume d’affronter les sept dernières années de sécheresse tout en évitant les effets dévastateurs observés ailleurs.

Pour la province de Khémisset, le projet représente une opportunité majeure de développement, avec la création d’emplois locaux pendant la phase de construction et, à plus long terme, un appui décisif au développement agricole et urbain grâce à une ressource en eau plus fiable.

Comme l’a rappelé Nizar Baraka, ces infrastructures visent non seulement à atténuer l’impact du changement climatique en réduisant les crues et en stockant l’eau, mais aussi à favoriser «l’émergence de nouvelles activités agricoles qui vont générer de l’emploi».

Le barrage de Bou Khemis pourrait ainsi devenir un symbole concret de la résilience marocaine face aux défis du changement climatique.

Le délai global d’exécution des travaux est fixé à 48 mois à compter de l’ordre de service de démarrage. Le planning prévisionnel prévoit : l’achèvement des installations de chantier sous 10 mois; la réalisation des pertuis de dérivation et des batardeaux en 14 mois; l’élévation du barrage jusqu’à la côte 440 en 27 mois; la finalisation de l’ensemble des travaux jusqu’à la crête, incluant le pont sur l’évacuateur de crues, en 45 mois.

Pour rappel, le maître d’ouvrage est la Direction Générale de l’Hydraulique du Ministère de l’Équipement et de l’Eau. Le suivi direct du projet est assuré par Rachid Madah, Directeur des Aménagements Hydrauliques. Le bureau d’études chargé de la conception est le cabinet Alkhibra.