Au Royaume
Phosboucraa, un vecteur de développement socioéconomique régional
C’est une entreprise créatrice de valeur et d’emploi, mais aussi qui traduit en actes sa responsabilité sociale et environnementale. La preuve par les faits.
Plus qu’une entreprise, Phosboucraa se présente comme un grand catalyseur du développement socioéconomique dans les provinces du Sud, particulièrement dans la région de Laâyoune-Sakia Al Hamra.
Créé en 1962 par l’entreprise publique espagnole Instituto Nacional de Industria (INI), elle débutera ses opérations minières que 10 ans plus tard. Changement de cap en 1976, lorsque le groupe OCP acquiert 65% de son capital, avant qu’il en devienne l’unique propriétaire en 2002.
D’ailleurs, dit-on auprès d’OCP, environ 85% du total des investissements destinés à développer Phosboucraa n’ont été réalisés que depuis que l’entreprise est devenue «propriété exclusive» du groupe. C’est que, explique-t-on, «notre engagement de longue date envers la région va bien au-delà de la taille de ses réserves».
Il est à noter, par ailleurs, qu’avec plus de 2.000 collaborateurs, l’entreprise est le plus grand employeur de la région Laâyoune-Sakia Al Hamra.
Contributeur majeur…
Outre ses propres activités, l’entreprise est, en fait, un contributeur majeur à l’économie locale et régionale, puisqu’elle soutient un réseau composé de dizaines de petites et moyennes entreprises, fournisseurs et prestataires de services, dont les employés (80% sont issus de la région) se comptent par centaines, voire par milliers.
Outre cet aspect, l’entreprise se caractérise également par le fait que tous ses bénéfices (elle n’est devenue rentable qu’en 2008) sont réinjectés dans le tissu socioéconomique de la région. D’autant plus que pratiquement un quart de ses commandes bénéficie aux entreprises locales.
Et contrairement à ce qui se racontait par les parties hostiles à l’intégrité territoriale du Royaume, il se trouve que Phosboucraa est le plus petit dépôt de minerai de phosphate exploité par le groupe OCP, puisqu’il ne représente qu’environ 2% des réserves totales du Maroc, selon l’US Geological Survey et l’International Fertilizer Development Center.
Il est à noter, en outre, que la mine de Boucraâ, située à un peu plus d’une centaine de kilomètres au sud de la ville de Laâyoune, dispose d’une capacité d’extraction de 4 millions de tonnes de phosphate naturel par an, transportées le long d’un convoyeur de 102 kilomètres, que l’on présente comme «le plus long du monde», jusqu’au port de Laâyoune pour être traitées et exportées.
Grâce aux investissements, estimés à des milliards de dirhams, ces chiffres continueront d’augmenter et l’ajout d’une usine de fabrication d’engrais transformera la chaîne de valeur régionale.
On apprend, par ailleurs, que les opportunités d’emploi direct et indirect, une véritable priorité pour l’entreprise, «se multiplient au fur et à mesure, surtout depuis que Phosboucraa, dont le chiffre d’affaires moyen annuel est de 200 millions de dollars et qui ne représentait en 2021 que 2,12% du CA total du Groupe OCP, s’est engagée dans «un programme de développement d’environ 1,8 milliard de dollars pour faire progresser ses opérations dans la chaîne de valeur, des matières premières aux engrais phosphatés à l’horizon 2026.
En plus de créer directement de nouveaux revenus et des emplois locaux, les investissements stimuleront indirectement beaucoup plus d’emplois».
Entreprise responsable
Au-delà des aspects industriels, l’entreprise avait programmé une enveloppe d’investissement qui pèse des centaines de millions de dirhams «au profit du développement social dans les provinces du Sud».
Sur son site officiel, l’entreprise rappelle que «ces investissements englobent des programmes de réduction de la pauvreté, des programmes de santé et d’éducation au profit des populations locales», portés par sa Fondation.
De même que Phosboucraa s’est investie dans la promotion de projets de développement socioéconomique local, conjuguée à la mise sur pied d’une technopole, y compris l’UM6P à Foum El Oued, qui avait mobilisé un investissement de plus de 50 millions de dirhams.
En outre, comme toutes les autres entités relevant du groupe OCP, Phosboucraa n’a pas omis sa responsabilité environnementale, puisqu’elle a lourdement investi non seulement pour la préservation des ressources mais aussi et surtout dans le développement des énergies renouvelables.
D’ailleurs, au début des années 2000 déjà, pratiquement 100% de l’énergie consommée par le site Boucraâ provient du parc éolien de Foum El Oued. Dans le même ordre d’idées, l’entreprise accorde un intérêt tout particulier à la rationalisation de la consommation de l’eau, et ce, en investissant dans des installations de traitement de l’eau et de dessalement de l’eau de mer.
Une Fondation au service de la communauté
C’est depuis mai 2014 que la Fondation Phosboucraa «porte l’engagement social et sociétal du groupe OCP» dans les régions du Sud. Avec pour objectif l’accompagnement du développement socioéconomique à travers la mise en place de projets structurants dans une démarche participative «impliquant les différentes parties prenantes».
On retiendra, à ce propos, les actions menées au service d’une agriculture saharienne durable, l’accompagnement des jeunes, à travers la mise en place de centres de formation, l’octroi de bourses d’études…, sans oublier un intérêt tout particulier accordé au soutien du tissu associatif de ces régions.
Dans son approche, la Fondation n’omet pas la promotion de la culture à travers la valorisation du patrimoine avec, entre autres, la mise en valeur des produits culturels régionaux ou encore le soutien porté à la promotion de la création contemporaine et de la production littéraire et théâtrale.
En outre, la Fondation accorde un intérêt non moins important au soutien de la pratique sportive et aux sportifs à fort potentiel. Les dizaines de terrains de proximité que compte la ville de Laâyoune en donnent la démonstration.
