Au Royaume
Immobilier Locatif : Des prix élevés et des rendements intéressants
La demande sur la location reste très soutenue dans plusieurs villes du Maroc, surtout celles qui constituent des pôles économiques. Les loyers augmentent d’année en année, permettant aux investisseurs de réaliser des rendements attractifs.
Dans un contexte où l’urbanisation augmente, les investissements se développent, toutes activités confondues, et le marché de l’emploi s’élargit, la demande sur l’immobilier n’a de cesse de croître.
D’ailleurs, le Maroc est placé 5e en Afrique en matière d’attractivité de l’investissement immobilier, selon le dernier classement de Business Insider, grâce, entre autres, à la stabilité du pays, à sa résilience économique, à la demande constante sur les logements, mais aussi aux rendements à long terme.
Cependant, la situation est telle que l’offre ne trouve pas forcément preneur. Plusieurs se rabattent alors sur la location. Ce n’est pas vraiment un choix, puisque les Marocains optent davantage pour l’acquisition plutôt que la location. Selon le RGPH du HCP, plus des deux tiers des citoyens sont propriétaires plutôt que locataires.
En tout cas, le marché de la location est tiré vers le haut, avec des prix élevés, consécutivement à une demande qui ne fléchit pas.
Plus chers les studios
Certains propriétaires mettent leurs biens à la location, en raison justement du rendement locatif qu’ils en tirent. Dans les métropoles principales du pays, dont Rabat, Casablanca et Tanger, les loyers continuent de s’élever. Et c’est dans ces villes essentiellement que l’on peut réaliser un taux de rendement intéressant.
Dans la capitale administrative, les prix ont atteint des sommets, presque pas tenables. Ils ont même dépassé ceux de Casablanca dans certains quartiers. Et encore ! Il ne s’agit même pas du neuf. Tout le marché reste soutenu.
Les appartements de deux à trois chambres peuvent être loués entre 6.000 et 9.000 DH, en fonction des quartiers. C’est presque le même cas à Casablanca, où le même niveau des prix est observé.
Tanger, elle, commence à prendre de l’ampleur, portée par les différents projets d’investissement en cours et à venir les années prochaines. Les loyers des appartements oscillent entre 5.000 et 6.000 DH et sont amenés à augmenter davantage. S’il y a un constat à tirer du marché locatif au Maroc, c’est la tendance pour les studios.
Les prix dépassent ceux des appartements, en raison essentiellement de la demande soutenue sur ce type de biens. Des immeubles entiers ne comprenant que des studios à destination des investisseurs locatifs poussent dans les villes. Les studios à 4.500 DH en moyenne et qui sont les plus recherchés sont désormais très rares et d’une qualité redoutable.
Les loyers peuvent dépasser les 12.000 DH dans des quartiers «huppés» et descendre à 6.000 DH dans des zones plus moyennes, voire 3.000 DH pour les quartiers populaires. Cela pour un 40 ou 50 m2 au maximum.
Un nouveau programme dédié
De quoi en tirer un profit intéressant ! En effet, le rendement locatif des studios se situe en moyenne à 7,5%, tandis que celui des appartements tourne autour de 6%.
Et tant que les villes continueront à attirer les jeunes couples, les fraîchement diplômés, les carriéristes ou encore les expatriés, avec l’arrivée de nouveaux projets de développement et l’augmentation des opportunités d’emploi, les prix devraient continuer à s’élever.
L’autorité de tutelle, consciente des problématiques et des enjeux de ce secteur, souhaite mettre en place un nouveau programme dédié au logement locatif visant à encourager l’investissement dans le secteur et diversifier l’offre locative.
Ainsi, le ministère entend, entre autres mesures, réviser l’arsenal juridique existant, à travers la mise en place des dispositifs garantissant le paiement des loyers, et créer une caisse d’épargne-logement qui pourrait permettre au locataire d’avoir, après une durée déterminée, un capital pouvant financer une partie de son logement ou garantir le loyer à travers une pension loyer.
