Evénement
Rabat-Paris : Le partenariat d’exception renforcé se consolide
Le fait que le Maroc soit l’invité d’honneur du Salon international de l’Agriculture de Paris a valeur de symbole. Il témoigne de «l’amitié profonde» reliant le Royaume et la France.
Une première ce samedi 22 février ! Le Salon international de l’Agriculture (SIA) de Paris a attendu sa 61e édition pour accueillir un pays invité d’honneur.
Et c’est le Royaume du Maroc qui a eu cet honneur. Une démonstration de plus, s’il en faut, du caractère exceptionnel de la relation Maroc-France qui a connu une inflexion majeure à la faveur de la visite d’État, à l’invitation du Souverain en octobre 2024, effectuée par le Président français, Emmanuel Macron.
Dans des déclarations à la presse, Macron saisira l’occasion en se disant «très heureux et très fier» d’accueillir le Royaume comme pays invité d’honneur du SIA, tout en insistant: «C’est une grande fierté pour notre Salon de l’Agriculture et nos agriculteurs aussi d’avoir ce partenariat très fort». En effet, il s’agit là d’un jalon de plus qui participe à la dynamique de la consolidation des liens bilatéraux unissant Rabat et Paris.
Le Chef de gouvernement, Aziz Akhannouch, se fera d’ailleurs fort de le souligner lors de l’inauguration officielle du stand du Royaume : «Nous sommes ravis que le Maroc soit invité d’honneur pour cette édition. Cela consacre tout un travail de partenariat stratégique entre le Royaume du Maroc et la France, grâce au leadership de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et à la volonté du Président français Emmanuel Macron».
Le nouveau livre en train d’être écrit…
Le Chef de l’Exécutif ne manquera pas non plus de relever que cela témoigne à la fois de «l’amitié profonde» reliant le Maroc et la France et de «l’importance de l’agriculture et de la solidarité de nos agriculteurs».
Recevant à Matignon ce même jour le Chef du gouvernement, le Premier ministre français, François Bayrou, abondera dans le même sens en mettant en exergue la qualité des relations entre les deux pays qui ont enregistré «un bond exceptionnel» à la suite de la visite d’Emmanuel Macron dans le Royaume.
Pour le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, qui s’exprimait suite à ses entretiens avec le Chef du gouvernement, «cette invitation (NDLR du Maroc en tant qu’invité d’honneur) s’inscrit dans la suite de la visite du Président de la République, à l’automne dernier, au Maroc, qui a ouvert un nouveau chapitre, un nouveau livre dans la relation entre le Maroc et la France».
Une visite, ajoutera le chef de la diplomatie française, «qui a permis de multiplier les voies de coopération entre nos deux pays, à commencer par la coopération et les échanges dans le domaine agricole, puisque, de part et d’autre de la Méditerranée, nous voulons créer les conditions de notre souveraineté alimentaire et agricole, notre indépendance. C’est pourquoi nous avons tant à gagner à travailler ensemble».
Pour souligner davantage le caractère exceptionnel de la relation entre Rabat et Paris, c’est la France qui sera, en avril prochain, l’invité d’honneur du Salon international de l’Agriculture au Maroc (SIAM) de Meknès. Et la dynamique se poursuit.
Du 23 au 26 février, c’est le président du Sénat français, Gérard Larcher, à la tête d’une délégation de haut niveau, qui était au Maroc à l’invitation du président de la Chambre des conseillers, Mohamed Ould Errachid. Une visite au cours de laquelle il s’est rendu à Rabat, mais aussi à Laâyoune.
Larcher à Laâyoune pour souligner la nouvelle position de Paris
Dans la capitale, lundi 24 février, Gérard Larcher a été notamment reçu par Aziz Akhannouch. Relevant l’importance de ce déplacement, un communiqué du cabinet du Chef du gouvernement a indiqué que cette entrevue a été l’occasion de «saluer la position de la France soutenant la marocanité du Sahara», tout en rappelant la visite du Président français au Maroc et qui «avait posé les fondements pour porter le partenariat entre les deux pays au niveau de Partenariat d’exception renforcé».
Aussi, Aziz Akhannouch a affirmé que «cette nouvelle dynamique du partenariat entre le Maroc et la France, portée par les deux chefs d’État, a conféré une impulsion décisive aux relations multidimensionnelles entre les deux pays, à travers la mobilisation des différents secteurs en vue de promouvoir la coopération aux niveaux bilatéral, régional et international», renseigne la même source.
Certes, cette visite de travail tend à renforcer le partenariat interparlementaire, mais elle a aussi valeur de symbole. En effet, en se rendant dans la ville de Laâyoune, lundi en soirée, Gérard Larcher, qui dans ses différentes déclarations à l’issue des entretiens qu’il a eus avec les responsables marocains, a insisté que «la politique de la France n’est pas celle d’un gouvernement, mais celle de la République française», a voulu surtout souligner que ce déplacement est mû par la volonté de «refléter la nouvelle position de la France selon laquelle le présent et l’avenir du Sahara s’inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine».
Une visite d’autant plus importante puisqu’elle intervient à peine quelques jours après celle effectuée par la ministre française de la Culture, Rachida Dati, dans les provinces du sud du Royaume.
Or, de par son caractère multidimensionnel, il sera également opportun de relever que dans quelques semaines, le Maroc sera l’invité d’honneur d’une manifestation non moins importante, à savoir le Festival international du Livre. Un jalon de plus qui vient s’ajouter à d’autres pour consolider un «Partenariat d’exception renforcé».
La culture aussi…
La semaine dernière, la ministre française de la Culture, Rachida Dati, est devenue la première responsable gouvernementale française à se rendre dans les provinces du Sud.
Une visite, dira Rachida Dati, qui s’inscrit dans «la continuité du partenariat d’exception renforcé entre le Maroc et la France» et dans le cadre du «nouveau livre que les deux pays vont écrire». Sur les plateaux de la deuxième chaîne de télévision, Dati relèvera qu’il s’agit d’une visite historique, puisque c’est la première fois qu’un ministre occidental se rend dans cette région du Maroc.
«C’est un moment important, car il ne s’agit pas d’une nouvelle page des relations bilatérales, mais plutôt d’un nouveau livre que la France et le Maroc vont écrire ensemble».
À noter, en outre, que lors de ce déplacement, annonce a été faite de la création d’une antenne de l’Alliance française à Laâyoune.